29/01/2011

Reporter-cuisinier à bord du bateau pirate Caroline ...(1964)

carolinehmsfrederikecol.gifReporter recruté comme cuisinier malgré lui à bord de Radio Caroline en 1964 à bord du HMS Frederike

Jacques-André Widmer, alors jeune journaliste suisse, raconte son passage mouvementé sur le navire de Radio Caroline en 1964:


Comment le jeune journaliste suisse Jacques-André Widmer, correspondant à Londres, a dû se plier aux caprice d'un capitaine autoritaire et pingre

La plupart de mes amis ont de la peine à me croire lorsque je leur raconte mon aventure extraordinaire en 1964 à bord d'un bateau-pirate, voici donc 47 ans... Pas de raison que vous n'en profitiez point, à votre tour...


J'étais alors un jeune journaliste suisse free-lance à Londres, correspondant de plusieurs quotidiens et magazines européens. Sacrée aventure si l'on songe qu'à 22 ans, je n'avais pour seules ressources que le produit des seuls articles publiés. Pas de salaire régulier, pas d'assurances sociales. Nécessité fait loi: il fallait absolument trouver des sujets qui présentassent quelques chances de publication. C'est ainsi que vers Pâques 1964, je sollicitai et obtins une autorisation pour monter à bord du bateau-pirate Radio Caroline pour y réaliser un reportage - texte et photos - à destination de la presse européenne. A elle seule, l'appellation de « bateau-pirate » avait comme un délicieux parfum de séduction, de fruit défendu... J'ai donc estimé qu'il y avait là un bon sujet qui présentait de bonnes chances d'être publié.

Le quartier général des opérations se trouvait dans le quartier londonien de Soho. Certains investisseurs suisses, m'avait-on laissé entendre, avaient misé sur cette étrange aventure maritime et financière. J'étais donc particulièrement le bienvenu.

Tout fut donc soigneusement organisé et planifié. Un navire ravitailleur de faible tonnage devait m'embarquer avec le frêt vers Radio Caroline. Le navire était ancré dans les eaux internationales, en dehors des territoires terrestre et maritime de Sa Majesté. Je ne sais plus au juste de quel port j'allais prendre le large. Ca pouvait être Harwich ou un autre port de l'East Anglia. Mais avant de pouvoir quitter la Grande-Bretagne, j'avais dû me soumettre à l'inspection méticuleuse des douaniers. Ils jetaient des coups d'oeil des plus soupçonneux sur mon appareil de photos et ont fouillé mes maigres bagages avec suspicion. Pas de drogue, pas d'arme à feu, pas de munition, pas d'armes blanche mais un innocent stylo à bille (réputé être « plus puissant que l'épée »). Pas grand chose. Après tout, il était prévu que je ne reste que 24 heures à bord de Radio Caroline...

Après une attente de quelque six heures dans les locaux des Douanes de Sa Majesté et avoir subi des contrôles et fouilles en règle (ils ont même appelé le Ministère de l'Intérieur pour vérifier mon identité), je fus enfin autorisé à quitter le pays et à faire route vers le bateau-pirate.

A l'évidence, Whitehall (siège du gouvernement britannique) et ses fonctionnaires n'appréciaient guère une « vague » de publicité internationale en faveur d'un acte de pure piraterie, fût-il radiophonique. Ca peut faire sourire aujourd'hui que l'on manifestât alors une telle susceptibilité mais il faut se souvenir que la radiodiffusion était à l'époque le privilège exclusif et régalien des gouvernements. Les délits commis par ceux de Caroline équivalaient à un mépris de l'autorité et de la souveraineté royales. La radiodiffusion sans licence officielle et sans attribution de fréquence selon les normes gouvernementales passait pour une grave violation du droit international. Pas question de s'en gausser. A bord du navire ravitailleur, je m'enquis auprès du capitaine des conditions météo au large de l'Estuaire de la Tamise. Allait-il vraiment pouvoir venir me rechercher le lendemain, comme prévu et me ramener à bon port ? Le voici, visage quelque peu renfrogné qui m'annonce: « Y a parfois des tempêtes dans les parages... Ils font appel à moi quand ils ont besoin de ravitaillement ». Alors que nous approchions de Radio Caroline, il m'informe qu'il me faudra gravir une longue échelle de corde, mouillée et moussue se balançant au dessus des flots et que j'aurai intérêt à m'y cramponner pour gagner le pont de Caroline.

