14/04/2013

Médecines dévoyées: les conclusions des sénateurs français font froid dans le dos !

senat.pngDans un blog précédent, nous avons montré le sérieux avec lequel a procédé la Commission d'enquête sénatoriale sur l'influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé pour aboutir à des conclusions accablantes.

Du reiki à la fasciathérapie, de la chirurgie à mains nues aux stages de chamanisme guérisseur, du pendule à la psycho-généalogie,  de l'irridologie à l'auriculothérapie, le marché  non scientifique des médecines "parallèles" forme un bazaar hétéroclite de pratiques fondées sur des théories pataphysiques les plus ésotériques, gnostiques, occultes, magiques. Elles ont l'avantage sur la médecine de Faculté de passer pour "naturelles" ou "bio" alors que la vulgaire aspirine, pourtant fort utile, elle, provient des cornues de la Big Pharma, a priori maudites car filles du "génie chimique".

La mode verte envahissante explique l'engouement du public pour ces voies qui privent souvent leurs victimes de traitements médicaux classiques pour les mener à une mort annoncée et prévisible.

La lecture du Rapport sénatorial fait froid dans le dos.

Qu'en est-il en Suisse ? Nul ne le sait ou ne s'en soucie. L'essentiel semble avant tout de sauvegarder le pactole potentiel, exensible chaque automne: la manne versée obligatoirement par les cotisants obligés à nos caisses-maladie. Un modeste pactole de CHF 68 milliards, en croissance constante.

chakras.jpgVoici donc, à titre documentaire, quelques pages du Rapport sénatorial de la République française sur l'état des lieux chez notre voisin. A notre connaissance, aucun franc n'est versé par nos préventocrates suisses pour prévenir les dangers mortels des médecines dévoyées.

Depuis que le sinistre Dr Luc Jouret, homéopathe, de l'Ordre du Temple Solaire (OTS) pouvait s'exprimer librement sur les ondes de la Radio suisse romande (RSR) ("L'Eternel présent") et faire l'éloge du "Voyage vers Sirius"sans la moindre contradiction et malgré les massacres de l'OTS: Silence radio !





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 L'antidote: un livre d'un médecin suisse...

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04:20 Publié dans France, Politique, Science, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

Commentaires

Ne vous est-il jamais venu à l'idée que la médecine de pointe était aussi une médecine sectaire? Qui élimine tout ce qui n'a pas été "scientifiquement prouvé"? Dont les représentants disent "je n'y crois pas" dès qu'il s'agit de thérapies dont ils ne connaissent rien?
Qu'en est-il en Suisse? Eh bien, l'académie médicale a réussi à faire interrompre l'étude très scientifique dite "PEK" - mandatée par le Fonds de la REcherche Scientifique, juste avant les conclusions, par notre responsable François Couchepin, en renvoyant les experts avant qu'ils ne puissent donner leurs conclusions.
Que la bibliothèque de la faculté de médecine détient un compartiment réservé à la médecine complémentaire qui n'avait pas le droit de se manifester? Et pourtant, le documentaliste à la retraite aujourd'hui et qu'il n'était pas question de remplacer quand il a quitté (je n'ai pas vérifié à ce jour) a fait une recherche intense sur toutes les expériences scientifiques au sujet des médecines complémentaires et les a publiées sur un site jamais cité.
http://medweb1.unige.ch/alternmed/
L'esprit sectaire est dans l'être humain et il faut cesser de séparer les bons et les mauvais.
De même pour les effets des traitements, pourquoi ne mettre en évidence que les failles des médecines complémentaires et louer les "progrès de la médecine" en minimisant ses échecs et les effets secondaires qui, eux aussi, peuvent être mortels.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14/04/2013

Bon, pour être honnête, je n'ai pas le courage de me taper le rapport complet.
Vous objecterez donc que tout ce qui va suivre n'est pas trop fondé.

Pourtant, dès les premières lignes, j'ai eu le sentiment persistant à longueur du billet que vous dénoncez presque unilatéralement la médecine parallèle ou du moins celle qui se targue d'une caractéristique holistique peu scientifique.

Je partage votre souci devant la crédibilité de certains, en revanche je ne pourrai jamais souscrire à faire le bien des gens malgré eux.

