23/05/2012

Capsule électorale (X): Anne-la-Rose, cigale prodigue...

 

cigalehorizont.jpgemerytorracinta_an.jpgLa candidate socialiste au Conseil d'Etat, Anne Emery-Torracinta, sous prétexte de programme novateur, n'applique en fait qu'une vieille recette aussi éprouvée  que facile: pratiquer la générosité avec...l'argent des autres. Cette cigale prodigue nous vante ses futures libéralités aux moins nantis et mal-logés en oubliant de préciser que sa solution onirique passe par la tonte de contribuables taillables et corvéables à merci  ! Ce n'est pas là le moindre défaut de sa Weltanschauung.

Pour résoudre le problème lancinant du logement à Genève, voici qu'elle imagine et rêve d'un Fonds public, alimenté par on ne sait qui (sinon les contribuables) , pour acheter - de force - des terrains via le droit de préemption des pouvoirs publics, déjà garanti par la législation actuelle. Rien de bien nouveau dans cette innovation. Le prix de terrains acquis par cette voie est limité par la loi en fonction de chaque zone.

Idéalement,  de tels terrains communaux acquis par la contrainte seraient mis à la disposition de coopératives d'habitations sous forme de droit de superficie. Ou à la disposition des communes qui seraient contraintes à leur tour d'y construire du logement à bon marché ! Le bâton sans la carotte...

Sa future et virtuelle loi, si la candidate rose est élue (pour une année)  au gouvernement de Genève, prévoit que si les communes ne construisent pas du tout ou pas suffisamment de logements à satisfaction de ses caprices obessionnels, elles seront frappées de sanctions financières. Des sortes d'amendes. Ces recettes punitives reviendraient à son virtuel Fonds pour le logement:-) ! Un système proche du racket mafieux ! Imposer la "justice sociale" par le chantage, voilà qui nous rapproche de la maxime des Jésuites: La fin justifie les moyens.

D'une telle tyrannie, les communes genevoises ne s'auraient s'accommoder.

moneyintheloo.jpgCette atteinte caractérisée au droit de propriété et à l' autonomie - déjà fort restreinte -des communes genevoises devraient suffire à  discréditer une candidate dont un de ses adversaires dit : « C'est une monomaniaque qui croit détenir la vérité du social ». C' est du moins ce qu'on peut lire dans l'enquête de voisinage publiée le 22 mai 2012 dans La Tribune de Genève. Le député PLR Pierre Weiss n'est guère plus tendre : « A Genève, il y a une crise des dépenses. Avec elle, ce sera la crise au carré ».

Perçue comme « dogmatique », elle déplaît  à un autre député de droite : « Elle représente la caricature de l'enseignante psychorigide qui n'accepte pas d'être contredite ». « Silhouette élancée, visage carré, peu souriante en groupe – dit – on – le physique d'Anne Emery-Torracinta correspond au tempérament qu'on lui prête : sec, rigide. » Dans le même quotidien précité, on peut lire : « Son trait de caractère se résume en un surnom : « La mégote »pour son côté « donneuse de leçons ».

kickass.jpgAu besoin, Anne Emery-Torracinta annonce à mots couverts qu'elle entend procèder ultima ratio par la contrainte, c'est à dire par la voie honnie de ...l'expropriation. Adieu les petites villas de retraités, héritées de leurs ancêtres ! Son rouleau compresseur les écrasera avant de reloger, dans le meilleur des cas, les  vieux propriétaires récalcitrants ainsi éjectés qui manquaient d'altruisme, de charité et de de sens de l'intérêt général, tels que les conçoit et les confesse la candidate rose !

La fonctionnaire d'Etat chronique, heureuse propriétaire de son logement à la campagne et endoctrinée dès le berceau par son papa et sa maman roses, est ainsi championne de la philanthropie sous contrainte. Une nomenklaturist grand teint !

Cette solution totalitaire au problème du logement, telle que présentée dans le  programme Torracinta, est digne de l'époque stalinienne. Genève n'a nulle envie et nul besoin de soft goulags législatifs supplémentaires.

Elle est d'autant plus suspecte chez une social-démocrate que celle-ci n'a jamais pris le risque de la libre entreprise, n'émargeant depuis toujours qu'à des budgets étatiques. (Comme son mari, « directeur à l'enseignement secondaire »)

Sa loyauté de gauche envers les 15'000 fonctionnaires cantonaux est telle qu'on n'a guère entendu la candidate émettre la moindre critique contre la récente « grève des fonctionnnaires ».

moneyflow380.jpgOr lesdits fonctionnaires cantonaux qui représentent une grosse tranche de la clientèle rose-verte à Genève,  bénéficient d'un salaire médian de CHF 9000.- par mois et de caisses de retraite si royales ...et déficitaires que leur renflouement coûtera de 2 à 6 milliards de francs à la République et Canton de Genève. C'est-à-dire au contribuable. La Commission des Finances du Grand Conseil, saisie de cette question qui gêne, se garde bien de publier ses conclusions avant l'élection partielle au Conseil d'Etat, le 17 juin prochain. Dommage !

