31/05/2012

Abattre Stauffer ou annuler les élections ?

stauffer_er.jpgpelurebanane.jpgUn cercle perfide d'ennemis politiques aussi sournois que malveillants croit triompher après avoir mis en oeuvre une abjecte stratégie de dénigrement d'Eric Stauffer, l'un des sept candidats en lice pour l'élection au Conseil d'Etat de Genève, à la place, laissée vacante par un PLR.

Par voie de presse et via plusieurs blogs, avec la complicité contrainte ou obligeante de la Chancellerie d'Etat, une poignée de courageux embusqués ont cru ternir à jamais l'image du candidat du MCG. Deux ténors du Barreau prennent la défense du candidat. Si l'affaire était aussi pourrie que propagée à son de cor, ces avocats-vedettes n'y auraient point touché.

complot.jpgHélas, il faudra des années pour établir l'identité des Florentins qui ont ourdi cette vilenie. Si ces comploteurs en venaient à être identifiés, reconnus coupables et condamnés (en diffamation, calomnie ou atteinte à la personnalité), il n'en demeure pas moins que le siège au Conseil d'Etat aura été occupé depuis longtemps. Et si Stauffer échoue à cette élection le 17 juin 2012, on ne pourra exclure l'hypothèse que ses adversaires, par leur publicité dénigrante fondée sur des arguments fallacieux, auront trompé le corps électoral. Le plus raisonnable serait donc que la justice se saisît hic et nunc spontanément de cette affaire au motif de "distorsion de concurrence" entre candidats et recourût à des moyens fallacieux, illicites et  indignes de la République et contraires à l'esprit de nos lois électorales pour différer  une élection imposée dans de telles circonstances anormales.

Qui osera suspendre le processus électoral jusqu'à droit connu pour que le peuple puisse faire son choix en toute sérénité ?

Le Conseil d'Etat peut parfaitement fonctionner à six membres (comme actuellement) jusqu'aux élections générales cantonales d'octobre 2013. Le droit du peuple à connaître les tenants et aboutissants de cette affaire, notamment du rôle joué par la Chancellerie d'Etat, ne saurait être lésé par une précipitation politique et judiciaire. Le dernier scandale de cette ampleur à Genève fut le décès, donné pour "accidentel", de Gustave Morex, président (radical) du Grand Conseil de Genève.  Evitons les récidives... (jaw)

Suite et fin sur le site des Dissident(e)s de Genève (DDG)

bandeauddg.jpg

 

 

 


23:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

23/05/2012

Capsule électorale (X): Anne-la-Rose, cigale prodigue...

 

cigalehorizont.jpgemerytorracinta_an.jpgLa candidate socialiste au Conseil d'Etat, Anne Emery-Torracinta, sous prétexte de programme novateur, n'applique en fait qu'une vieille recette aussi éprouvée  que facile: pratiquer la générosité avec...l'argent des autres. Cette cigale prodigue nous vante ses futures libéralités aux moins nantis et mal-logés en oubliant de préciser que sa solution onirique passe par la tonte de contribuables taillables et corvéables à merci  ! Ce n'est pas là le moindre défaut de sa Weltanschauung.

Pour résoudre le problème lancinant du logement à Genève, voici qu'elle imagine et rêve d'un Fonds public, alimenté par on ne sait qui (sinon les contribuables) , pour acheter - de force - des terrains via le droit de préemption des pouvoirs publics, déjà garanti par la législation actuelle. Rien de bien nouveau dans cette innovation. Le prix de terrains acquis par cette voie est limité par la loi en fonction de chaque zone.

Idéalement,  de tels terrains communaux acquis par la contrainte seraient mis à la disposition de coopératives d'habitations sous forme de droit de superficie. Ou à la disposition des communes qui seraient contraintes à leur tour d'y construire du logement à bon marché ! Le bâton sans la carotte...

Sa future et virtuelle loi, si la candidate rose est élue (pour une année)  au gouvernement de Genève, prévoit que si les communes ne construisent pas du tout ou pas suffisamment de logements à satisfaction de ses caprices obessionnels, elles seront frappées de sanctions financières. Des sortes d'amendes. Ces recettes punitives reviendraient à son virtuel Fonds pour le logement:-) ! Un système proche du racket mafieux ! Imposer la "justice sociale" par le chantage, voilà qui nous rapproche de la maxime des Jésuites: La fin justifie les moyens.

D'une telle tyrannie, les communes genevoises ne s'auraient s'accommoder.

moneyintheloo.jpgCette atteinte caractérisée au droit de propriété et à l' autonomie - déjà fort restreinte -des communes genevoises devraient suffire à  discréditer une candidate dont un de ses adversaires dit : « C'est une monomaniaque qui croit détenir la vérité du social ». C' est du moins ce qu'on peut lire dans l'enquête de voisinage publiée le 22 mai 2012 dans La Tribune de Genève. Le député PLR Pierre Weiss n'est guère plus tendre : « A Genève, il y a une crise des dépenses. Avec elle, ce sera la crise au carré ».

Perçue comme « dogmatique », elle déplaît  à un autre député de droite : « Elle représente la caricature de l'enseignante psychorigide qui n'accepte pas d'être contredite ». « Silhouette élancée, visage carré, peu souriante en groupe – dit – on – le physique d'Anne Emery-Torracinta correspond au tempérament qu'on lui prête : sec, rigide. » Dans le même quotidien précité, on peut lire : « Son trait de caractère se résume en un surnom : « La mégote »pour son côté « donneuse de leçons ».

kickass.jpgAu besoin, Anne Emery-Torracinta annonce à mots couverts qu'elle entend procèder ultima ratio par la contrainte, c'est à dire par la voie honnie de ...l'expropriation. Adieu les petites villas de retraités, héritées de leurs ancêtres ! Son rouleau compresseur les écrasera avant de reloger, dans le meilleur des cas, les  vieux propriétaires récalcitrants ainsi éjectés qui manquaient d'altruisme, de charité et de de sens de l'intérêt général, tels que les conçoit et les confesse la candidate rose !

La fonctionnaire d'Etat chronique, heureuse propriétaire de son logement à la campagne et endoctrinée dès le berceau par son papa et sa maman roses, est ainsi championne de la philanthropie sous contrainte. Une nomenklaturist grand teint !

Cette solution totalitaire au problème du logement, telle que présentée dans le  programme Torracinta, est digne de l'époque stalinienne. Genève n'a nulle envie et nul besoin de soft goulags législatifs supplémentaires.

