03/01/2012

(HUG): Prohibition active létale !

bedonfire.jpgA l'annonce du dècès d'une patiente psychiatrique, des suites d'un incendie survenu aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), nos premières pensées vont à la famille de la victime et aux valeureux sauveteurs des HUG et du SIS qui sont parvenus à empêcher que le sinistre ne s'étende à l'ensemble du bâtiment et ne vire à la catastrophe collective.

Selon le porte-parole de la police genevoise, des cigarettes et des mégots ont été retrouvés à proximité du lit de la patiente.

A cette heure-ci, une simple corrélation mais aucun lien de causalité n'a encore été établi par les enquêteurs entre les vestiges retrouvés et le sinistre. On parle de "négligence". Sans affirmer de manière téméraire que la patiente est à l'origine du sinistre. Et si même cette hypothèse devait être prouvée, qui aurait le front d'en faire porter la responsabilité à une malade psychiatrique ?

Pour l'instant, il n'y a donc ni cause établie ni coupable pas plus que de responsable(s).


flammeetcaque.jpgNéamoins, ce qui frappe l'observateur, c'est que ce sinistre est imputable à la "Prohibition active létale" propagée par des milieux médicaux et hygiénistes rétribués par des fonds publics.

Explications: aux Etats-Unis où la tabacophobie a contaminé les esprits depuis les années 1970 au point où elle a pris la forme d'une épidémie hystérique au niveau planétaire, on dénombre les victimes de la néo-Prohibition par dizaines: femmes violées dans la pénombre aux abords de boîtes de nuit non-fumeuses, crimes de non-fumeurs exaspérés par un conjoint fumeur persistant, chute du haut d'escaliers de secours où se réfugient volontiers les fumeurs chassés des espaces clos, recrudescence des incendies à domicile, rixes, incarcérations pour crimino-fumeurs etc.

En Suisse romande, en raison de l'interdiction de fumer généralisée, une octogénaire a déjà été brulée vive dans le "fumoir" - non surveillé et décrété inaccessible au personnel -  d'un EMS à Blonay (VD).

La malade, victime le 2 janvier 2012 de l'incendie aux HUG à Genève, porte donc déjà à deux, depuis 2009,  le nombre de cas mortels découlant directement ou indirectement de la Prohibition, telle que prêchée et pratiquée en bande par les préventocrates tabacophobes obsessionnels du genre de Rielle, CIPRET, Oxyromandie et l'on en passe.

Toutes nos félicitations au passsage pour leurs efforts en faveur de la "santé publique " !

Ces blouses blanches fanatisées dorment-elles bien ce soir ou se lavent-elles les mains de ce banal "fait divers" auquel elles se considèreraient comme totalement étrangères ?

Le droit international et la jurisprudence suisse prévoient que les pensionnaires qui habitent des prisons, établissements de séjour de longue durée (EMS) et cliniques psychiatriques, puissent y fumer dans des lieux ad hoc réservés à ces citoyens. Ces lieux sont réputés être des "substituts de domicile".

Les Dissident(e)s de Genève (DDG)
ont tenté d'établir comment les droits de pensionnaires fumeurs de "substituts de domicile" sont respectés à Genève.

Seule la Direction de la Prison préventive de Champ-Dollon (Genève/ Suisse) a fourni une information à notre enquête: 69 % des détenus seraient fumeurs. Point-Barre. Aucun autre détail n'a été fourni, à savoir si les détenus peuvent fumer dans leur cellule, dans quelles circonstances, dans quelles zones, à quelles conditions etc.

La Direction de l'asile psychiatrique de Belle-Idée (Genève) s'est bornée à une déclaration lapidaire - non vérifiable : "Nous respectons la loi". Et ses exceptions aussi ?

Quant à la Fédération genevoise des EMS (établissements médicaux sociaux pour seniors) (FGEMS), elle s'est abstenue tout simplement de répondre à notre requête.

En ce qui concerne les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), on croyait jusqu'ici que l'interdiction de fumer y était totale, hormis une minuscule cour intérieure à ciel ouvert, au rez-de-chaussée, ouverte pendant la belle-saison et la vaste plate-forme d'accès à l'établissement, en plein air. On y voit régulièrement. qu'il vente. qu'il pleuve ou qu'il neige, le spectacle pathétique de malades fumeurs en chaises roulantes, accrochés à leurs support de perfusion, ainsi que du personnel médical, un peu penaud en raison de sa "déviance",  fumant malgré tout ...

Nous nous trompions, ignorant que les HUG étaient incapables de faire appliquer leur interdiction de fumer, pourtant proclamée de manière arrogante et provocatrice par d'innombrables écriteaux et auto-collants.

S'il se confirmait que la patiente psychiatrique des HUG a violé le règlement intérieur de l'Hôpital et la loi cantonale genevoise contre la "fumée passive" létale, faudrait-il, de surcroît, infliger une amende à titre posthume à ses héritiers ? De l'ordre de CHF 10'000. -  à CHF 15'000.- comme celle infligée à un barman crimino-fumeur d'un établissement public mnocturne  de la ville ?

