06/03/2012

Vers un plébiscite de Mauro Poggia au Conseil d'Eat ?

poggia.jpgcrowdbulb.jpgAlors que des candidat)e)s ont l'indécence de s'annoncer  à la succession de Marc Müller au Conseil d'Etat (gouvernement) de la République et Canton de Genève, alors que le démissionnaire n'a pas encore évacué ses bureaux, les commentateurs s'égosillent en hypothèses et spéculations diverses sur qui l'emportera à la prochaine élection partielle. Au coeur de ce tumulte-brouillamini, ils oublient un personnage parfaitement capable de revêtir la charge de conseiller d'Etat et tout désigné pour une telle fonction. Il s'agit de l'élégant et réservé Mauro Poggia, avocat et excellent plaideur, actuellement égaré au Mouvement des Citoyens Genevois (MCG) après avoir végété des années au PDC sans que ses talents manifestes lui soient reconnus. L'homme qui fait ployer les assurances-maladie a plus d'un tour dans son sac...


poggiabigserious.jpgCandidat le mieux élu aux dernières élections législatives genevoises, actuellement conseiller national "non inscrit", il a tout pour lui sinon l'obstacle remuant de son président de Parti (MCG). Celui-ci non seulement exige de poser sa candidature, avant même d'avoir consulté sa base mais revendique exclusivement  le  Département de la sécurité, de la police et de l'environnement, actuellement dirigé par Isabel Rochat (PLR). Cette dernière exigence viole l'usage bien établi selon lequel les conseillers les plus anciens se répartissent leurs tâches avant les nouveaux arrivants. Ce n'est d'ailleurs là qu'un des impairs aux règles de présance commis par le remuant et sonore président du MCG, excellent député dont il serait regrettable que l'opposition populiste fût privé pour un vulgaire motif de convenance et d'ambition personnelle.

Ce dont Genève à besoin, c'est d'un véritable homme d'Etat compétent, doté de nerfs d'acier et de compétences professionnelles et relationnelles reconnues en ces moments de crise.

Ce candidat idéal, le peuple de Genève l'a déjà plébiscité: il s'agit donc de Mauro Poggia, avocat de profession,  orateur policé et rhétoricien redoutable, fort urbain  et fin négociateur.

Est-il nécessaire de préciser que s'il se présentait seul à l'élection au Conseil d'Etat, ses chances d'être oint et plébiscité une seconde fois par le peuple de Genève seraient immenses ?

Une telle candidature hors-pair aurait pour mérite de favoriser, à mi-législature, l'équilibre gauche-droite au sein du gouvernement et de garantir ainsi la continuité jusqu'aux élections de 2013.

Un Comité de soutien multi-partis en faveur de la candidature de Mauro Poggia, libéré detoute attache partisane,  pourrait être formé sans difficultés en quelques jours. Une telle éventualité ôterait une épine du pied de partis qui s'obstineraient à présenter des candidat(e)s de moindre valeur, au risque de voir s'installer une majorité de gauche à mi-parcours de la législature. Le candidat n'aurait point même besoin de se baisser pour ramasser la charge qu'il briguerait.

L'intéressé est un esprit trop avisé pour ne pas y avoir songé.

Gageons que si on le poussait à briguer un siège au Conseil d'Etat de Genève, par probité atavique, il se récuserait pudiquement aussitôt, au motif qu'il ne voudrait pas trahir ceux des électeurs qui l'ont plébiscité au Conseil national.

Et si, au terme de son mandat de parlementaire fédéral, il se présentait au Conseil d'Etat en 2013 ?

Qui prend les paris ? (jaw)


00:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : genève, poggia, mcg, élections, conseil, etat, papables | |  Facebook

Commentaires

Vous avez raison, M. Poggia a sans doute la carrure d'un conseiller d'Etat (probablement le seul si on considère l'indigence qui caractérise son parti).

Hélas, M. Stauffer en a décidé autrement. C'était pour le mcg la seule chance de faire passer un des siens ! M. Stauffer, par sa décision égocentrique, a éliminer toute chance pour le mcg d'accéder au conseil d'Etat. Et que l'on ne vienne pas nous faire l'article sur l'aspect démocratique du choix du candidat mcg ! Le jour où les membres du mcg réaliserons qu'ils sont complètement manipulés par leur caudillo, ils songeront peut-être à désoviétiser leur parti.

Écrit par : Galileo | 10/03/2012

Quand un homme d'âge mûr, donc d'âge de raison en principe, se convertit d'une religion plutôt rétrograde à une autre qui l'est encore plus, il est légitime de se poser des questions sur ses processus intellectuels ou ses critères moraux.
En dehors de cela, mais cela fait une restriction de poids, ce homme semble avoir des qualités éminentes.

Écrit par : Mère-Grand | 10/03/2012

vous m'aidez vraiment! avant de partir je veut dir que votre flux rss n'est pas visible pour tous le monde

Écrit par : relocation | 16/04/2012

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