Elle est d'autant plus suspecte chez une social-démocrate que celle-ci n'a jamais pris le risque de la libre entreprise, n'émargeant depuis toujours qu'à des budgets étatiques. (Comme son mari, « directeur à l'enseignement secondaire »)

Sa loyauté de gauche envers les 15'000 fonctionnaires cantonaux est telle qu'on n'a guère entendu la candidate émettre la moindre critique contre la récente « grève des fonctionnnaires ».

moneyflow380.jpgOr lesdits fonctionnaires cantonaux qui représentent une grosse tranche de la clientèle rose-verte à Genève,  bénéficient d'un salaire médian de CHF 9000.- par mois et de caisses de retraite si royales ...et déficitaires que leur renflouement coûtera de 2 à 6 milliards de francs à la République et Canton de Genève. C'est-à-dire au contribuable. La Commission des Finances du Grand Conseil, saisie de cette question qui gêne, se garde bien de publier ses conclusions avant l'élection partielle au Conseil d'Etat, le 17 juin prochain. Dommage !

Fille de...Claude Torracinta, créateur de l'émission Temps Présent à la TSR, la candidate, il est vrai, ne peut être pire gestionnaire que son père:il a soudain découvert une béance de CHF 46'000'000.- dans les comptes de l'Hospice général dont il fut le président en 2004.  « Tous les bénéficiaires ont reçu leur chèque ! » avait-il plaidé en guise d'excuse pour son impéritie comptable. Le Conseil d'Etat qui l'avait nommé à ce poste-clef l'a sauvé. Toutes les failles, il est vrai, ne sont pas héréditaires.

RIELLE-JEAN-CHARLES.jpgEnfin, la candidate a soutenu activement les bobards du « camarade » préventocrate
kdleash.jpgJean-Charles Rielle (PS) à la prétendue « fumée passive létale », concept lancé et appliqué sous le IIIe Reich comme première mesure « purificatrice ». La candidate, soutenue par son parti et par les Verts-Nuisants, a réussi à tromper nolens volens le corps électoral et à faire passer une législation de Néo-Prohibition en accréditant une interdiction générale de fumer à Genève fondée sur une « escroquerie absolue » (Prof. Philippe Even- pneumologue illustre de Paris dixit). Elle a donc accoutmé de marcher et de bêler avec le troupeau. La candidate n'a cessé de voter depuis  lors le crédit de CHF 1'000'000.- alloué chaque année abusivement au « camarade » Rielle et à son CIPRET, rabatteur de patientèle et bonimenteur de médicaments à effets hallucinogènes et suicidogènes tels que le Champix. Voilà comment l'Etat gave ledit "socialiste" Rielle de CHF 92'000.- de bonus par année sous forme de subvention pour un "travail" ...à temps partiel ! De mauvais conseils et billevesées payées à prix d'or pour ces pauvres victimes secourues par Anne et Jean-Charles, salvateurs prétendant défendre les prolétaires. Le seul rouge qui subsiste au PS est celui qui devrait monter au front de ces bobos nantis qui n'oublient pas, apparemment, que charité bien ordonnée commence par soi-même. Et ces bobos profiteurs ont le front de se réclamer de Jaurès. Et l'extrême-gauche les soutient et participe à leur gavage en compagnie d'autres enfants gâtés "Verts"...


debtspilemoney.jpgNotre cigale prodigue rose doit être arrêtée dans son élan dépensier  et ses aspirations de domina si  nous ne voulons pas multiplier et aggraver les béances budgétaires de la République et Canton de Genève. Même élue pour une année et demie seulement au Conseil d'Etat (qui aurait alors une majorité de gauche), les "innovations" de la candidate et les projets issus du clan Torracinta (le nom est corse !) ne feraient qu'obérer l'actuel déficit des finances cantonales: plus de onze milliards de francs ! Il est certes louable que tous les assistés reçoivent leur chèque de survie. Mais de grâce, ne promettons pas de nouvelles prestations sociales, telles que "le droit au logement" (comme en France), que nous ne pourrions pas mettre en oeuvre faute de finances. Et laissons aux communes le soin de promouvoir leur aménagement comme elles le désirent. Sans couteau sur la gorge.  Les cautèles actuelles sont déjà écrasantes. Pourquoi y ajouter le corset de la candidate rose, éprise de douteuses "innovations" mirifiques pré-électorales.

Compte tenu de sa propension au tout-à-l'Etat, de ses médiocres compétences relationnelles, de sa proximité avec sa clientèle de 15'000 fonctionnaires, et surtout de la politique autoritaire  qu'elle préconise en matière de logements, il faut que l'électeur-contribuable soit un vrai  masochiste pour voter pour la cigale prodigue rose, nonobstant son engagement réel, bienfaisant et fort louable dans le domaine social et humanitaire privé que nul ne conteste. (Insieme)
(jaw)

cigalehorizont.jpg

 


 

Capsule électorale (I): Maudracintasmes...

Capsule électorale (II): Un boudoir dans les cordes...

Capsule électorale (III): Les bonnes mœurs de Stauffer et...le Pirate !

Capsule électorale (IV): un test obligatoire pour tous les candidats ?

Capsule électorale (V): Le brevet de vertu à CHF 50.-

Capsule électorale (VI): Maudet-Torracinta à pile ou face, comme au Casino ?

Capsule électorale (VII): Maudet, un ambitieux "génétiquement programmé"

Capsule électorale (VIII): Une certaine idée de...Guillaume Maudet

Capsule électorale (IX) Stauffer: aux fers ou aux affaires ?

 

 

01:23 Publié dans Politique, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

15/05/2012

Stauffer: aux fers ou aux affaires ?

Capsule électorale (IX)

capsule.jpg

 

 

 

 

 


staufferpix.jpg"Grossier manant !" "Goujat !"Fripon !" autant d'avanies déversées sur sa personne par ses adversaires aurait ébranlé ou abattu tout autre que le leader du Mouvement des Citoyens genevois (MCG), Eric Stauffer, candidat à l'élection partielle au Conseil d'Etat de Genève.

Le courageux et providentiel trublion persistant, au lieu d'être "aux fers" comme le souhaitent les normopathes qui le conspuent parce qu'ils le redoutent, a de très bonnes chances d'accéder... "aux affaires."

Des invectives et injures crachées pas ses dénigreurs et contempteurs, il n'a cure. Il s'en badigeonne même le cristallin avec le pinceau de l'indifférence... A vrai dire, il n'est jamais meilleur rhéteur qu'outragé...