-Comme citoyen Suisse, vous ne devez pas avoir le vertige, ajouta-t-il d'un air entendu...

carolinehmsfrederikecol.gifA vrai dire, la coque du navire aurait eu besoin de quelques retouches de peinture. Elle était plutôt rouillée et pas rassurante. (On m'expliqua ensuite que ce navire transportait autrefois des passagers sur le Skagerat et le Kattegat et qu'on l'avait révisé récemment). Ce n'était pas une mince affaire que de gravir cette échelle de corde, même si mes bagages de reporter étaient légers. (Heureusement que mon frère aîné, Jean-Pierre, m'avait enseigné la varape en Suisse, au moyen d'une corde à lessive, quand j'étais encore enfant...) Mon escalade fut longue et fatigante. A vrai dire, l'escalade m'avait coupé le souffle.

Je fus immédiatement accueilli par le capitaine de Radio-Caroline en personne, personnage qui aurait tout aussi bien pu jouer dans Les Mutinés du Bounty ou incarner le capitaine Nemo dans Vingt mille lieues sous les Mers. Un Hollandais, je crois, au visage taillé à la hache et marqué par les intempéries. Il m'a présenté ensuite à tout son équipage convoqué pour l'occasion en précisant que si j'étais un reporter, il n'y avait aucune raison de se méfier de moi. Que je ne resterais pas longtemps à bord et que je ne commettrais aucune indiscrétion. (Il m'a confié plus tard que plusieurs membres d'équipage n'étaient pas censés être à bord; que d'autres devraient être en prison ou venaient d'en sortir, etc.) Après tout, n'étais-je pas à bord d'un bateau-pirate ? J'eus pourtant beau regarder partout alentour: pas l'ombre d'une jambe de bois ou de bandeau sur l'oeil d'un seul marin.

carolinecrewdeux.jpgIl me fut loisible de me promener librement sur tout le navire, d'interviewer des membres de l'équipage, de prendre des photos de la soute au mât, de visiter les générateurs ...et le bar. Ma cabine devait être une première classe au temps de la splendeur du navire, à en juger par ses deux hublots. Une cabine très accueillante et lumineuse si ce n'est le vrombissement et les vibrations des générateurs fournissant l'énergie nécessaire à l'émetteur. L'antenne, solidement haubanée à une étroite tourelle à croisillons en métal touchait le ciel. Capable de résister aux pires tempêtes. Pour ce qui était de la programmation, il n'y avait q'un speaker à bord. Au micro, c'est le très talentueux et infatigable DJ du nom de Simon Dee qui officiait. Plein d'humour, bien de sa personne, très vivant, amical, et s'exprimant sur un ton très policé. Il avait une voix d'or (je suis convaincu qu'il devait passer pour un héros séduisant auprès des belles jeunes femmes du Tout-Londres quand il était en congé). Il était très conscient d'être écouté par des millions d'auditeurs branchés sur la fréquence de Caroline. Le « tube » qu'il passait très souvent était My Boy Lollipop:

Little Millie chante My Boy Lollipop (youtube)

milliesmall.jpg
(Words and music are by Johnny Roberts and Morris Levy)

My boy Lollipop, you made my heart go giddy up.
You are as sweet as candy, you're my sugar dandy.
Ha, ho my boy Lollipop,
Never ever leave me,
Because it would grieve me,
My heart told me so,
I love ya, I love ya, I love ya so,
That I want ya to know,
I need ya, I need ya, I need ya so,
And I'll never let you go,
My boy Lollipop,
You make my heart go giddy up,
You set my world on fire, you are my one desire,
My boy Lollipop, my boy Lollipop.

(J'apprécie toujours ce morceau et la chanteuse, cela dit en passant). A l'évidence, M. Dee était l'intellectuel du bord. Sa culture de la musique pop était très étendue bien qu'il n'eût nullement l'air d'un pirate, lui non plus. Il me dit qu'il était un homme du monde en temps normal et qu'il avait postulé cet emploi de speaker nautique pour le frisson qui allait avec la fonction. Que tout cela était nouveau et enthousiasmant pour lui. (Je crois me rappeler que j'avais écrit un article très favorable à son sujet du fait qu'il était l'ami de Lord Snowdon, à l'époque époux de la princesse Margaret).