Pour l'instant, on parle de "négligence".

Celle imputable à la seule malade psychiatrique dont la capacité de discernement était obérée ?

Celle de la Direction des HUG qui a failli à son devoir de surveillance ? Et qui n'a prévu aucun lieu collectif fumeur, séparé, ventilé et surveillé ?

even.jpgCelle des préventocrates vociférant depuis des années leur mantras alarmistes et leur doctrine mensongère à la "fumée passive létale" , telle que la qualifie le Prof. Philippe Even, illustre professeur de pneumologie parisien  ?

nazipropaganda.jpgLe tabagisme, indubitablement nocif, n'est pas équivalent à la prétendue "fumée passive létale", inventée par la propagande purificatrice du IIIe Reich ! (Passivrauch). Cet instrument de contrôle social, tout éculé et éventé soit-il, n'en demeure pas moins efficace sur les foules crédules et grégaires.


Il y a eu négligence quelque part, c'est certain.

Il y a eu homicide, accidentel ou volontaire, (la patiente elle-même ?) c'est tout aussi certain. Oui, un homicide par négligence.

La "Prohibition active létale" vient ainsi, une fois de plus, de démontrer sa puissance meurtrière.

Tant qu'aucun lieu ad hoc, ventilé, séparé et surveillé, ne sera pas mis à la disposition des fumeurs dans nos prisons, hôpitaux et EMS à Genève, ce cas tragique risque de se répéter.

Souhaitons que le Parquet de la République et Canton de Genève soit aussi prompt à ouvrir une enquête contre X qu'il l'est à poursuivre et à faire condamner le "fumeur récalcitrant" qui s'en grillerait une dans l'arrière-salle d'un bistrot.

La Commission des pétitions se penche actuellement sur la pétition des
Dissident(e)s de Genève (DDG), revêtue de 4600 signatures,  adressée au Grand Conseil de Genève: "Qu'il accepte de soumettre sa liste  des « exceptions auxquelles il aurait été inconvenant de se soustraire » tant aux initiants qu'aux pétitionnaires avant de la figer."

Cette demande raisonnable, à la lumière du cas tragique précité, paraît de la plus haute actualité. (jaw)

 

rsr.jpg

RSR 1 - 12:30: Incendie aux HUG: quelles solutions pour renforcer la sécurité?

 


"Comment l'incendie qui a ravagé hier une chambre d'hôpital des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et qui a fait une victime, une femme de 50 ans a-t-il pu survenir? Quelles sont les solutions pour empêcher qu'un tel incident se reproduise?

Éléments de réponses avec un médecin responsable aux urgences des HUG et directeur de la Brigade sanitaire cantonale, qui coordonne les secours médicaux sur les interventions urgentes, en lien avec les pompiers. Interview de Marc Niquille. "



 

 

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Site de l'Association libertaire Les Dissident(e)s de Genève (DDG)

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Commentaires

Bravo, bonne analyse.

Écrit par : Pittier | 03/01/2012

En voyant le lit,on dirait plutot celui des hopitaux psychiatriques après guerre.Quand à la surveillance effectuée au Hug celle-ci est faite par un excellent personnel mais la rumeur est de saison et si l'on sait qui se cache derrière on comprend qu'elle prenne vite l'ascenseur
Si ceux qui font circuler la rumeur souffrent d'un alzheimer précoce ceux voyant clair n'en sont pas atteints.Il suffit juste de savoir quel est l'homme politique visé afin d'être nommé ou destitué

Écrit par : tiendonc | 04/01/2012

Que dit la Loi concernant les EMS qui n'offrent pas la possibilité de fumer à l'intérieur (au chaud !) ?

Écrit par : Burnier | 04/01/2012

L'utilisation de la formule "Prohibition active létale" est pour moi totalement malhonnête intellectuellement dans la mesure où les circonstances de l'accident ne sont pas établies.

Mais supposons que cela soit la patiente qui ait bouté le feu à son lit. Même dans ce cas, cette formule abscon est totalement déplacée : Le responsable d'un incendie est celui qui le déclenche ... même si les circonstances du déclenchement inclues une interdiction de fumer qui eu pousser la patiente à fumer dans son lit plutôt que dans un endroit plus adéquat, il n'en demeure pas moins que dans le cas de cette supposition, la pleine responsable - pour autant qu'il disposait de moyen de discernement - c'est elle.

Écrit par : djinus | 04/01/2012

Et une allusion au IIIe Reich. "Les cons ça ose tout ; c'est même à ça qu'on les reconnait" Citation d'Audiard qui vous vaut un point Godwin (http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin).

