08/03/2013

Unger zappe deux femmes et met à nu la vie privée des Genevois !

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Isabelle_Dubois.jpgJuste avant de quitter le Conseil d'Etat, P.-F. Unger (DARES) se débarrasse de fonctionnaires trop curieuses, trop indépendantes et empêcheuses de gouverner en rond: la protection des données privées des citoyens genevois est désormais exposée à tous vents ...comme leurs données fiscales ! Le caprice d'un magistrat en partance et tout est menacé !

 

 

La méthode écoeure et révolte !

Dans l'incapacité où le magistrat se trouvait de neutraliser la bienvenue curiosité des responsables de la Protection des données, il leur coupe les vivres et expose ainsi toutes les données privées des citoyens genevois aux quatre vents.

Ce faisant, Unger, à n'en plus douter, cire les pompes de Big Brother.

Les Préposées cantonales à la protection des données, une fois privées de leur budget (à l'examen du Grand Conseil dès le 14 mars 2013), ne pourront assurer leurs tâches stratégiques en protégeant les libertés résiduelles de notre population genevoise. (Photo: Isabelle Dubois, Préposée à la Protection des données et à la Transparence)

 


selfdefence.jpgS'il est un domaine qui mérite d'être protégé, c'est bien celui de la sphère privée des citoyens, qu'il s'agisse de leurs comptes en banque, de leurs dossiers médicaux ou, plus simplement, de leur droit de se rendre au spectacle ou dans des boîtes de nuit sans être filmés constamment à leur insu.

Si le Grand Conseil ne rétablit pas le budget de fonctionnement du/ de la Préposé(e) cantonal(e), la Loi sur l’information du public, l’accès aux documents et la protection des données personnelles (LIPAD) ne pourra plus être appliquée.

Cette loi a pour buts :

a) de favoriser la libre formation de l’opinion et la participation à la vie publique;

b) de protéger les droits fondamentaux des personnes physiques ou morales de droit privé quant aux données personnelles les concernant

unger.jpgP-F. Unger, le magistrat de tutelle, ne licencie personne en urgence. Il est trop élégant à l'égard de la gent féminine pour s'autoriser un tel acte chirurgical et se garde bien de s'aliéner le vote des femmes à l'approche des élections. Le PDC, remorque brinquebalante du PLR, a besoin de tous les suffrages pour se maintenir au Conseil d'Etat. En parfait roué, champion du sophisme et de la casuistique, avec la souplesse et l'inconstance d'une girouette PDC typique, il préfère la voie oblique en privant ces dames qui l'agacent et le gênent du « nerf de la guerre ». Il les affame, les désarme au lieu de les tuer. Au lieu de défendre sa propre administration devant la Commission des Finances, il reste embusqué dans son bureau après avoir fauché l'un des Services les plus stratégiques et les plus utiles au simple citoyen de la République et canton de Genève et à 460 entreprises et institutions genevoises.

Après tout, la direction de ce service n'est assurée « que par des femmes » ! Pourquoi se gêner ? Et ce n'est pas le Bureau de l'Egalité dont le silence est assourdissant, qui va comprendre la gravité de la situation et monter au filet pour dénoncer la mauvaise oeuvre de P.-F. Unger, non soumis à réélection en octobre 2013.

La protection des données cantonales des citoyens, amputée de ses ressources, devient ainsi, par le caprice d'un rat quittant le navire, une coque vide. L'institution existera sur le papier mais ne pourra plus débusquer les nombreuses violations de la vie privée des citoyens. Or le bilan des activités de cette modeste administration est excellent ! Seuls de mauvais esprits oseront établir un rapport de cause à effet entre l'admirable travail des fouineuses et redresseuses de tort acharnées à défendre les droits des citoyens et la décision de P.-F. Unger d'en finir – le plus discrètement possible - avec ces gêneuses.

Unger en « ladykiller », qui l'eût dit, qui l'eût cru ?

 

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Au moment où tous les Suisses se voient imposer une « carte santé » électronique (essai en cours au Tessin) où figureront toutes leurs données médicales ultra-confidentielles, un tel affaiblissement du contrôle des droits des citoyens et de la transparence empêche désormais d'appliquer la LIPAD, dernier rempart du citoyen contre les combinazione politiciennes, les abus d'autorité, l'arbitraire.