Après 24 heures à bord, j'avais engrangé assez de notes et de photos pour mon reportage que j'avais l'intention de soumettre pour publication à plusieurs magazines à grand tirage en Europe. C'est alors que le capitaine m'avertit qu'il me faudrait encore attendre plusieurs jours avant que je ne revoie la terre. Le navire ravitailleur ne viendrait pas aujourd'hui... Ni demain. Peut-être dans trois jours ! Peut-être ! Et pas moyen de prévenir ma femme, Lisa, à Londres, de mon retard. J'en fus fort surpris et probablement dépité. La réaction du capitaine fut brusque.

carolinecrewdeux.jpgAu lieu de me tourner les pouces, voici qu'il me demandait de jouer le rôle du maître queux à bord. J'ai protesté en arguant que j'étais totalement inadapté à cette fonction, même à titre de plaisanterie. Qu'une mitre de cardinal m'irait mieux qu'un tablier de cuisinier... Que je ne pouvais me substituer au chef indien dont c'était la fonction officielle et que, plus important encore, j'étais dépourvu de tout talent culinaire. Mais lui de persister froidement: « Vous avez l'accent français, vous ne pouvez le nier ! Donc vous êtes français. Les Français sont tous d'excellents cuisiniers, tout le monde le sait. Allez à la cuisine de bord sans délai et vous serez responsable des repas à bord à compter de cet instant. Et il n'y a là aucune raison de bouder et de geindre ! » J'eus beau lui expliquer que j'étais un citoyen suisse et non français, de lui brandir au nez mon passeport rouge à croix blanche, rien n'y fit. J'eus beau lui rappeler que j'étais venu comme reporter et non comme cuisinier. Peine perdue ! Ce capitaine était obtus. Je l'ai prévenu que je risquais de confondre les poêles à frire avec des casseroles et que je ne connaissais pas la différence entre le rôtissage et le braisage. Le ton du capitaine avait passé de la requête polie à celle de l'ordre pur et simple.: « Je suis seul maître après Dieu sur ce navire ! », ajouta-t-il pour se faire bien comprendre.

Je n'eus donc d'autre parti que celui de m'exécuter et de gagner la cuisine, d'expliquer la situation au cuisinier attitré, un Indien qui marmonnait des vocables quasi-inintelligibles. Il était timide et efficace dans son travail. Encore heureux qu'il fut svelte car l'espace était compté dans ladite cuisine de bord. Etroit et enfumé. La cuisinière marchait au charbon. Je tentai d'expliquer que le capitaine m'avait ordonné de prendre la direction des opérations en cuisine mais je doute que mon cuisinier indien ait bien compris la situation. Il était évidemment bien meilleur que moi pour ce qui était de peler les patates et en art culinaire en général. Je lui laissai donc le soin de goûter aux potages, d'ajouter le sel et le poivre et les épices. Mais c'est moi qui inventerais les menus. Parfois, il s'exclamait: « C'est trop, c'est trop !!! » et je répliquais par un proverbe anglais : Enough is as good as a feast (Mieux vaut assez que trop ! » )

C'est ainsi, croyez-le ou non, que je devins contre mon gré le cuisinier officiel de Radio Caroline.  J'ai fait de mon mieux, servant de généreuses rations de côtelettes d'agneau, de jambon, de steaks, de rôtis, de légumes, de riz avec plein d'oignons, d'ail, de pâtes, etc. J'apportais des bols de soupe chaude à la table du capitaine et servais l'équipage. J'ai même innové en confectionnant dessert et amuse-bouche. Suivis d'un excellent café. Je fus totalement surpris à la fin du premier repas d'être honoré d'une salve d'applaudissements ! Et l'équipage n'a cessé de louer mes talents de cuisinier. Aux innocents les mains pleines...(On avait dû affamer l'équipage avant mon arrivée à bord et lui servir Dieu sait quoi). Le capitaine était doté d'un solide appétit, lui aussi.