"Les pouvoirs publics ont néanmoins le devoir de protéger les citoyens contre ceux qui abusent de leur faiblesse ou compromettent leurs chances de guérison, voire de survie."

Non. Je ne comprends pas que vous puissiez cautionner un tel envahissement de l'Etat dans la sphère privée. A moins que ce ne soit dans le but de diminuer sa participation financière et assainir les caisses, mais alors il ne faut pas parler de protéger les citoyens.

Les extraits du rapport que vous nous donnez à lire sont choisis et tendancieux. Vous prenez parti contre et mettez en évidence les dérives sectaires. Vous mélangez ainsi le spirituel avec la santé, comme le font d'ailleurs les charlatans et les escrocs.

Je soutiendrais votre démarche si elle était plus nuancée. D'ailleurs, je suis persuadé que, parmi les thérapeutes qui ont été auditionnés, nombreux sont ceux qui dénonçaient de concert ces dérives.

Mon problème réside plus dans le fait que l'Etat se mêle de trop de choses et joue au bon papa empêchant d'autant la responsabilisation personnelle, et encourageant au contraire le laxisme, et le sentiment de protection avec l'épuisement des ressources qui en découle.
Ainsi l'Etat dysfonctionne par manque de moyens. A force de vouloir surprotéger les individus, il n'est même plus capable d'assurer ses tâches régaliennes.

Je ne peux vous suivre dans votre condamnation unilatérale des médecines parallèles. Il y aurait trop à dire sur ce sujet pour un petit commentaire sur un blog, mais en gros, je rejoins Mme De Meuron pour fustiger les apprentis sorciers que sont les tenant de la médecine officielle et validée.
Les dérives sont pour le moins aussi nombreuses que celles de la médecine alternative et ne méritent pas un traitement différencié au niveau des subventions de l'Etat.

Je relève en outre que ceux qui font l'effort de se diriger vers ces médecines alternatives se responsabilisent et essaient de considérer leur santé de manière globale en agissant en amont sur les divers comportements qu'ils soient alimentaires ou autres.
Pas toujours avec succès, mais la démarche est louable.

En outre, il ne faut surtout pas minimiser l'effet placebo amplifié par le caractère naturel de la démarche. Tous les médecins vous confirmeront que la guérison dépend d'une attitude mentale dans un très grand pourcentage.

Il est vrai que notre siècle semble confirmer les propos d'André Malraux qui assénait que le 21e siècle serait spirituel ou il ne serait pas.
Les dérives sont nombreuses et je souscris au souci de cette commission de trier le bon grain de l'ivraie.
Pourtant, par le peu que j'ai pu en lire, je suis très heureux de vivre en Suisse, berceau de l'homéopathie, où nos élus ont sagement réintégré quelques thérapies alternatives dans les remboursements de l'assurance de base.

J'évite aussi d'entrer en matière sur les objectifs de cette commission lorsque l'on connait le pouvoir des lobbies pharmaceutiques et les impacts financiers qui se chiffrent avec tant de zéros que ça en dépasse l'entendement des citoyens.

Mais c'est un tellement long débat que je préfèrerais que nous puissions nous entretenir autour d'un plat du jour qu'en tapant sur mon clavier.

Je reste pourtant un fidèle lecteur de vos interventions et suis reconnaissant que vous participiez si activement à la vie sociétale genevoise.