Qu'on l'aime ou qu'on le déteste, Eric Stauffer est devenu le politicien, sinon le plus influent, du moins le plus connu de la République. Une sorte de Mélanchon genevois mutatis mutandis. C'est grâce aux voix des députés MCG que Genève peut s'enorgueillir d'avoir un nouveau Procureur général de qualité, le libéral Olivier Jornot après la Bérézina laissée par le PLR Daniel Zappelli.

Tribun inné, mal élevé, parfois rustique, brut de décoffrage et souvent outrancier dans ses propos, ce sont précisément ses mauvaises manières qui font son succès. A l'heure du "Kass toi pov' con" présidentiel français, Stauffer n'est, après tout,  qu'un modeste épigone de province au rayon de l'invective de trottoir.

Il ose dire ce que d'autres pensent tout bas et a réussi, à lui seul, ex nihilo, à lancer un mouvement politique représenté déjà par 17 députés au Grand Conseil, qui en compte 100. (Parlement de l'Etat de Genève, l'un des 26 de la Confédération helvétique). C'est là une réussite témoignant d'un bel esprit entrepreneurial.

Avec le même élan de justicier, il est parvenu à empêcher que Genève ne devienne le dépotoir des déchets de la ville de Naples, industrie locale gérée par la mafia. Le Conseil d'Etat était prêt à signer un accord avec cette singulière entreprise italienne exportatrice.

Certes, il  arrive au leader populiste de se tromper ou d'être brouillé avec les statistiques mais sa capacité à dénoncer abus, combinazione et autres prébendes de type mafieux a fait de lui le meilleur gardien des bonnes pratiques républicaines. Le peuple genevois en raffole et apprécie le spectacle. D
'autres partis politiques locaux qui prétendent "combattre les privilèges" s'accommodent fort bien d'abus criants, ourdis et commis dans leurs discrets boudoirs feutrés,  lorsqu'il s'agit d'installer et de protéger un de leurs poulains dans une des nombreuses et juteuses sinécures de la République et Canton de Genève.

Il arrive donc souvent que les indignations d'Eric Stauffer fassent...mouche...quand il lève un lièvre...

stauffertextmagouilles.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On ne le lui pardonne pas car il met ainsi en péril le fragile substratum des compromis, arrangements, mauvaises habitudes et autres stratégies de complicités relationnelles économico-partisanes.

Les mauvaises manières d'Eric Stauffer ne sont donc pas stériles. En agitant le bâton dans la fourmilière, dût-il faire jaillir au passage le venin défensif de quelques formicidés, il contribue à maintenir une valeur: l'ordre social républicain et démocratique. Qui s'en plaindrait ?

Pour ses incartades oratoires, l'Establishment a tenté souvent de punir ce bretteur hors-pair.

Ils ont bien tenté de rééduquer sa langue (qu'il ne remue pas sept fois dans sa bouche). En vain. Dans le genre desinhibé, on ne fait pas mieux.

Tantôt il est chassé du Conseil d'administration des Sercices industriels de Genève (SIG) pour avoir violé l'omerta. Tantôt il est exclu des Commissions parlementaires pour avoir voulu refroidir les neurones d'un adversaire  en le douchant d'un verre d'eau...C'est que notre insolent élu a beaucoup d'adresse lorsqu'il s'agit de viser son adversaire.

Puis ce sont les autorités judiciaires fédérales, alertées par le Conseil d'Etat de Genève, qui lui ordonnent de comparaître sans délai pour interrogatoire à Berne, au motif qu'il a attaqué, par voie d'affichage, le colonel Khadafi. Un témoin qu'on veut inculper aux yeux de tous, comme un voleur de bicyclette. (Le roi Lear de Tripoli détenait alors nos deux otages suisses à Tripoli).Voici l'affiche litigieuse où Stauffer écrit, en légende d'une photo de Khadafi: "Il veut détruire la Suisse !" (Ce n'était pourtant là qu'une citation verbatim du tyran)

 

affichemcg550.jpg



Pour abattre Eric Stauffer, toute argutie juridique est bonne: on a osé évoquer le délit "d'outrage à chef d'Etat étranger" pour neutraliser le providentiel trublion genevois. Pour criminaliser le député genevois, on exhume un article du Code pénal remontant à la Seconde Guerre mondiale, jamais évoqué depuis lors, qui visait à calmer les ardeurs des journalistes, écrivains et caricaturistes suisses, compte tenu de l'extrême susceptibilité du Führer et du Duce.  Depuis la chute du roi Lear de Tripoli, le Ministère public fédéral, si prompt à "interpeller" l'élu de Genève pour une affiche qui déplaisait à son gouvernement cantonal, s'est fait plus discret, au point de devenir muet. Dans le style de régime autoritaire, cette méthode d'intimidation était courante. Stauffer, conseillé par un excellent avocat du MCG, Mauro Poggia, cons.nat. ne s'est pas laissé intimider. Cette tentative de censure d'une affiche (même surchargée à notre goût), doublée d'un interrogatoire de police concernant l'activité d'un parlementaire, n'est pas digne de la Suisse.

Lundi matin, 14 mai 2012, je reçois le fascicule de seize pages du MCG, "Le Citoyen" dont la forme et le contenu incitent à la lecture. En gros: il tape fort sur le même clou. Celui de l'insécurité endémique à Genève.

 

staufferune550.jpg



Le document est attrayant. Les titres en sont accrocheurs et tapageurs. Les caractères lisibles. L'illustration a du sens. Pour le fond, nous en laissons l'analyse à chacun. Ce que le citoyen comprend d'emblée, c'est l'engagement solennel d'Eric Stauffer, armé d'un argument-révolver unique: " Je déclare la guerre aux criminels !".

Amaudruz Celine.jpgDans son viseur, le candidat du MCG (soutenu par l'UDC, à l'instigation de sa présidente, Céline Amaudruz, à dr.) incite aussi le corps électoral à voter NON à une loi "qui va favoriser la présence des technocrates aux TPG, HUG, SIG, aéroport,fondations immobilières". En lieu et place de délégués choisis jusqu'ici par le Grand Conseil, le Conseil d'Etat serait ainsi seul à choisir souverainement ses proconsuls dans ces institutions. C'est la porte ouverte à toutes les magouilles !" s'exclame Eric Stauffer, indigné chronique et incurable, dans son tract.

stauffertitremagouilles.jpgCette manière de "mieux gérer des prestations essentielles", comme le proclame le gouvernement, horripile Stauffer. Et il le dit haut et fort.

