19/01/2012

Prohibition de la fumée à Genève: le feu reprend !

handpullingstrings380.jpgNom d'une pipe ! Voici que le feu qui couvait sous la braise rallume les passions à Genève. Cette fois-ci, il n'est plus question de quick'fornic' dans des lieux d'aisance mais bien d'un stratagème de contrôle social qui remonte au IIIe Reich: la "Passivrauch", considérée comme anti-allemande à Berlin dans les années 1930, est devenue prétendûment "létale" à Genève au XXIe siècle.

Genève a donc emboîté le pas aux préventocrates "yankee" et vit sous un régime de Prohibition du tabac depuis 2009.  Les derniers fumeurs pas encore endoctrinés  - un tiers de la population ! - en sont réduits à s'en griller une en plein air "parce que ça se fait partout ailleurs dans les autres pays". (Comme la flagellation et la lapidation de la femme adultère ?). Et parce qu'il faut protéger le citoyen contre lui-même. Le purifier. Le guider et....au besoin,  le rééduquer sous contrainte.  Pourquoi pas, sur cette lancée, des cours de rééducation obligatoire ? Où même un camp doté de toilettes sèches, à côté de celui des "Indignés" au Parc des Bastions pour oxygéner nos fumeurs-parias ?


tug-of-war.jpgC'est à ce prix que nous débarrasserons nos trottoirs et nos terrasses de bistrots de ces fumeurs létals dont les volutes bleues assassineraient chaque année plus de 1000 vertueux citoyens suisses, selon les statistiques inventées, concoctées et propagées  par  Rielle & Consorts, "gourou" d'une entreprise qui ponctionne CHF 1'000'000' par année aux contribuables genevois. Ses campagnes préventologiques sont chaotiques, ruineuses et inefficaces contre le tabagisme, assuétude mauvaise pour la santé. L'amalgame avec la  prétendue "fumée passive létale" n'est qu'un banal produit de l'imagination de tabacophobes obsessionnels névrosés.

La guerre anti-fumeurs prêterait à sourire si elle n'était pas létale, elle: dans la seule Suisse romande, on dénombre déjà deux morts, celle d'une octogénaire brûlée vive dans un EMS à Blonay (VD) et, plus récemment, celle d'une patiente psychiatrique aux Hôpitaux Universitaires de Genève, établissement se targuant dêtre "sans fumée" mais non sans victime. Bel exemple de protection de la santé publique !

Bref, ce préambule pour signaler aux lecteurs fumeurs, non-fumeurs et anti-fumeurs que la Grand Conseil de Genève se penchera les 26 et 27 janvier prochain à nouveau sur la question de savoir s'il ne faut pas, pour rétablir la concorde, la paix sociale et respecter les minorités, autoriser des "aménagements et exceptions" à la Loi de Prohibition cantonale genevoise.

C'est grâce à une pétition des Dissident(e)s de Genève (DDG), revêtue de plus de 4600 signatures, que le Grand Conseil traitera de cet objet de haute controverse.

grandconseilge.jpgLadite  pétition demandant aux autorités cantonales "des exceptions et aménagements à la loi sur la fumée passive" a été lancée en 2008. Adressée à l'origine au Conseil d'Etat (gouvernement) quelques  jours avant que la Loi interdisant de fumer dans les lieux publics à Genève ne soit promulguée...à une courte majorité, elle a subi quelques avatars avant d'aboutir en janvier 2012 devant le Grand Conseil.

En effet, notre association DDG, fondée en juin 2008, avait tenté d'être entendue par le Conseil d'Etat et par la Commission de la Santé pour y exprimer son point de vue.  Du bout des lèvres, le gouvernement avait renvoyé notre requête à un simple fonctionnaire en nous priant - par e-mail -  de lui...téléphoner pour prendre rendez-vous et confirmer notre accord ! Face à cette désinvolture de call girl à la onzième heure, nous avons renoncé à cette singulière et cavalière invitation, préférant réadresser notre requête au Grand Conseil.  Pareille demande d'être entendu avait été adressée à la Commission de la Santé. Par voie de presse, nous avons appris que celle-ci avait clos sa liste d'auditions. Non audiatur et altera pars !