Inutile de préciser que le navire ravitailleur n'est point apparu à l'horizon au troisième jour d'attente, pour des raisons de météo hostile ou d'autres motifs « politiques ». A vrai dire, pendant que j'étais à bord, le Conseil de l'Europe s'était penché d'urgence sur le sort de Radio Caroline à la suite d'une plainte déposée par le Royaume-Uni. Cette institution était sur le point de débattre du futur statut de la radiodiffusion en eaux internationales. Une grande joie régnait alors à bord car ledit Conseil n'abondait pas dans le sens de la plainte des Britanniques. J'ai découvert plus tard que l'affaire de Radio Caroline avait fait les gros titres à Fleet-Street durant la semaine où je fis semblant de connaître les arcanes de la gastronomie française..(Nul n'a songé à vanter mes mérites de cuisinier dans les colonnes de la presse nationale, ce que je regrette à ce jour). Nous étions tous heureux que l'opinion publique penche en faveur de David contre Goliath...

pirate.jpgAprès une semaine passée comme chef cuisinier de l'équipage de Radio Caroline, le capitaine me proposa avec insistante de m'engager comme cuisinier officiel à bord de son navire. Le salaire offert était mieux que bon. Quinze jours à bord suivi d'une semaine de congé à terre. Il insistait. J'ai décliné son offre poliment, arguant que ma jeune femme, Lisa, était impatiente de me retrouver à Londres. J'étais censé ne demeurer que 24 heures à bord et nous en étions déjà au septième jour ! Elle n'avait plus de nouvelles de moi (pas de téléphones portables à l'époque). Puis le capitaine a découvert le pot aux rosess... Méfiant il était descendu dans la soute et revenait de son inspection.
« Nous courons vers une pénurie de viande ! s'exclamait-il, désespéré, comme si nous étions sur le point de sombrer. Il n'y a plus une seule tomate à bord dans la soute ! Et plus d'oignons dans nos réserves ! Plus de pommes, plus d'oranges ! Plus de café ! Plus de sucre ! Ces réserves étaient censées durer une quinzaine de jours ! Honte à toi !!! » conclua-t-il en me désignant d'un index vengeur. C'est ainsi que, baissant la tête, j'ai essuyé les foudres du capitaine devant tout l'équipage rassemblé, comme si j'avais été son mousse. Certes, il ne m'a pas flanqué par dessus bord mais j'ai vraiment eu peur. J'ai tenté de plaider coupable et fait mine de regretter, moi aussi, la pénurie soudaine de vivres. « Personne n'a rien volé ou détourné des cales, je le jure ! ai-je ajouté piteusement. « Tout a été consommé au vu et au su de tout le monde et, si vous me permettez, consommé par vous aussi ... »

« -Que va-t-il advenir de nous ? marmonna-t-il en se plaignant de la modicité du budget alloué aux aliments et geignant sur mon prétendu « gaspillage de  nourriture ».

Une chose est certaine: le bateau-pirate n'a jamais connu de pénurie de bière ou de whisky et vous allez vite comprendre pourquoi. A la demande du capitaine, j'avais promis de ne pas révéler ces éléments dans mes articles sur Radio Caroline. Jusqu'à ce jour, j'ai tenu promesse. Quarante ans s'étant écoulés depuis ces événements, je crois que nous pouvons accepter l'idée qu'il y a prescription.

Voici enfin révélés les événements discrets qui se sont déroulés dans les eaux internationales au large de la Grande-Bretagne un beau jour de 1964. Donc, vu le délai écoulé, je n'ai pas l'impression de violer mon serment en vous les racontant. Le secret du capitaine était le suivant : « Jacques, me dit-il, ne publie jamais les faits dont tu vas être le témoin dans un instant. Un navire va faire halte à une demi mille nautique du Caroline dans une vingtaine de minutes. Tu va assister à des événements que tu n'es pas censé avoir vus, quoi qu'il arrive ! » Vingt minutes plus tard, voici la silhouette d'un gros bâtiment qui se découpe à l'horizon au clair de lune . Il ralentit puis fait halte. Quelques minutes plus tard, une chaloupe s'approche de Caroline et se met bord à bord . Des marins commencent à décharger leur cargaison: des caisses entières de bouteilles de whisky, de bière, de cigarettes et de cigares, à la barbe des douanes. Ce complément d' approvisionnement, à n'en pas douter, a dû durer plus d'une quinzaine, n'était-ce pas là l'essentiel ?

