01/06/2011

Genève viole-t-elle la Constitution fédérale ?

awhistleblower.jpgLe Conseil d'Etat de Genève viole-t-il la Constitution fédérale. ? C'est bien la question que je me pose depuis quelques semaines. A force d'hygiéniser la République et Canton et de protéger les seuls droits des non-fumeurs, nos magistrats alarmistes qui ont fait leur, en bons panurgistes" un stupide credo à la "fumée passive létale", attentent désormais directement au libre exercice des libertés de réunion et d'association garanties par la Constitution fédérale.


calvin..pngIl ne s'agit plus de déplorer l'effondrement de la convivialité et des rapports entre citoyens dans notre société. Il s'agit bel et bien d'empêcher des groupes de citoyens de se réunir alors qu'ils ont formé, le plus régulièrement du monde, une association  dont les buts sont de défendre toutes celles des libertés qui sont de plus en plus menacées (et non seulement le droit de fumer un produit légal sans incommoder ni nuire à autrui). Voilà comment on mine les fondaments même des droits  démocratiques ! La pureté de l'air avant la protection des libertés fondamentales ! Comme sous le IIIe Reich...

Actuellement, à 28 jours de la date fixée pour son Assemblée générale annuelle, Les Dissident(e)s de Genève qui comptent une majorité (mais pas seulement) de fumeurs dans ses effectifs, ne sommes plus en mesure de nous réunir. Suffirait d'aller dans un café doté d'un fumoir ? Nenni ! Nos quelque 180 membres, sympathisants et donateurs  ne se déplacent pas pour être relégués dans de tels lieux ostracisés et inconfortables pour grignoter un méchant sandwich pincé dans la main gauche et  tenir leur verre dans la main droite. Comment tenir, en plus, un microphone pour intervenir dans la discussion et se référer aux documents dans de telles conditions, dans des lieux dépourvus de tables ? La plupart  boycotteraient tout simplement une AG tenue dans de telles conditions. Que voilà une entrave efficace contre l'expression de la volonté d'un groupe assez important, en politique locale, pour avoir réuni, avec la SCRHG, plus de 14'000 signatures ? On comprend que nos adversaires applaudissent ce coup porté à notre liberté d'association et de réunion.

Nous avons eu l'occasion, Me Antoine Boesch (vice-président DDG, non-fumeur) et le soussigné d'attirer l'attention de la Commission des pétitions du Grand Conseil sur les atteintes directes portées à notre droit d'association et de réunion par la Loi anti-fumée en vigueur à Genève. Et sur le fait que nous sommes désormais placés dans un "état de nécessité".

Actuellement, nous en sommes à envisager plusieurs solutions...d'infortune:

- publier des annonces dans la presse pour louer un lieu privé (avec jardin par exemple) pour y tenir notre AG.


- trouver un exploitant d'établissement public qui veuille bien mettre sa terrasse couverte à disposition de notre association, au risque de devoir en chasser les clients habituels dès 18 h. et d'importuner des voisins (nous utilisons une petite sonorisation à faible puissance, pour "soutenir la voix" des orateurs, avec des micros sans fil)


-solliciter notre hébergement sur le domaine exterritorialisé de Légations protégées par leur statut diplomatique. Genève, ville internationale dont les fumeurs iraient se réfugier sur territoire étranger ? Il y aurait là comme un paradoxe hilarant qui vaudrait de diffuser une dépêche de presse avec succès sur les réseaux internationaux ! Bonne pub pour Genève, "ville d'accueil" !


-solliciter un hébergement chez un paysan obligeant qui veuille bien mettre un lieu couvert à disposition des DDG.


- Sous-louer les espaces d'activité d'hétaïres aux Pâquis et les dédommager pour leur manque à gagner:-)


- braver de front la Loi de Prohibition en le faisant savoir coram populo et en assumer les conséquences. Refus de payer les éventuelles amendes, refus de payer les peines converties en jours-amendes, assumer l'acte d'insoumission et accepter que nos "fumeurs récalcitrants" (certains âgés de 80 ans!) soient jetés en prison. Faut-il aller jusque là ? Notre capacité de résistance ne devrait point être sous-estimée. La Grande-Bretagne a connu un tel cas. Des citoyens "indignés" (puisque le mot est à la mode) ont réuni la caution pour faire libérer de sa geôle  un exploitant de "pub" qui avait omis d'arracher les cigarettes des lèvres de ses clients. Une somme de quelque CHF 15'000.- avait été récoltée par appel au public, via leNet.

Si l'un des lecteurs de ce blog a une solution à nous proposer, nous sommes preneurs et prêts à louer un espace privé pour notre AG (por une cinquante de participants escomptés). Help ! Mayday !  /.../---/.../  !!!

Pour l'Association LesDissident(e)s de Genève (DDG)
J.-A. Widmer, Président.

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Commentaires

J'entends au loin, au fond d'un épais brouillard picotant, un minuscule son, comme un râle d'agonie...

Écrit par : Bob | 02/06/2011

Les DDG se portent très bien en février 2012. Merci :-) !

Écrit par : jaw | 25/02/2012

DDG ... oblige
où l'idée seule que des dissidents genevois existent ...
peut faire valoir / puisse faire valoir
vaille que vaille, foi de loi

la prochaine: existe-t-il des DDG suisses?

Écrit par : graphycs | 25/02/2012

à force de vouloir faire valoir n'importe quoi, le tout en est décrédibilisé -

ce à quoi vous laissez place est l'absence d'occupation du terrain par leurs légitimes propriétaires

savoir lire en creux
avoir conscience de ce que l'on produit
est l'un des apanages de représentants de notre contrée... on dira que ce n'est pas Genève, ce n'est pas le Conseil qui viole la loi

ni ces systèmes démocratiques que mes ancêtres & autres générations ont construit puis architecturisé

mais bien ces nouveaux venus nouveaux naturalisés en masse comme ces franchouillards style ph souiaiillles
qui ne savent ni lire ni comprendre et s'en balançent
mais savent comment faire appliquer le tout en leur faveur

Écrit par : graphycs | 25/02/2012

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