06/02/2012

Le jeune mort des Bastions était donc un "faux indigné"

tomb.jpgIl y a donc désormais de vrais et de faux indignés à Genève, tous protégés par des autorités municipales et cantonales permissives, voire nonchalantes et négligentes qui nous offrent là un bel exemple de tolérance homicide.

Le caravansérail toléré, sinon encouragé par la Municipalité de Genève, vient donc de disparaître avec son martyr.


Un martyr vite escamoté et inhumé.

Le décès remonte au 29 janvier. Pourquoi ce long silence sur cette tragédie ?

Plutôt que de soigner leur malaise existentiel en bravant quelque chimérique  Minotaure embusqué, nos militants sans cause en avaient pourtant une sous les yeux.  Ce détail leur a échappé. Leur sens de la solidarité et de l'altruisme fut tel qu'ils ont laissé un de leurs pathétiques combattants sans cause mourir de froid.


Cette absence d'assistance à personne en danger se double maintenant d'une diffamation à titre posthume: la victime des autorités municipales et de la collectivité "indignée" n'était pas un "pur indigné".


Elle n'était qu'un cas social psychiatrique, un simple "paumé" en sorte, une victime méprisée par le groupe dont elle pensait pourtant naïvement faire partie.


Ne reste plus aux "vrais indignés", pour parfaire le tableau, qu'à aller planter une croix de bois sur le lieu du sacrifice.


Cette innocente victime vient allonger
la liste de celles qui ont déjà payé de leur vie une loi sanitaire absurde.

Nos autorités ? Elles s'en lavent les mains. N'y sont pour rien. Voulaient le Bien.

Qui va leur fournir l'eau et le savon pour se purifier de cet homicide ?

A notre tour de nous indigner.(jaw)

indignesletemps.jpg

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Commentaires

Et voici que la polémique commence.
Sur ce sujet, je me suis exprimée de nombreuses fois, tant ce campement offraient de paradoxes. http://voix.blog.tdg.ch/
Le problème est loin d'être aussi simple que cela et mériterait mieux que de stigmatiser qui que ce soit.
Néanmoins, des responsabilités sont certes engagées. Et le silence qui a entouré ce décès n'est pas fait pour les alléger.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 06/02/2012

Voilà un première dans la blogosphère tdg compatible , un blog charognard, si j'en crois l'accueil il semble que l'acte héroïque du propriétaire consiste à s'en fumer une hors des toilettes publiques des bastions.

Écrit par : briand | 06/02/2012

Très bien écrit.

Maintenant, avec les typiques procédés de la Gauchitude nos autorités gauchiste (4/5) et les autres indignés dénigrent celui qui n'est plus. Tellement facile de ré-écrire l'Histoire quand en face c'est la mort.

Donc, d'abord essayer de ne rien faire sortir (mort le 29 janvier aux toutes premières heures, mais révélé par la Tribune que le 6 février en milieu d'après-midi soit 8 jours après - le pigeon voyageur était en grève ou la ligne du télégraphe était coupée?).

Ensuite, mince le scoop sort. Bon, alors vite campagne de dénigrement.
"Ouai, mais tu comprends c'était pas un vrai indigné! Bon, il était tout le temps là avec nous, mais c'était pas un de nôtres... Et puis, tu sais il était zarbi, il a été à Belle Idée... Non parce que tu comprends il y a les indignés (les purs) et les faux (la caste des seigneurs et puis le reste..., les intouchables comme en Inde...). Tu peux me resservir de ton délicieux thé bio à la canelle et orange?".

Je suis sûr que l'être Humain qui a fini congelé dans l'indifférence la plus totale de la majorité du gouvernement et en fait même avec son assentiment puisqu'il avait créé pour les indignés un système de passe-droit jamais vu et de ceux qui le cotoyait tous les jours ("créons des liens entre le genre humain qu'ils disaient, soyons solidaires, ne passons plus à côté des malheureux de la rue comme c'est chacals de capitalistes!") apprécierait tous les commentaires mal tournés le concernant s'il pouvait revenir a la vie.

Écrit par : anonyme | 07/02/2012

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