 

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Le Parti pirate genevois qui a eu le privilège de tester en exclusivité la sécurité et le fonctionnement de « l'urne électronique » en usage lors des votations « online » à Genève est particulièrement sensible et compétent en matière de protection des données de nos concitoyens. Il proteste et a lancé une pétition.

justiceusa.jpgLes victimes de cette basse manoeuvre politicienne ont cru bon de s'adresser au troisième pouvoir pour empêcher la commission d'un abus budgétaire qui lèse tous les citoyens en faisant tomber d'un coup le rideau sur la notion même de transparence de l'action étatique. Les recourantes devant la Chambre administrative de la Cour de Justice ont hélas été déboutées car, malgré l'indépendance proclamée de leur administration face à l'Etat, elles n'avaient pas qualité pour ester devant les Tribunaux. Summum jus, summa injuria !

Si le Grand Conseil se montre incapable de s'opposer à l'argumentation couleuvrine de P.F. Unger lors du débat budgétaire (agendé dès le 14 mars prochain) et ne rétablit pas le crédit au niveau du statu quo ante, pour le contribuable genevois, c'en est fini de la transparence et de ses droits fondamentaux de la protection de la sphère privée. Du même coup: Adieu au droit à l'information !

Curieusement, la presse ne semble pas avoir compris l'importance de l'enjeu, elle qui dépend non seulement des fuitages mais aussi de la révélation des dysfonctionnements de l'appareil de l'Etat par le biais de la LIPAD.

Rappelez-vous le notoire « règlement provisoire » décrété par P.-F. Unger pour interdire de fumer dans les lieux publics alors qu'il ne l'avait pas soumis au Grand Conseil !

Il avait fallu la sagacité, l'audace et le recours de deux avocats genevois, Mes Michel Amaudruz et Antoine Boesch pour que le Tribunal fédéral conclue à un ... abus de pouvoir et qu'il frappe un tel diktat du même P.-F. Unger de nullité.

Cette fois-ci, ce magistrat devrait faire sien le dicton :

Attention aux Ides de Mars !

» Site du bureau des PRÉPOSÉ-ES À LA PROTECTION DES DONNÉES ET À LA TRANSPARENCE (PPDT)

 Principales missions :

"Le préposé à la protection des données et à la transparence (PPDT) est une autorité indépendante, au service des citoyennes et citoyens. Le PPDT offre à toute personne concernée ses conseils pour lui permettre d'exercer son droit à être informée par les institutions publiques du canton sur leur fonctionnement (volet « transparence ») et à être protégée contre l'emploi abusif de ses données personnelles (volet « protection des données »).Pour ce faire, vous trouverez sous l'onglet « documentation » des fiches informatives et des formulaires vous permettant d'exercer vos droits.

"Sous l'onglet « institutions », vous trouverez la liste des institutions du canton de Genève avec le nom du responsable auquel adresser votre demande.

"Enfin, sous l'onglet « catalogue », vous accéderez aux types de données personnelles traités par ces mêmes institutions.

"Pour comprendre plus concrètement ce que sont la protection des données et la transparence, nous vous recommandons de visiter le service interactif ThinkData. Vous y trouverez de nombreuses histoires courtes proposant des solutions concrètes www.thinkdata.ch.

"N'hésitez pas nous contacter pour vos demandes de conseil"

Parti pirate -  Sphère privée et protection des données : L’article 13 de la Constitution stipule que toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile, de sa correspondance et des relations qu’elle établit par la poste et les télécommunications. Il protège également la personne contre l’emploi abusif des données qui la concerne. Le Parti Pirate veille à l’application rigoureuse de cet article dans la société de l’information et lutte contre l’espionnage numérique et le fichage des individus

» Que font-elles ? (Rapport d'activité 2012 des Préposé(e)s

» Loi sur l’information du public, l’accès aux documents et la protection des données personnelles (LIPAD)

» Pétition : Sauvez la protection des données et la transparence à Genève

»   Recours à la Chambre administrative de la Cour de Justice

» Parti pirate genevois

 

Conclusion: A vouloir se concentrer sur la lutte contre les seules  violences urbaines, nos autorités en oublient la sécurité des données personnelles qui circuleraient en terre inconnue sans la surveillance constante des préposés cantonaux et fédéral pour la protection des données. C'est à cause d'imprudences, de défaut de surveillance - et de la félonie d'employés - que le secret bancaire a été pratiquement zappé en Suisse, mettant en danger l'un des fleurons de la Suisse: notre place financière.

S'il ne rétablit pas intégralement le crédit de fonctionnement de nos Préposé(e)s, le Grand Conseil va donc  s'auto-mutiler lourdement et léser gravement les droits des citoyens.

 

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Commentaires

A ce stade, je crains surtout un règlement de compte du CE sortant et le remplacement de nos excellentes préposées par des hommes ou femmes de paille, des alibis obéissants.

Écrit par : Pierre Jenni | 08/03/2013

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