15/11/2012

Editeurs, ne tirez plus sur Google !

En Italie, la coutume de facturer le "pane e coperto" ("pain et couvert")  au client qui s'assied à la table d'un restaurant, a de quoi surprendre le touriste.

rotativespapier.jpgPourquoi, dans la foulée de cette prédation, ne pas y ajouter un "droit de siège" à ceux des clients qui n'aiment pas manger debout :-) ?

Les jérémiades des éditeurs de journaux se plaignant du pillage de la presse imputé à  Google ne sont pas fondées.
Qu'on le veuille ou non, Google demeure le meilleur moteur de recherches sur l'Internet. S'll s'est imposé sur le marché mondial, c'est qu'il offre un excellent service. Il est vrai que c'est aussi le moteur de recherches le plus inquisiteur puisque ses usagers offrent mille détails sur leur personne, leurs habitudes, leurs goûts, au point qu'au fil du temps, il est possible, à leur insu, de dresser d'eux un portrait psychologique fort détaillé. Ces précieuses données sont vendues à prix d'or par Google.


google.jpgEn utilisant le navigateur Firefox et en le dotant de protections adéquates, il est parfaitement possible de se soustraire aux fouilles inquisitoriales de Google.

Cela dit, ce moteur de recherches ultra-rapide et très puissant, est aussi d'une efficacité redoutable pour le surfeur qui répugne à utiliser des alternatives anonymisantes (telles que Ixquick) car plus lentes et moins efficaces.

Mais de là à accepter sans coup férir les plaintes des éditeurs de journaux: NON !

Voici pourquoi:

Il existe en fait et en droit, un droit de citation.

J'achète ou j'emprunte un livre. Je trouve en le lisant un passage pertinent et convaincant pour appuyer mon éditorial. J'en tire une citation que je place entre guillements et je cite le titre du livre, son auteur, son éditeur, la page d'où est tirée ma citation. Qui y trouverait à redire ? Ce faisant, j'ai fait connaître l'existence de son auteur, de son livre et de son éditeur. J'ai donc fait de la publicité comme ... Google !En poussant le souci plus loin, je peux même y ajouter un LIEN vers un site d'achat dudit livre. Y aurait-il dans cette activité quoi que ce soit de répréhensible ? Bien sûr que non ! J'ai favorisé la culture et contribué à susciter l'intérêt de mes concitoyens pour un (bon) livre. Quoi de plus louable et désintéressé ?

De même si j'entre dans une librairie pour y fouiner, tirer un exemplaire de son rayon, en lire le titre et la quatrième de couv' et même la table des matières ?

Une vendeuse va-t-elle fondre sur moi et exiger que je paie l'ouvrage pour n'en avoir que consulté la couverture et la quatrième de couv' ? Bien sûr que non !

Les éditeurs acculés par la dureté des temps se comportent comme des restaurateurs italiens qui, non contents de vous facturer  "il pane e coperto" vous frapperaient aussi - pourquoi pas - d'une taxe liée au droit de vous asseoir. Fondraient-ils  sur vous en gesticulant et  en exigeant de l'argent au seul motif que vous auriez consulté la carte des mets ?

- Je vous ai vu lire le menu pendant cinq minutes . Les appellations de notre cuisinier sont sous copyright, donc vous nous devez deux euros pour usage de la carte même si vous n'avez rien consommé !

chaussures.jpgMême les fleurs de pavé sur le trottoir montrent des amorces de leurs appas gratuitement pour attirer le michton. Les bijoutiers-joailliers n'exigent aucune redevance du chaland qui admire ses oeuvres en vitrine.

Faudra-t-il payer demain pour lire les affiches des journaux dans la rue ? Ou contempler les reflets d'un coucher de soleil dans les yeux de sa belle ..?

Suite et fin sur le site des Dissident(e)s de Genève (DDG) ici

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La Tribune de Genève: " Et si la presse en crise était sauvée par un impôt?

La Tribune de Genève: " Le payant fait un retour tourmenté sur les médias en ligne"

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«Nous ne tolérons plus le parasitage de google»

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