Écrit par : Pierre Jenni | 14/04/2013

Avoir du pouvoir sur autrui et gagner de l'argent en même temps est trop tentant pour que qu'une profession réunissant, parfois mais pas toujours, ces deux caractéristiques n'attire pas d'innombrables charlatans, conscients ou non de leur propre charlatanisme.
Lorsque un journal comme la TdG abrite un numérologue on est bien obligé de constater qu'une bonne partie du monde continue à vivre selon des savoirs d'une autre époque et préfère les illusions rassurantes à des réalités qui le sont moins.
N'importe qui peut dire n'importe quoi, bâtir un empire financier et se faire adorer par les foules en tenant compte de ce besoin humain.
Il se trouve simplement que certains prennent la peine, ont les capacités mentales et parfois financières de sacrifier de longues années à l'étude des savoirs qui dans une époque donnée et une société donnée ont été formalisés pour garantir à la majorité des malades des soins qui ne relèvent ni d'un amateurisme, fût-il bienveillant, ni de croyances invérifiables ou de la simple exploitation.
C'est la raison pour laquelle se mettent en place dans n'importe quelle société un système qui garantit que ces critères soient appliqués aussi bien que possibles. Ainsi n'importe qui ne peut se prévaloir d'être médecin et de voir ses patients se faire rembourses des frais de santé; n'importe qui ne peut pas non plus enseigner dans une institution financée par un Etat, faire la police ou s'arroger tout autre pouvoir.
Rien n'étant parfait "dans ce bas monde", le seul dont l'existence est certaine, il existe évidemment des médecins, des enseignants et des policiers plutôt médiocres et même parfois criminels et des gens sans diplômes ou formation officiellement reconnue qui ont ou auraient des qualités qui leur permettent ou leur permettraient d'accomplir ces tâches de manière remarquable, même s'ils sont peu nombreux.
Il est néanmoins évident que l'abolition des critères de qualité évoqués plus hauts, des études et des diplômes qui en attestent ne peut être considéré comme une solution pour aucune société ou Etat.
Il est par conséquent normal et nécessaire que des mesures soient mises en place et appliquées pour garantir que le système mis en place fonctionne et soit respecté d'un point de vue légal.
Il est aussi normal que des personnes, de bonne ou de mauvaise foi, qui aimeraient profiter des avantages offerts par les fonctions ainsi protégées cherchent à s'y insérer, soit en dénigrant ceux qui ont fait l'effort pour y accéder, soit en mettant en doute, pour la médecine avant tout, dont il s'agit ici, la validité de ses savoirs. Pour ceux qui sont de bonne foi, cela fait partie d'une démarche qui peut permettre aboutir à la prise en compte de pratiques ou de savoirs nouveaux, étrangers à la culture en question ou simplement marginaux dont ils sont persuadés qu'ils contribueraient au bien être général.
Pour ceux qui sont de mauvaise foi, il s'agit d'une forme de lobbying qui ne s'embarrasse pas de quelque morale que ce soit, mais qui utilise à leur profit la faiblesse ou la naïveté d'autrui.
Allusion a été faite à l'Ordre du Temple Solaire. De nombreux autres sectes, mouvements religieux ou non, gourous criminels ou non pourraient être évoqués, qui ont tous leurs défenseurs prêts parfois à sacrifier leur vie pour elles ou eux. Or lorsqu'il s'agit de croyances rien ne permet de convaincre ni du juste ni du faux et seule la force des lois peut trancher de ce qui est acceptable hic et nunc.

Écrit par : Mère-Grand | 14/04/2013

Que dites-vous des nombreux médecins qui pratiquent l'une de ces thérapies? Ce qui est intéressant, c'est qu'il s'agit souvent de médecins généralistes, ceux qui sont en contact avec le quotidien des malades et qui constatent à quel point diverses maladies ne sont pas guérissables par la méthode limitée à la science actuelle (dont une parties des affirmations apparemment pures et dures et certains médicaments changent régulièrement au fur et à mesure des études).
Je me souviens d'un pédiatre spécialiste dans l'asthme qui était venu à l'homéopathie pour trouver des solutions à une maladie handicapante pour les enfants. Il est éthiquement honnête d'élargir sa médecine quand celle-ci est insuffisante. Evidemment, l'art médical est très complexe et dès qu'on sort des sentiers battus il y a de l'errance avant de percevoir le juste chemin. Si l'on veut éviter cette errance, il faudrait que les facultés de médecine accepte d'étudier sérieusement les différentes thérapies alternatives, ce qui est en train de se faire doucement à la suite de l'acceptation de la votation "oui aux médecines complémentaires".
Ce que je déplore profondément, c'est que les plus virulents sont ceux qui n'ont pas une expérience profonde des sujets qu'ils dénoncent, soit en s'arrêtant à des expériences limitées et non éclaircies, soit en s'appuyant simplement sur des réflexions faciles et linéaires.
Ce qui est grave aussi, c'est qu'en jetant la pierre sur les médecines alternatives, on prive de bonnes solutions beaucoup de malades à qui la médecine conventionnelle se limite à prescrire des médicaments - et même parfois ou souvent sans grande conviction - sans tenir compte du vécu profond des malades.
Mettre aussi dans le même panier toutes les thérapies complémentaires est une démarche très grossière. On ne peut guère comparer l'iridologie (science de l'iris) avec la fasciathérapie (thérapie des fascias) par exemple.
Pour conlure momentanément, je dirais qu'un bon scientifique expérimente avec rigueur ce dont il veut parler et ne se contente pas de dire "je n'y crois pas" en se basant sur quelques récits d'échec, comme s'il n'y avait pas d'échec en médecine conventionnelle...
Petite anecdote: lorsque l'homéopahtie a commencé à se répandre en Allemagne, le gouvernement a mandaté un médecin très rigoureux pour enquêter. Au vu de ce qu'il a observé, ce médecin est devenu un excellent homéopathe. Si tous les médecins avaient la rigueur d'expérimenter avant de critiquer, bien des malades iraient mieux et les caisses maladie dans la même foulée!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 15/04/2013