A une autre occasion, nous avions demandé à M. P.-F. Unger, conseiller d'Etat, président du DARES, d'entrer en matière sur la création de "cercles privés" à Genève, tels qu'ils sont garantis par une Loi fédérale favorisant l'exercice du droit d'association et de réunion. Nous avons reçu en tout et pour tout des formules de questionnaires à choix multiple destinées à l'ouverture de cafés-restaurants !


ghiunenazis.jpgEn revanche, le Conseil d'Etat a sollicité notre avis lors de la procédure de consultation de la Loi anti-fumée, ce dont nous nous félicitons. Dans notre prise de position, nous avions notamment dénoncé, en termes très vifs, l'obligation faite aux cafetiers-restaurateurs de dénoncer à la police toutes les crimino-fumeurs parmi leur clientèle et de leur mettre à la main au collet. Cette disposition extravagante a été biffée du projet, les autorités  ne souhaitant probablement pas, à la réflexion, transformer Genève en République de délation. Notre protestation n'aura donc pas été inutile. Comme n'a pas été inutile le référendum -même perdu  en votation populaire - lancé par les Dissident(e)s de Genève en collaboration avec la Société des cafetiers, restaurateurs et hôteliers de Genève (SCRHG).

Depuis lors, la Ville de Genève s'est empressée d'autoriser les cafetiers à exploiter leur terrasse toute l'année. Cette mesure n'a pourtant pas suffi à empêcher les fermetures, mises en faillite et licenciements dans le secteur HORECA à Genève du fait de la Prohibition.


fumerdeformelespoumons.jpegQuant aux exceptionnels et maudits "fumoirs",  leur existence a été contestée par des grincheux qui se sont adressés au Tribunal fédéral. Cette haute autorité les a déboutés. Pourtant, lesdits "fumoirs" , minuscules et peu fréquentables, demeurent un pis aller. Actuellement, l'association des Dissident(e)s de Genève (DDG) a dû tenir son assemblée générale annuelle dans un passage fort venté et bruyant, à défaut de pouvoir disposer d'un "cercle privé" comme l'y autoriserait la Loi fédérale. Le droit d'association et, par conséquent, de réunion, ne peuvent plus être exercés par cette association qui compte de nombreux fumeurs en son sein. Une assemblée tenue dans un lieu non-fumeur serait boycottée par la plupart de ses membres, sympathisants et donateurs.

C'est dans ses conditions, sans que notre association n'ait eu d'autre occasion de se faire entendre, que nous avons réadressé la même pétition au Grand Conseil, revêtue de ses 4600 signatures originelles et complétée par trois signatures de membres de notre Comité DDG. Nous sommes donc heureux d'avoir enfin été obligeamment reçus et écoutés par la Commission du Grand Conseil en 2011.

C'est avec grand intérêt et satisfaction que nous venons de prendre connaissance des DEUX rapports de la Commission des pétitions que vous pourrez lire ici.

Le débat est ainsi relancé avec bonheur.  (jaw)




Allemagne1941 petitdef.jpg

 

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Commentaires

la première interdiction tomba comme pigeon dans l'assiette du nouveau jeune restaurateur qui allait s'installer.Nos vendeurs de tabac avaient reçu un formulaire directement par Internet donnant des précision sur les citoyens devenus pollueurs et qui désormais devaient se contenter de respirer les gaz des voitures en fumant leur clope.On demanda mais qui a édicté ces ordres,il fut répondu cela vient d'Internet directement allias Gastrosuisse qui n'a aucun lien direct avec l'état
Ceci aussi pour montrer les cotés retords de l'informatique permettant de dicter sa loi à presque n'importe qui,par n'importe qui pourvu que cela arrange.Tout comme ces PME en France ayant reçu des sommes à payer alors que ces petits patrons venaient de s'installer.Ils ont tous payé,mais fourberie il y a ,puisque après vérification les payeurs ont appris qu'il y avait eu imitation des papiers officiels qui eux en l'occurence n'avaient jamais été envoyés comme quoi avec l'ordinateur faut vraiment rester sur ses gardes et apprendre à ne pas dire oui amen à tout sans une très grande vigilence sinon ,un homme un jour vous dira Papier Ausweise bitte et ce sera trop tard pour réagir

Écrit par : lovsmeralda | 19/01/2012

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