Écrit par : Godwin | 04/01/2012

Si je comprends bien cet article, le lambda a le choix entre mourir des excès (fumée et violences) de ses voisins fumeurs ou les fumeurs mourir carbonisés ?
Si les fumeurs avaient un peu plus de savoir-vivre en évitant de:
. fumer dans un endroit confiné
. vous souffler la fumée au nez
. voire brûler vos vêtements ou mains dans les transports publics !
Nous n'en serions pas arrivés là ! Mais le fumeur est par nature un compulsif, donc difficile à modérer s'il ne le fait pas lui-même.
J'ai aussi connu des fumeurs qui s'endormaient au lit avec la cigarette qui boutait le feu et qui grillaient avec... Peu m'en chaud ! Simple loi de la rétribution.
J'ai une copine qui travaille dans un EMS et qui vient d'attraper une crève monumentale, tout ça parce que sa collègue ouvre grand les fenêtres pour fumer une clope. Les autres ? Bof !...

Écrit par : Chris | 04/01/2012

Eh les trolls, je me demande si vous avez tout compris à cet exposé franchement :O Et pour la citation "Les cons ça ose tout ; c'est même à ça qu'on les reconnait", je préfèrerais être à la place de l'auteur et oser dire ce que je pense plutôt que me fier au haïssable "politiquement correct" :S

Écrit par : KK | 04/01/2012

Félicitation à l'auteur de ce billet. Bravo KK!


"Pour l'instant, il n'y a donc ni cause établie ni coupable pas plus que de responsable(s)."

Attendons donc!


"les préventocrates tabacophobes obsessionnels du genre de Rielle, CIPRET,"

Qui a dit à la journaliste de la TdG qui l'interviewait:

"Surtout n'écrivez-pas que c'est pour l'argent....."



"qui aurait le front d'en faire porter la responsabilité à une malade psychiatrique ?"


Ben...notre troll djinus (par dérision) qui est "Godwin",pardi! et que vous allez mieux connaître à travers les lignes qui suivent:

vous avez en le "djinius par dérision, un roi de la pédale.. "petite reine" et de l'"anti". C'est un adepte des entraves à nos libertés de fumer, conduire et j'en passe, qui, outre d'avoir été épinglé par la LICRA pour son antisémitisme récurrent, est l'hôte d'honneur à vie de ROYAL CADICHON, Créé par notre regretté Blondesen:

"c'est là que j'envoie les brillants commentaires des trolls, ânes et ânonymes malveillants. Ils y trouvent un enclos digne d'eux, avec du foin à volonté."



Meilleurs voeux 2012

Écrit par : Patoucha | 04/01/2012

Je vois que Patoucha se trouve toujours aussi drôle. N'oublie pas tout de même de prendre tes cachets de couleurs. Et par pitié, arrête de nous citer le feu gourou, laisse le là où il est ... loin de nous.

Écrit par : djnus | 04/01/2012

djinus par dérision, nous n'avons pas élever les chochons ensemble que je sache pour prendre la liberté de me tutoyer! Contentez-vous de garder vos pilules à prendre avec le foin qu'on vous attribue, au lieu de les distribuer aux autres et surtout FERMEZ-Là!

Écrit par : Patoucha | 04/01/2012

A qui incombe.....

Le peuple a élu nos représentant politiques. Alors il faut renvoyer la balle pour les prochaines élections et ceux-ci le font bien(nos dignes représentants). Force restera à la loi et braves citoyens dormez sur vos deux oreilles, nous faisons respecter l'ordre. Rien à craindre. Ils le disent et le revendiquent.

L'hôpital est un lieu sûr, il y a des contrôles réguliers des autorités en matière de sécurité (police du feu , inspection de service du feu) et puis il y a les pompiers de l'hôpital et la formation des infermières au problème de la première intervention et le transfert horizontal en cas d'incendie est assuré(les professionnels savent de quoi il est question).

Il n'y a pas si longtemps Monsieur le conseiller d'état en charge des HUG se préoccupait fort de la sécurité incendie d'une boite de nuit située à Vernier.

Peut-être aurait-il dû regarder devant sa porte.

Mais assez de baratin, il aurait mieux fait de se concentrer sur les moyens a donner aux pompiers professionnels de l'hôpital, qui en passant se compte sur les doigts d'une main et oui vous avez bien lu moins de cinq personnes. Pour mémoire il est vrai qu'il n'y a environ que 8800 locaux à l'hôpital. Vous voulez parlez aussi de la formation des infirmières... pas de moyens donc pas de formation, les contrôles des autorités susmentionnées... au placard pas assez de personnel pour assumer le contrôle des mesures de prévention et sécurité incendie et autres exercices d'évacuation (que ce soit en milieu hospitalier et autre locaux publiques tels que les écoles les lieux recevant du public, les salles de concert, les grand magasins etc..).

Non il faut faire croire à ce bon peuple que tout est sous contrôle.

La sécurité zéro n'existe pas, mais que les hommes politiques et autres sbires de leurs service cessent de nous faire croire que la sécurité du citoyen est assurée et est sous contrôle, ce n'est que mensonge et poudre aux yeux.

L'on a que les hommes politiques que l'on mérite mais pas de fausse larme parce qu’une malheureuse est décédée et que l'on veut nous faire croire que ça ne peut arriver.

Écrit par : j-m Roser | 05/01/2012

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