Sujet très vaste, mais le clivage "naturel" et "pas- naturel" est hors de cause, contrairement à ce que déclare plus haut M-F., les médecines alternatives sont également prouvées "scientifiquement", mais n'intéressent pas l'industrie pharma, car non-brevetables !

Cette guerre entre chimiothérapique et plantes ou substances dites naturelles est absurde dés-lors que 99% des molécules synthétiques ont été copiées et isolées par les laboratoires chimiques, c'est ce qu'il leur a permit de breveter ces molécules, une fois isolées !!!

Maintenant, dans les améliorations permettant de prolonger les brevets, dans bien des cas, les chimistes continuent de singer la "nature" en y ajoutant des complexes déjà présents dans les plantes d'origines !

Juste un détail, les copies ne valent pas toujours, voir presque jamais, les originaux et de toute façon, la mainmise mafieuse des pharma, va bientôt tomber !

Mais cela pour d'autres raisons !!

Écrit par : Corto | 15/04/2013

s'il existe une branche de la médecine ou la Scientologie aura facilité à installer de faux médecins c'est dans le domaine des faiseurs d'Anges et dans tout ce qui touche de près ou de loin des Bio machins ou trucs indectables à l'oeil nu mais d'autant plus dangereux surtout pour les cerveaux humains ainsi entourloupés malgré eux dans la spirale infernale du doute.Pour mieux régner qu'y a t'il de mieux?
Certains de ces faiseurs d'Anges avaient même pignon sur rue à une certaine époque.Des septicémies en trop grand nombre ont ouvert les yeux aux médecins de famille qui agirent avec intelligence pour stoper ce qu'il faut bien nommer, de vulgaires bouchers sans doute adeptes de celui nommé l'Ange par ses victimes ,l' horrible Mengele
La Scientologie marche aux précepts de l'éradication de la couche la plus défavorisée et surtout du recyclage et de la récupération afin de mieux emboruiller l'esprit des citoyens

Écrit par : lovsmeralda | 15/04/2013

Bien vu Corto !

Écrit par : Pierre Jenni | 15/04/2013

Pierre, les premiers responsables de ces dérives, ne sont pas vraiment les industriels de la pharma, mais tous les consommateurs et les systèmes de santés basés sur des couts exorbitants !

Un Suisse moyen explose 6'000.-- par an pour sa santé, dés lors bien sur que les mafias viennent se greffer sur la vache grasse !

Il est urgent de baisser les cout de la santé et d'arrêter de consommer pour consommer et surveiller une hygiène minimale, ainsi nous y gagnerons par les deux bouts !

80% des maladies chroniques sont dues à des excès de médicaments et les populations ne connaissent plus la différence entre "remède" et "médicament", ce n'est pas pour rien que l'office helvétique de contrôle des "médicaments" à choisit comme publicité le terme obscène de "Swissmedic", ça en dit long !!

Écrit par : Corto | 15/04/2013

Silence et censure sur les fabriquant d'arômes chimiques, c'est bon signe !!

Écrit par : Corto | 18/04/2013

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