Proche de la police et de ses deux syndicats, Stauffer ne cache pas qu'il convoite la direction du Département de la sécurité, de la police et de l'environnement (DSPE) et qu'il rêve, s'il est élu, de succéder à la PLR Isabel Rochat qui irait exercer ses talents dans un autre Département, à la faveur de chaises musicales. Mme Rochat, à lire la presse quotidienne, est en guerre permanente avec "sa" police genevoise.

Or, rappelle-t-on au candidat tonitruant, le dernier-arrivé au Conseil d'Etat ne peut choisir son Département en raison de la préséance des anciens. Dans Genève à chaud de la télévision locale Léman bleu, Eric Stauffer répond à cette objection.

isabelrochat.jpgCependant, un autre principe est respecté au Conseil d'Etat, celui de la collégialité. Eric Stauffer élu, en application de cette règle, aurait de la peine à ne pas mettre son nez dans les affaires de sa "collègue" Isabel Rochat (photo Chancellerie).  Il faudrait probablement le ligoter pour l'empêcher de poser des questions sur la gestion du Département du DSPE et lui refuser la production de dossiers en séance plénière du gouvernement. L'habitude veut que chaque magistrat s'occupe, malgré la collégialité, uniquement des affaires de son propre département et non de celles des autres...

L'arrivée d'un tel trublion au gouvernement serait perçue comme si perturbante que la titulaire actuelle du DSPE préférerait probablement jeter l'éponge (et non un verre d'eau !) plutôt que de devoir travailler sous calmants:-) ! Et qui sait si elle ne tirerait pas parti de l'élection d'Eric Stauffer pour se débarrasser de sa patate chaude, le Département dont aucune mâle raisonnable n'a voulu lors de la dernière répartition des Départements ? Jusqu'ici, Isabel Rochat s'est déclarée attachée à son siège mais elle n'a pas encore expérimenté, il est vrai,  le voisinage et la promuiscuité durable d'un tel champion de l'agit' prop'...

Enfin, on peut sourire de l'insistance récurrente du candidat sur "le problème des frontaliers". Pourtant, même si ce thème vire à l'obsessionnel, on peut en déduire qu'il est aussi hostile aux diktats et aux chantages que l'Union européenne ne cesse d'exercer sur la Suisse. A l'inverse, le candidat rival du PLR, Pierre Maudet, est un europhile notoire. Son penchant pourrait lui coûter des suffrages.

A ceux qui douteraient de ses qualités de magistrat dans un Exécutif (tout en lui reconnaissant des talents d'oppositionnel), on doit rappeler qu'Eric Stauffer siège depuis le printemps 2011 au Conseil administratif de la (grande) ville d'Onex (GE). "Respectant la collégialité, il a fait preuve de capacités largement reconnues," nous assure-t-on dans le tract MCG. En outre, pour prouver sa sagesse recouvrée d'ex-enfant terrible, il déclare à Genève à Chaud: "Je me dois, par respect pour mes électeurs, d'être conforme à la fonction qu'ils me confient".

A la réflexion, le pire pour ses partisans et son Mouvement des Citoyens genevois, ne serait-il pas qu'Eric Stauffer fût élu au Conseil d'Etat ?

Comment expliquer ce paradoxe ?

Eric Stauffer propulsé à l'Exécutif cantonal par la volonté populaire, le MCG perdrait son meilleur, premier et unique tribun.

Une fois "notabilisé" par le peuple, le feu de notre buisson ardent ne risque-t-il pas de s'éteindre ?

(jaw)


mcg.png

 

 

Site du MCG

capsule.jpg

 

 

 

 


 

Capsule électorale (I): Maudracintasmes...

Capsule électorale (II): Un boudoir dans les cordes...

Capsule électorale (III): Les bonnes mœurs de Stauffer et...le Pirate !

Capsule électorale (IV): un test obligatoire pour tous les candidats ?

Capsule électorale (V): Le brevet de vertu à CHF 50.-

Capsule électorale (VI): Maudet-Torracinta à pile ou face, comme au Casino ?

Capsule électorale (VII): Maudet, un ambitieux "génétiquement programmé"

Capsule électorale (VIII): Une certaine idée de...Guillaume Maudet

03:33 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

12/05/2012

Dons d'organes: le "mort" survit à la prédation !

swisstransplant-transplantation-greffe-organe-don-carte-donneur-1.gifgutzwiller.jpgRien n'est simple et matière de charité. Surtout quand le business s'en mêle. C'est le cas dans les appels publics aux dons d'organes. A première vue, quoi de plus généreux que de s'annoncer donneur en se donnant surtout  bonne conscience et se vautrer dans la joie à l'idée que ses propres restes vont profiter à ses congénères ?

En Suisse, l'organisation SWISSTRANSPLANT  s'égosille à recruter des donneurs. Le "gourou recruteur" n'est autre que Felix Gutzwiller, conseiller aux Etats (PLR/ZH), (photo ci-contre) mandarin qui sait donner de la voix lorsqu'il s'agit de booster ses propres affaires dans les sociétés médicales et pharmaceutiques qu'il administre. Il est le père de la guerre anti-fumeurs dans notre pays. Il se fonde, comme le persistant, chronique et récidivant Dr Jean-Charles Rielle (PS) et son socius P.F. Unger, ministre genevois de la santé, sur le spectre de la prétendue "fumée passive létale"  qu'il place sur le même plan que l'assuétude au tabagisme, réellement nocive. Le peuple suisse a gobé tout cru cette "escroquerie absolue".

Gutzwiler plastronne et claironne que nous, les Suisses, sommes en retard sur les donneurs d'organes "européens" et qu'il s'agit d'éperonner les montures pour revigorer la générosité publique. Il chevauche et cravache la populace crédule en n'oubliant pas que "charité bien ordonnée commence par soi-même".  Il propose au Conseil fédéral une nouvelle législation stipulant que les médecins pourront prélever tous les organes qu'ils souhaitent sur tous les morts en Suisse.. à moins qu'ils aient manifesté leur opposition (par écrit ?) de leur vivant ! Actuellement l'accord des familles est indispensable. Le Conseil fédéral a d'ores et déjà accepté son postulat (voeu non contraignant). Nous avons consacré ailleurs un article au business de la transplantation.

