27/09/2012

Deux remèdes pour calmer les terreurs nocturnes à Genève

emerytorracinta_an.jpgDeux député-e-s au Grand Conseil de Genève proposent des  solutions originales pour restaurer le calme et l'ordre public à la Genève nocturne. La première idée est celle de "médiateurs" que les dormeurs extraits du sommeil du juste pourraient appeler à la rescousse pour persuader les vociférants de mettre la sourdine. Le projet, sous forme de motion soumise au Grand Conseil en revient à Anne Emery-Torracinta (PS).

andrie_ch.jpgLa seconde, plus radicale, est un projet de loi visant à mettre Genève au diapason de la Suisse en n'appliquant plus désormais que la seule Loi fédérale sur la fumée passive, ce qui épargnerait aux fumeurs de devoir sortir sur la voie publique et ferait cesser le tapage nocturne chronique. Cette idée simple, très peu coûteuse, allégerait considérablement le travail de la police, mobilisée en priorité par la vraie criminalité. L'idée en revient au député Christophe Andrié (MCG) dont voici quelques arguments qu'il développe dans son exposé des motifs, à l'appui de son projet de loi, pendant devant le Grand Conseil.


andrie_ch.jpgL'élu explique: " Comme le peuple suisse l’a fait savoir lors des votations du 23 septembre 2012, cette loi fédérale a été plébiscitée au scrutin populaire. En Suisse on sait désormais que le peuple ne souhaite pas une loi plus stricte que la loi fédérale, mais une loi réaliste protégeant à la fois la santé des citoyens, mais aussi l’économie, la paix publique nocturne et la vie sociale du pays. "

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Ses arguments ne manquent pas de pertinence: " Depuis l’application de la nouvelle loi cantonale à Genève, les débordements, les nuisances sonores sur la voie publique et les troubles à l’ordre public se multiplient et s’aggravent. Le seul et dernier refuge pour les fumeurs ce sont les trottoirs et les terrasses qui servent hélas de dépotoirs à leurs mégots et détritus divers. Malgré la présence alentour de micro-poubelles vite débordantes, la chaussée s’est muée en déchetterie auxiliaire de celle du nant-de-Châtillon. La situation n’a  fait qu’empirer au fur et à mesure de l’application de la loi. Les riverains et les exploitants d’établissements publics en ont plus qu’assez des éclats de voix, des cris, du vacarme incessant et des attroupements qui vous accompagnent parfois jusqu’aux entrées des immeubles.

insomnia.jpg"Vous l’avez constaté vous-même : pour se protéger du froid les fumeurs se réfugient dans les cages d’escalier et les parkings des immeubles, aux abords des bars et d’autre établissement publics. La loi actuelle contraint les clients des bars à sortir pour fumer et comme souvent ils ont consommé de l’alcool ils ne se rendent pas compte du vacarme qu’ils produisent. La police a d’autres tâches plus urgentes à effectuer que d’intervenir pour ce genre de vétilles, cela aux dépens de la chasse aux dealers et autres criminels qui encombrent nos rues."

S'adressant à ses collègues du Grand Conseil, Christophe Andrié (MCG) poursuit: " Si vous aviez le discernement et la sagesse d’entrer en matière et de renvoyer notre projet de loi en commission vous pourriez vous convaincre qu’il resterait toujours des établissements entièrement non-fumeurs cohabitant avec bonheur avec des établissements non-fumeurs mais, certains, à leur guise et avec l’autorisation du DARES, avec des espace fumeurs clos où il y aurait du service possible. Sans service, les fumoirs n’ont que peu de sens d’exister à part dans certains cas précis comme les discothèques, les casinos et l’aéroport. Le Casino du lac à Meyrin s’est doté d’un fumoir mais la clientèle peine à revenir étant donné que le service n’y est pas possible.

"Bien  sûr la sante est la priorité et cette modification de la loi ne nuira aucunement à la santé ni du personnel, ni des clients, car la loi continuera de protéger les non-fumeurs."

COMMENTAIRE


Les victimes du tapage nocturne chronique dans certains quartiers de Genève sont exaspérées. Appels au secours, pétitions, démarches administratives diverses n'ont pas suffi jusqu'ici à restaurer le calme et l'ordre public nocturne dans notre ville.

Les deux solutions proposées ne s'exclueraient nullement mais combinées, feraient le bonheur des dormeurs devenus addicts des boules Quiès ou pire, des somnifères.

Souhaitons que le Grand Conseil prenne conscience de l'acuité et de l'urgence du problème en faisant bon accueil aux deux remèdes proposés par le Parti socialiste (PS) et par le Mouvement des Citoyens genevois (MCG).

(Encadré

paru dans

La Tribune de Genève)

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Commentaires

excellent montrant bien à quel jeu stupide est convié l'helvète malgré lui!

Écrit par : lovsmeralda | 27/09/2012

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Los Angeles, en plein coeur des trafics: la nuit, ce sont des flics qui s'inquiétaient pour moi.
Mexico City: pas de flics, pas d'emmerdes
Bangkok by night: lumières, gens, food, gens, attention aux sacs, pas d'emmerdes
New-Dheli, Bombay: lumières, gens, food, gens, attention aux sacs, pas d'emmerdes
Singapore, les flics surveillent les cheveux, le costard
Genève: Plain-Palais, Gare, Pâquis, jardin anglais, baby plage, les trams... ça pue le trafic, le vol, les dealers partout: des américaines attendent leurs rejetons aux arrêts TPG et se moque que je paye mon abo, mon VTT a disparu, volé au parking 2roues du P+R. A la maison, mon fils m'informe que le sien à été volé en plein centre ville, devant son employeur petit job d'étudiant: son salaire du mois va passer à s'en racheter un pour être à l'heure à son job, le lendemain.

Genève, 1970: moins d'entreprises, même taux de chômage ou presque, pas de problèmes de sécurité, bonne circulation en ville, mêmes problèmes de chèches, un peu plus de logements, il y faisait bon vivre, il y avait du futur pour nos petits suisses.

Écrit par : Pierre à feu | 27/09/2012

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