06/04/2011

Le Vrai Maudet est aux urgences (I)

iStock_000012568349XSmall.jpgJeudi soir, 22 h. 30... Le titre est là. Le sujet, en fin de maturation, va jaillir de mon clavier: Le Michelin des parlements européens. Emergence de souvenirs glânés au fil d'une vie de journaliste, observateur ou chroniqueur à la Chambre des Communes, à la Chambre des Lords, au Grossrat de Zurich, aux Chambres fédérales, aux Parlements de Neuchâtel et de Genève. Autres lieux , autres moeurs et une incursion dans le blog du président du Grand Conseil de Genève par ci et un petit détour chez Hansard par là vont pimenter ce périple rapide des hauts-lieux où éclatent les magnificences de nos démocraties et parfois, les stridences des bretteurs allumés comme autant de fugace vésuves au Carnaval de Venise. Bon thème: il suffira de regarder jaillir les mots et les phrases sur l'écran en laissant ses doigts danser sur son clavier. L'écriture pompée au gisement inépuisable des souvenirs  foisonnants, chargé de tous les possibles actuels, va se coucher d'elle-même sur le papier virtuel.  A n'en pas douter, le texte en gestation est sur le point de naître, comme l'eau fraîche d'une source alpestre...


iStock_000003949721XSmall.jpgMais la malice des choses s'en mêle parfois, saboteuse impromptue des meilleures intentions: la carte graphique du PC vient de rendre l'âme ! Du moins c'est ce que je crois. Des fragments d'images et de textes s'entremêlent sur l'écran comme seuls des kaleidoscopes en folie savent en  produire: un joyeux chaos dynamique instable, semblable à des chefs d'oeuvre de l'Op Art constellés de fragments d'arc-en-ciel. La carte graphique, oui, à expiré. Soudain, tout s'éteint. Le rideau est tombé d'un coup. Le beau projet d'article sur les parlements, tels que je les ai connus, est avorté . Ou ne serait-ce pas plutôt que ma paupière gauche est restée collée par la chassie ??

Coup d'oeil au miroir: mon oeil gauche est ouvert. Il ne renvoie pourtant plus que l'image d'un mur parfaitement noir. La moitié de la réalité a disparu. Avec tout le relief.  Un parfum d'irrémédiable m'envahit. Je comprends aussitôt qu'un drame insonore, irréversible, vient de se produire: en moins d'une seconde, le rideau s'est abaissé définitivement. Désormais, je suis devenu borgne. Comment l'annoncer à ma femme ?

iStock_000014458303XSmall.jpgQuelques instants couché dans l'obscurité, quelques bonnes inspirations (sans fumée)  et le malaise se dissipera, à n'en pas douter...Le nuage noir, c'est sûr, va se dissiper spontanément. Pas de panique ! Aucun malaise, aucun vertige, aucun signe annonciateur du malheur. Aucune douleur. A toutes les hypothèses rassurantes plausibles qui s'élaborent répond la cruelle évidence du  mur noir muet persistant.

Borgne je suis et borgne je reste.

Suite et fin sur le site des DDG

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