L'histoire que nous allons vous raconter fait frémir. Elle n'est pas unique. Mieux vaudrait la lire avant de signer, en toute liberté, une carte de donneur à SWISSTRANSPLANT. (jaw)

 

drugsandmoney.jpg

santenatureinnovation.png

 

 

 

"Avant de donner vos organes, lisez ceci...

heartanatomy380.jpg

Saviez-vous que, pour pouvoir prélever des organes, le « mort » doit souvent être... anesthésié ???

"Hé oui, c'est une réalité qui est rarement révélée aux donneurs, et à leur famille. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire de don d'organes, au contraire. Mais il est important de ne pas le faire aveuglément.

"Pour pouvoir être transplantés, les organes doivent être frais. Le cœur d'une personne morte depuis ne serait-ce que cinq minutes est inutilisable : il ne se remettra jamais à battre, y compris avec un pacemaker (un appareil qui donne des chocs électriques pour stimuler les pulsations). Il en va de même des autres organes vitaux (reins, foie, pancréas, poumons...)

"Pour que les organes soient bien frais, donc, il faut qu'ils soient encore en train de fonctionner au moment où ils sont prélevés. Ils ne peuvent donc pas être prélevés sur un « mort » réellement mort, mais sur une personne en état de « mort cérébrale », ce qui, nous allons le voir... est très différent.

"Revenu du séjour des morts

"Le journal anglais Daily Mail publie l'histoire d'un jeune Britannique qui a eu la vie sauvée par son père qui s'était opposé à ce que ses organes soient prélevés pour servir à des transplantations.

"L'affaire s'est produite à l'hôpital universitaire de Coventry, dans le nord de l'Angleterre :

ressuscitated.jpg"Stephen Thorpe, 17 ans, avait été gravement blessé à la tête lors d'un accident de voiture au cours duquel était mort son ami Matthieu, 18 ans, qui conduisait le véhicule.

"Les médecins le mirent sous coma artificiel et, deux jours plus tard, le déclarèrent en état de « mort cérébrale ». La « mort cérébrale » permet l'ouverture de la procédure de prélèvement d'organes. Mais les parents de Stephen, qui étaient auprès de lui, affirmèrent qu'ils « sentaient que leur fils était encore là » et qu'il réagissait à certaines paroles.

"Alors que quatre médecins de l'hôpital confirment la « mort cérébrale » et souhaitent que commence le prélèvement d'organes, les parents de Stephen font appel au Docteur Julia Piper, praticienne de médecines traditionnelles et alternatives. Celle-ci obtient l'autorisation de faire examiner Stephen par un neurochirurgien de confiance, qu'elle connaît.

"Celui-ci conclut que le jeune garçon n'est absolument pas « mort cérébralement ». Il demande qu'il soit au plus vite sorti de son coma artificiel. Et en effet, cinq semaines plus tard, Stephen rentre chez lui, entièrement remis.

"Aujourd'hui, Steven a 21 ans et étudie la comptabilité à l'université de Leicester. « Mon impression est que l'hôpital n'était pas très favorable à ce que mon père demande une contre-expertise médicale » a-t-il déclaré au Daily Mail.

"Ne pas confondre « mort » et « mort cérébrale »

"Le concept de « mort cérébrale » a été inventé en 1968. Jusque-là, on ne connaissait que deux états : vivant ou mort.

"Une personne était vivante tant que son corps restait chaud, que son cœur continuait à battre, qu'elle respirait et que son sang continuait à circuler.

"La mort, au contraire, était déclarée lorsque la vie avait quitté le corps. Un corps mort, au sens traditionnel du terme, devient froid, rigide. Il ne répond plus à aucun stimulus. Le cœur ne bat plus, la tension artérielle disparaît. Le patient arrête de respirer. La peau, les ongles et les muqueuses prennent une couleur bleutée. Mettre le cadavre sous respiration artificielle ne relance pas l'oxygénation du corps. Stimuler le cœur par une impulsion électrique (pacemaker) ne le fait pas recommencer à battre.

"Une personne morte ne peut tout simplement plus guérir. Ses organes vitaux, le cœur, le foie, les poumons, les reins et le pancréas ne fonctionnent plus. On ne peut plus les transplanter sur une personne vivante, car ils commencent à se décomposer aussitôt que l'oxygénation et la circulation sanguine s'arrêtent. Cinq minutes plus tard, ils sont inutilisables.

mortcerebrale.jpg"Pour pouvoir prélever des organes encore vivants, et donc capables d'être transplantés sur une nouvelle personne, les médecins créèrent en 1968 le concept de « mort cérébrale ». Une personne dont le cœur fonctionne, le sang circule, et la respiration est régulière peut donc aujourd'hui être déclarée en état de « mort cérébrale ». On sait pourtant que, dans ce cas, la plupart des fonctions vitales continuent, dont la digestion, l'excrétion (évacuation des déchets), et l'équilibre des fluides.

"S'il a des blessures, on constatera que le « mort cérébral » cicatrise, et si c'est un enfant, qu'il continue à grandir. Il peut même traverser la puberté. Une femme enceinte en état de « mort cérébrale » peut continuer à porter son enfant : la plus longue période enregistrée est de 107 jours jusqu'à l'accouchement.

"En revanche, une fois que ses organes vitaux sont retirés pour être transplantés sur une autre personne, le « donneur » d'organe décède pour de bon.


"Pour prélever des organes, le « mort » doit d'abord être anesthésié

"Très souvent, la personne en état de « mort cérébrale » est sensible aux opérations chirurgicales. C'est ce que les médecins appellent l'effet Lazare, du nom de l'homme qui, dans les Evangiles, ressortit de son tombeau.

"Pour pouvoir prélever les organes vitaux, les médecins doivent donc pratiquer l'anesthésie, ou injecter des substances paralysantes pour éviter les spasmes musculaires, ou les changements brutaux de pression sanguine, de rythme cardiaque, et d'autres réflexes protecteurs.

"Dans la pratique médicale normale, de telles réactions de la personne opérée indiquent à l'anesthésiste que l'anesthésie est trop légère, et que le patient souffre.

"Ces informations, que n'importe quel médecin pourra vous confirmer, sont malheureusement mal connues du grand public. Il semble également que les familles à qui l'on demande d'autoriser un prélèvement d'organe ne soient malheureusement pas toujours informées objectivement.

"Le cas de Stephen n'est pas isolé

"Il existe des dizaines de cas similaires à celui de Stephen, dans lesquels une personne comateuse ou inconsciente est déclarée en état de « mort cérébrale » ou « sans espoir de guérison ». Bien souvent, les familles subissent alors des pressions pour autoriser les prélèvements d'organes.