Mon propre navire ravitailleur est apparu au terme de ma semaine de cuisinier reporter à bord de Radio Caroline. Le niveau des vivres a été complété avec bonheur et j'ai pu rentrer libre chez moi. Le cuisinier indien a repris ses fonctions. Et qu'en est-il des articles que j'ai publiés par la suite ? Pour autant que je m'en souvienne, j'ai réussi à en publier un dans un hebdomadaire suisse consacré aux chaînes de radio-TV: Radio-Je-Vois-Tout et dans un quotidien de Lausanne (Feuille d'Avis de Lausanne, rebaptisé aujourd'hui 24 Heures. Ces articles ont été redistribués dans la presse francophone par l'agence Scope, de Lausanne. Hélas, je n'ai pas de copies de ces articles mais il se peut que je retrouve quelques uns des négatifs pris à bord de Caroline quelque part au fond de mes tiroirs. Je vais tenter de les retrouver. J'ai maintenant 70 ans. Caroline ?

Une expérience et un souvenir incroyables, encore très présents à ma mémoire.

Un acte symbolique de désobéissance civile qui a mis un terme aux monopoles d'Etat sur les ondes, ouvrant ainsi la nouvelle ère des "radios libres" sur la bande FM.

Les anciens membres de l'équipage de Radio-Caroline seront vraisemlablement encore convoqués en 2014 pour célébrer le cinquantième anniversaire de cet odieux acte de piraterie-) ... Nous espérons en être.

Jacques-André Widmer
Journaliste
Genève/Suisse

Article originel en anglais:
How I was press-ganged into becoming the Radio Caroline cook!



Réactions de Radio Caroline : Merci à Monsieur Widmer pour ce récit haut en couleur et caractéristique d'une certaine époque ! Un témoignage unique.

16:22 Publié dans Récits | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : radio caroline, bateau pirate, londres, fm, radios libres | |  Facebook

Commentaires

Wow! Que ça fait chaud au coeur de lire vos souvenirs de jeunesse! Le professeur d'histoire de Vladimir Volkoff aurait dit: ça! c'est de l'histoire!
Je suis d'autant plus touché que je viens d'entendre une ravissante Polonaise me raconter des souvenirs de ses dix ans! En 1986! Les tickets de rationnement et l'attente fiévreuse des transport de ravitaillement! C'était hier! Et cela prends corps, s'incarne. Comment juger le présent sans la vue d'hier?
Merci JAW.

Écrit par : Pierre-Henri Reymond | 31/01/2011

Une aventure qui en à secouer plus d'un...mais depuis la Terre ferme l'écoute était monumentale...quelle belle liberté sur les ondes d'alors, des émissions enregistrées et baladées en K7 sur toute l'Europe...
Dans ton travaille, bien malgré toi, tu s participé aux rêves des pirates de la FM et fait des émules qui ont lutté pour la libération des ONDES...Merci JAW
Ps dit un Grand merci aux pirates lors du cinquantenaire.

Écrit par : philemon | 19/02/2013

Monsieur Widmer je viens de découvrir ce très bel article démontrant s'il en était besoin les raisons de notre engouement à suivre des hommes de votre tempérament
Ce qui fut plus de 50 ans d'existence et grâce à des hommes comme vous ces 12 dernières années remplies de pièges qui doivent faire partie d'une sorte d'initiation pour qui doit appréhender la solitude morale ,tous ces hommes qu'on peut encore rencontrer de leur vivant auront sut nous redynamiser par leur passé pour nous permettre de passer sans trop de mal entre les gouttes des piégeurs les plus maléfiques qui soient de nos jours
je parle de ces gens qui jouent avec les sentiments mais qui oublient pour beaucoup que la vengeance est un plat qui se mangera très froid et que l'hiver fait partie de ce temps dont l'adage fait mention ou quand tout vient à point pour qui sait attendre
Et comme la roue de la vie ressemblant à celle d'un bateau vapeur tourne de trente degrés chaque mois ,présentement elle titille les degrés nous séparant de Noel aussi je vous souhaite ainsi qu'à votre famille de très belles fêtes de fin d'année

Écrit par : lovsmeralda | 14/12/2014

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