Fille de...Claude Torracinta, créateur de l'émission Temps Présent à la TSR, la candidate, il est vrai, ne peut être pire gestionnaire que son père:il a soudain découvert une béance de CHF 46'000'000.- dans les comptes de l'Hospice général dont il fut le président en 2004.  « Tous les bénéficiaires ont reçu leur chèque ! » avait-il plaidé en guise d'excuse pour son impéritie comptable. Le Conseil d'Etat qui l'avait nommé à ce poste-clef l'a sauvé. Toutes les failles, il est vrai, ne sont pas héréditaires.

RIELLE-JEAN-CHARLES.jpgEnfin, la candidate a soutenu activement les bobards du « camarade » préventocrate
kdleash.jpgJean-Charles Rielle (PS) à la prétendue « fumée passive létale », concept lancé et appliqué sous le IIIe Reich comme première mesure « purificatrice ». La candidate, soutenue par son parti et par les Verts-Nuisants, a réussi à tromper nolens volens le corps électoral et à faire passer une législation de Néo-Prohibition en accréditant une interdiction générale de fumer à Genève fondée sur une « escroquerie absolue » (Prof. Philippe Even- pneumologue illustre de Paris dixit). Elle a donc accoutmé de marcher et de bêler avec le troupeau. La candidate n'a cessé de voter depuis  lors le crédit de CHF 1'000'000.- alloué chaque année abusivement au « camarade » Rielle et à son CIPRET, rabatteur de patientèle et bonimenteur de médicaments à effets hallucinogènes et suicidogènes tels que le Champix. Voilà comment l'Etat gave ledit "socialiste" Rielle de CHF 92'000.- de bonus par année sous forme de subvention pour un "travail" ...à temps partiel ! De mauvais conseils et billevesées payées à prix d'or pour ces pauvres victimes secourues par Anne et Jean-Charles, salvateurs prétendant défendre les prolétaires. Le seul rouge qui subsiste au PS est celui qui devrait monter au front de ces bobos nantis qui n'oublient pas, apparemment, que charité bien ordonnée commence par soi-même. Et ces bobos profiteurs ont le front de se réclamer de Jaurès. Et l'extrême-gauche les soutient et participe à leur gavage en compagnie d'autres enfants gâtés "Verts"...


debtspilemoney.jpgNotre cigale prodigue rose doit être arrêtée dans son élan dépensier  et ses aspirations de domina si  nous ne voulons pas multiplier et aggraver les béances budgétaires de la République et Canton de Genève. Même élue pour une année et demie seulement au Conseil d'Etat (qui aurait alors une majorité de gauche), les "innovations" de la candidate et les projets issus du clan Torracinta (le nom est corse !) ne feraient qu'obérer l'actuel déficit des finances cantonales: plus de onze milliards de francs ! Il est certes louable que tous les assistés reçoivent leur chèque de survie. Mais de grâce, ne promettons pas de nouvelles prestations sociales, telles que "le droit au logement" (comme en France), que nous ne pourrions pas mettre en oeuvre faute de finances. Et laissons aux communes le soin de promouvoir leur aménagement comme elles le désirent. Sans couteau sur la gorge.  Les cautèles actuelles sont déjà écrasantes. Pourquoi y ajouter le corset de la candidate rose, éprise de douteuses "innovations" mirifiques pré-électorales.

Compte tenu de sa propension au tout-à-l'Etat, de ses médiocres compétences relationnelles, de sa proximité avec sa clientèle de 15'000 fonctionnaires, et surtout de la politique autoritaire  qu'elle préconise en matière de logements, il faut que l'électeur-contribuable soit un vrai  masochiste pour voter pour la cigale prodigue rose, nonobstant son engagement réel, bienfaisant et fort louable dans le domaine social et humanitaire privé que nul ne conteste. (Insieme)
(jaw)

cigalehorizont.jpg

 


 

Capsule électorale (I): Maudracintasmes...

Capsule électorale (II): Un boudoir dans les cordes...

Capsule électorale (III): Les bonnes mœurs de Stauffer et...le Pirate !

Capsule électorale (IV): un test obligatoire pour tous les candidats ?

Capsule électorale (V): Le brevet de vertu à CHF 50.-

Capsule électorale (VI): Maudet-Torracinta à pile ou face, comme au Casino ?

Capsule électorale (VII): Maudet, un ambitieux "génétiquement programmé"

Capsule électorale (VIII): Une certaine idée de...Guillaume Maudet

Capsule électorale (IX) Stauffer: aux fers ou aux affaires ?

 

 

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Commentaires

Il est grand temps de mettre fin aux agissements de cette nouvelle nomenklatura composée de ces bobos pastèques qui ont compris qu'il était plus facile de recevoir que de donner, surtout quand il s'agit de l'argent public !!!

Et pour cela ALLEZ VOTER !!!

Écrit par : Le péquin | 23/05/2012

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