"En 2011, l'Hôpital Sainte-Croix de Drummondville (au Québec), a demandé l'autorisation d'extraire les yeux d'une patiente qui s'était étranglée pendant son repas à l'hôpital en l'absence de personnel soignant, affirmant qu'elle était en état de « mort cérébrale ». Après que la famille eut demandé des preuves au médecin, elle se réveilla et retrouva l'essentiel de ses facultés. (2)

"En 2008, un Français de 45 ans s'est réveillé sur la table d'opération, tandis que les médecins s'apprêtaient à lui prélever ses organes, suite à un arrêt cardiaque. Lors de l'enquête menée par le « comité d'éthique », plusieurs médecins reconnurent que ce type de cas, bien que rare, leur était parfaitement connu. (3)

"La même année, Sack Dunlap, un Américain de 21 ans, « mort cérébralement », était sur le point de se faire retirer ses organes vitaux lorsque ses deux sœurs, toutes les deux infirmières, décidèrent de vérifier qu'il était en effet « mort cérébralement ». Discrètement, elles enfoncèrent une pointe sous son ongle de pied, ce qui provoqua une forte réaction de Dunlap, prouvant qu'il était conscient. Il se remit complètement et déclara plus tard qu'il était conscient et entendait les médecins autour de lui discuter des organes qu'ils allaient lui prélever !

"Alors, dans ce domaine comme dans tous les autres, cher lecteur, rappelez-vous qu'il s'agit de votre vie, votre santé, et jamais de celle ni des médecins, ni des personnes qui vous conseillent, même lorsque celles-ci sont de la meilleure volonté."

Jean-Marc Dupuis

Article orignel dans Santé Nature Innovation

dailymail.gif


Daily Mail: " The boy who came back from the dead: Experts said car crash teen was beyond hope. His parents disagreed"

banniere_se_1_ora_prisonnier_2small550pix.jpg

 

Les Dissident(e)s de Genève (DDG): "Les cueilleurs d'organes sont à l'affût"

15:27 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

10/05/2012

Capsule électorale (VIII): Une certaine idée de...Guillaume Maudet

 

maudetblogpix.png

maudet-vignette-2.jpgQuel aplomb ! Quel culot ! Mais pour qui se prend le candidat du PLR à l'élection partielle au Conseil d'Etat ? Bokassa Ier ou le Roi Soleil ? Vers 19 heures, tout en savourant l'article explosif de Myret Saki en appelant quasiment à la démission de Widmer-Schlumpf dans Bilan, j'entends d'une oreille distraite le long fleuve oratoire, sous forme de monologue, de Pierre Maudet sur les ondes de Léman bleu. Un jet continu de pur narcissime mâtiné d'auto-satisfaction. Il fait penser à un "coach" délégué par Rielle pour décourager les fumeurs en entreprise de persister dans leur péché. La prosodie est plate. Le ton pédagogique. La rhétorique médiocre. Les idées ? Bof ...Les voeux pies, les yaka récurrents, les promesses de lendemains qui chantent  s'enchaînent en longs colliers verbeux, débités comme s'ils avaient été répétés, voire appris par coeur, comme le font les VRP dans leurs cours ad hoc. Mais diantre où est l'humanité chez la diva du PLR ?Aucun doute, aucun espace de réflexion n'est laissé à l'auditeur. C'est tout juste si l'on ne demande pas aux électeurs de lever la main pour signifier qu'ils n'ont pas tout compris et que le moment est venu pour eux de poser des questions ! Le programme Maudet, sans doute pour faire plus sérieux, comprend même des graphiques et tableaux qui exigent un comprimé d'aspirine avant et après analyse... Comme à la Général Motors ou chez Procter & Gamble !  Ne manquent plus qu'un podium,  l'épidiascope et le stylo à rayon laser pour souligner les passages les plus importants de l'exposé. Comme à l'ONU !

pierre_maudet_une_certaine_idee_de_geneve Copy_0.pngOn l'interroge donc à la télé locale sur son nouveau "Vrai rapport". Cette fois-ci, ses prophéties messianiques sur "Une certaine idée de Genève" ne comptent pas moins de 47 pages ! Vais-je attendre la version papier dans ma boîte aux lettres ou feuilleter parmi les vingt-et-un chapitres de son opus sur le Net ? Un clic m'emmène à l'auberge virtuelle Maudet.

Je clique au hasard sur la rubrique "Carnet video" et lis le menu:

" Ma vie est faite de rencontres, de séances, d’échanges. Ce carnet vidéo lève le voile sur les aspects les moins visibles de ma vie quotidienne au service de ma ville. Vous pouvez les retrouver sur mon canal vimeo.

Pas moins de quatre adjectifs possessifs à la première personne du singulier en deux lignes ! A n'en pas douter, nous avons là un sujet moitrinaire.

En fait de prose, je découvre, outre ses auto-portraits, un opus coloré enfantin, assez touchant. Et même  rafraîchissant car je crois y reconnaître le jet d'eau et le lac du Grand Genève. Je crois distinguer aussi une sorte de château d'où papa, après avoir remonté le pont-levis, donnera sans doute demain ses ordres à ses sujets. Car papa peut devenir le Maître de Genève d'un coup de baguette magique comme dans Harry Potter !

Mais voici une longue potion amère à avaler avant. Et un texte long comme ...une choucroute radicale à l'ancienne qui apparaît en caractères minuscules sur mon écran en ce méchant gris-bleu cher aux informaticiens. Ces engeances n'ont pas encore compris que, depuis Gutenberg, rien de tel que de grosses lettres noires sur fond blanc, assemblées en lignes ne dépassant pas 20 cicéros pour avoir une chance d'être lues.

Notre coach prophétique qui veut réformer Genève, pèche donc par sa prolixité et son manque d'égards pour le lecteur doté d'une vue normale, donc de ses électeurs potentiels. N'est-il pas présomptueux d'imaginer que Duraton va consacrer x minutes de sa vie à lire intégralement sa prose peu appétissante, x minutes à la comprendre et x secondes pour adhérer aux thèses multi-azimuts de son auteur ? Et combien de secondes pour une "décision de vote"...comme on dit "décision d'achat" dans la science du marketing ? Les bouteilles de chambolle-musigny, de savigny-lès-Beaune ou de Clos-vougeot n'ont pas besoin de textes si ampoulés sur leurs étiquettes pour qu'on se les arrache !

Je refuse  d'aliéner ce soir une minute de plus de mon temps disponible à cette propagande si mal présentée au point d'être rebutante par sa seule forme et, avant de refermer rageusement mon écran, j'aperçois encore quelques têtes de chapitres qui exhalent un capiteux parfum de présomption: Réduire la dette climatique (Hi ! Hi !), Etre responsable devant l'Histoire (Hi ! Hi ! Hi !), Rétablir l'autorité ( Hi ! Hi !) et surtout "Préserver la paix religieuse" (Hi ! Hi !)

Peut-on faire confiance à un candidat capable et coupable de vous imposer un plat textuaire si indigeste ? Autant avaler une bolée d'huile de foie de morue.

Autant vouloir relire un chapitre kantien de Critique de la raison pure en allemand à son coucher !

Peut-on faire confiance à un homme qui dénonce des vandales coupables d'avoir scié des arbres dans un de nos parcs alors que les auteurs du méfait étaient les propres pompiers de la Ville de Genève dont il a la gestion:-) ?

La carte n'est pas le terrain. Pendant qu'on lit la carte, mieux vaut savoir ce qui se passe sur son propre terrain.

Bon, je jette un coup d'oeil au bas de l'opus et retrouve encore un dessin d'enfant. Il est signé Guillaume Maudet et daté de mai 2012. Là, j'applaudis à cette touche de fraîcheur qui vient arroser avec bonheur les mornes plaines du grand désert verbeux. Et suis réellement touché.

Le vrai Grand oeuvre de Pierre Maudet, c'est - à n'en pas douter - son fils de (5 ?) ans !
Demain, si malgré ma critique, je reçois quand même en cadeau la propagande Maudet par courrier postal, je prendrai mes ciseaux pour en découper les dessins et les afficher, après avoir disposé du texte, devenu inutile.

Napoléon ne disait-il pas qu'un dessin en dit plus long qu'un texte ?

Bravo Guillaume ! (jaw)

 

pierre_maudet_une_certaine_idee_de_geneve Copy_28.png

Capsule électorale (I): Maudracintasmes...

Capsule électorale (II): Un boudoir dans les cordes...

Capsule électorale (III): Les bonnes mœurs de Stauffer et...le Pirate !

Capsule électorale (IV): un test obligatoire pour tous les candidats ?

Capsule électorale (VI): Maudet-Torracinta à pile ou face, comme au Casino ?

Capsule électorale (VII): Maudet, un ambitieux "génétiquement programmé"

01:32 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

08/05/2012

Parti pirate: l'obscure transparence au parfum subversif

pirateprogramm.pngpiratesigle.jpgMéfions nous des eaux dormantes sur lesquelles vogue le navire du Parti pirate genevois. Son programme pour l'élection complémentaire au Conseil d'Etat, recèle des armes d'autant plus formidables qu'elle paraissent d'une innocence onirique et d'une innocuité parfaites.

Ceux qui raillent l'émergence de ce nouveau parti ont tort: les Pirates existent déjà sur le plan international, contrairement à d'autres mouvements populistes d'envergure purement locale.

Aux innocents les mains pleines !

roussel.jpgNouveau-venu dans le Paysage Politique Genevois (PPG), le vice-président du Parti pirate, Alexis Roussel, est pourtant un homme trop avisé pour croire vraiment que sa candidature au Conseil d'Etat ait la moindre chance d'aboutir.
A une année et demie des élections générales à Genève, ledit Parti pirate est pourtant fort capable, en revanche,  de séduire et de recruter une vague de nouvelle clientèle au sein de la jeunesse geek et d'accoucher de plusieurs députés au Grand Conseil en 2013. Le système proportionnel réserve des surprises.

Les Verts-Nuisants n'ont pas débuté autrement il y a trente ans avec une idée unique: la guerre contre l'atome civil (et, subsidiairement, l'implantation de jardins potagers en ville).

A la faveur de son premier tour de piste, le Parti pirate se paie donc le luxe- à bon compte -d'une superbe campagne publicitaire fondée sur des arguments nouveaux.

A regarder ses utopies de plus près, les trois axes de son programme recèlent des graines de subversion insoupçonnées.

Pendant que d'autres éblouissent la populace avec leurs miroirs aux alouettes au tain délavé, le Parti pirate innove en déclinant son programme sur trois axes: transparence, participation, coopération.

partipirateposter.pngLa philosophie et le progamme des Pirates s'appuyent sur la "réalité virtuelle" qu'est l'Internet. Il ne s'agit plus de livrer ses états d'âme quotidiens sur Facebook pour calmer sa soif narcissique mais bien de mettre l'Internet et les réseaux sociaux au coeur de sa stratégie. Et en faire un redoutable outil de conquête des suffrages.

Un ou deux flash-mobs et des récoltes de signatures pour des initiatives et referenda online et voici le visage de la démocratie helvétique rajeuni. De telles innovations, sur un mode ludique instantané, ont de quoi séduire toute une jeunesse qui ne décollait plus du clavier et de l'écran pour se rendre aux bureaux de vote ou, trop paresseuse, renonçait à ouvrir les enveloppes civiques et voter par correspondance. Contempler le trombiscope des candidats et les élire en cliquant sur son smartphone, quoi de plus séduisant que ce jeu ?

Sans en avoir l'air, pour utopique qu'il puisse paraître, le piratage annoncé est peut-être le prélude à  un renouveau dans notre vie civique. Qui eût dit, il y a quelques décennies encore, que les réunions électorales des partis dans les cafés disparaîtraient complètement au profit des débats sur les chaînes de tv et de radio locales ...et sur l'Internet ?

Les deux composantes du PLR et le PDC, bien assis sur leur appellation séculaire de "partis bourgeois", ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes alors qu'on les croyait inamovibles et inexpugnables ?

A elle seule, l'exigence de transparence formulée par les "pirates" menace le système de rentes de situation qui prévaut dans la distribution des prébendes, privilèges, juteuses sinécures, somptueuses subventions aux diverses clientèles partisanes, fonctions rétribuées dans des Commissions extra-parlementaires, adjudications des travaux publics , etc.

(Eric Stauffer, leader du MCG, il est vrai, fut le premier à Genève à agiter le bâton dans cette fourmilière. Avec succès).

Le Parti pirate est donc très bien inspiré lorsqu'il milite pour une réforme de la Loi sur l’information du public (LIPAD). Cette législation comprend tant d'exceptions et de cautèles que la transparence alléguée se trouble dès que la curiosité citoyenne s'exerce dans des domaines où les complicités relationnelles règnent. Et qui a actuellement la main sur le robinet de la transparence, sinon le seul Conseil d'Etat ?

Le Parti pirate appelle aussi de ses voeux la publication des procès-verbaux du gouvernement pour prévenir "les soupçons de collusion avec les lobbies". Voilà de quoi perturber singulièrement le jeu chronique de mille combinazione liées au régime de coalition. Dans les systèmes où prévaut la collégialité, tous "se tiennent par la barbichette". C'est là un gage de stabilité, certes, mais aussi la voie royale vers tous les compromis et, parfois, vers des compromissions.

Le jour où le Parti pirate exigera que tous les candidats à des charges électives déclarent non seulement leur liste d'intérêts mais aussi leur appartenance à toutes leurs associations (caritatives, philosophiques, humanistes, religieuses, féministes, transparentes ou ésotériques), le système des doubles ou triples allégeances aura vécu.

On peut ententre d'ici le choeur des incrédules crier à la "théorie de la conspiration".

Et quand il y a effectivement une douce "conspiration" à ciel ouvert, telle que celle des Pirates, "la vérité, c'est drôle, personne n'y croit". (Max Frisch)

 

ioamorpirate.jpg




02:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

02/05/2012

Citoyens, flics et surfeurs: tous strip-teasés à "donf"

spymagnifglass150.jpgstartingblock.jpgA la faveur de la campagne électorale pour un siège temporaire, voire fugace (une année) au Conseil d'Etat de Genève, nul Parti ou mouvement autre que le Parti Pirate n'inclut spécifiquement la défense des libertés citoyennes et la protection de la sphère intime dans sa propagande.

En revanche, la sécurité, le logement, la santé, les emplois, les retraites des fonctionnaires, les baisses d'impôts, la protection de Gaïa prédominent pour ratisser les suffrages.  Ces buts plus ou moins idéaux sont des chevaux de retour, accompagnés des sempiternelles promesses de solutions virtuelles.

Les politiciens le savent: il est plus facile de promettre à l'électeur un stade, une piscine olympique, des subventions à mille associations... ou des billets pour DisneyLand que d'épouser la cause de  la défense des libertés.

Et pourtant, l'emprise envahissante de Big Brother a de quoi faire frémir pour nos libertés résiduelles. Nul n'y échappe désormais: citoyens, flics, bons et mauvais payeurs, surfeurs sur le Net,  Facebookistes, clients fidélisés par une carte Migros ou COOP, détenteurs de cartes de crédit, de smartphones, dossiers médicaux et l'on en passe.

Aucun domaine n'échappe plus au fouinage: les assurances-maladie fliquent les médecins, les gouvernements fliquent les banques, les banques fliquent leurs clients et leurs collaborateurs, les autorités fliquent les journalistes qui fliquent les politicens. les barmen fliquent leurs clients illustres... Où s'arrêtera cette ronde infernale  et qui songera à mettre un terme à ces strip-tease à l'insu des victimes plus ou moins consentantes ?

 

partipirate.png



Seul parti politique à se saisir de ce thème: le Parti pirate genevois qui s'inquiète notamment de l'omniprésence des caméras de surveillance sur le domaine public (parfois utiles mais toujours intrusives et pas toujours fiables).

alexis.jpg
isabelrochat.jpgUne bavure policière récente est dénoncée sous forme de lettre ouverte du vice-président du Parti Pirate genevois, Alexis Roussel,  à Isabel Rochat, chargée du Département de la sécurité, de la police et de l'environnement (DSPE) à Genève.

Le candidat "pirate" au Conseil d'Etat, Alexis Roussel, s'en explique dans Genève à Chaud (dès 17'46)



rtsun.jpgAu 19: 30 de RTSun, un porte-parole de l'Association des employés de banque (ASEB) s'indigne que des banques domiciliées en Suisse, sous la pression américaine, aient livré le nom de collaborateurs aux autorités inquisitoriales yankee sans en prévenir les intéressés ! Contre trente deniers:-) ? Même pas: la trahison est, de surcroît, sans contrepartie.

Dans cette même émission, un reportage explique et démontre combien les conditions de travail de la police ont changé depuis que toutes ses activités peuvent être filmées légalement à tout instant sur la voie publique par n'importe quel détenteur de smartphone.

urnege.jpgMentionnons encore le vote électronique, tant vanté à Genève, bien qu'il soit très peu fiable et à sens unique. A sens unique ? Mais oui, le citoyen est incité à voter ou à élire "virtuellement" lorsqu'il s'agit pour les autorités de connaître sa volonté ou le choix de candidats briguant une charge publique. Mais la réciproque n'est pas vraie: pour recueillir des signatures pour des pétitions, des referenda ou des initiatives populaires, plus question de mettre le vote électronique à disposition de ceux qui veulent exercer les droits populaires.


Pour cette piétaille anonyme et gênante, la station debout devant des stands ad hoc nécessitant des autorisations préalables et le racolage intrusif des passants demeurent la règle. Des signatures sur papier ou rien du tout !

 

penredink.jpg

Le vote électronique doit donc être supprimé ou étendu à l'exercice des droits populaires.

Il y a là une inégalité de traitement choquante.

Nous comptons donc sur le Parti Pirate pour agiter le grelot et proposer des solutions.

olivierjornot.jpgEnfin, une consolation: le nouveau Procureur de la République et Canton de Genève, Olivier Jornot, (photo) innove...Désormais le citoyen qui aurait à se plaindre de pratiques policières abusives sera entendu par un juge.

L'Inspection générale des services (IGS) ou "police des polices" cessera d'être, à elle seule, juge et partie.

 

rts.jpg

RTS - La Première - Médialogue: "Je tu il nous vous traquent"(Audio)

 

wired_logo.jpg

 

 

The NSA Is Building the Country’s Biggest Spy Center (Watch What You Say)


Banniere_SE_1_ora_prisonnier_2.jpg

Marre du politiquement et de l'hygiéniquement correct ? Marre des Verts-Nuisants et des "réchauffistes" ?

Marre d'être infantilisés par un Etat-qui-veut-votre-bien ?

Marre que vos libertés soient rognées chaque semaine un peu plus ?

Marre de la guerre anti-fumeurs ? Marre de l'hystérie collective fondée sur l'alarmisme des préventocrates ?

Dans ce cas,envisagez de sortir du troupeau et de participer au ...

Printemps de Genève avec les ...  Dissident(e)s de Genève (DDG)


03:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook