29/12/2013

Valdo Sartori, prince du micro...a déconnecté le fil de sa vie

valdosartori.jpgValdo Sartori, l'un des collaborateurs les plus connus – et reconnus – de la Radio suisse romande (RTS) n'est plus.

Prince du micro toujours, comédien parfois, orateur et speaker hors-pair 7 jours sur 7, improvisateur chronique et récidivant, Valdo fut aussi un technicien émérite et un homme de bien. Nul autre que cet homme d'une élégance et correction parfaites ne maniait le verbe avec une telle aisance et ne savait mixer mieux que lui dans son chaudron électronique les bruits d'ambiance et ceux de la vie pour les diffuser sur l'antenne de Sottens, d'abord, avant qu'il ne crée, en parfait pionnier, sa propre station de radio (concurrente!) dans le Gros-de-Vaud et, depuis sa retraite active des studios, sa propre station de radio Internet ! Ce super Monsieur Loyal sublime, tout de simplicité et de prestance, n'avait pas son pareil pour vous présenter le dernier concert symphonique de l'OSR ou de l'Orchestre de Chambre de Lausanne, servi qu'il était par sa diction et sa prosodie parfaites...comme on n'en fait plus.


 

 

valdosartori.jpgLui seul parvenait à prononcer correctement, sans ciller ni ne jamais bafouiller, des termes aussi faciles que Köchelverzeichnis ou pire...Gennady Rozhdestvensky. Improvisateur de génie, quoi qu'il advienne, il savait toujours retomber sur ses pattes avec un sens de l'a-propos inégalable. Et il se plaisait à rire en racontant ses propres acrobaties funambulesques au micro... Les pannes, imprévus et joies du direct semblaient même le stimuler.

Notre radio-maniaque vient de tirer sa dernière prise et nous laisse... sans voix. Sa disparition me fâche car je lui avais promis de lui apporter un récit d'une mémorable journée de labeur en sa compagnie, dans les années 1980, pour ce qui s'appelait encore « La Deux » et non « Espace 2 ». Je l'avais prévenu que je dirais « tout sur lui », sans réserves... Sa curiosité en avait été titillée.Voici donc, à titre posthume, la folle journée mémorable vécue en sa compagnie il y a une trentaine d'années déjà...Il m'avait déjà promis d'enregistrer mon récit à son studio-maison pour le diffuser sur sa radio du Net. Il n'aurait rien trouvé à redire à mon texte, comme je le connais: capable d'auto-dérision. Trop tard !

bandes magnétiques.jpgDurant la « rupture de grille » estivale, de « La Deux » - la chaîne culturelle et musicale de la Radio suisse romande, accordait le privilège à ses meilleurs collaborateurs de concevoir une journée de programmation libre, selon leurs propres goûts, caprices et fantasmes. Une carte blanche où ces privilégiés s'éclataient en diffusant sur les ondes ce que bon leur semblait durant 18 heures, soit de 6 heures du matin à minuit. A cette heure-là, jadis, c'est souvent lui qui déclenchait en un tournemain les 18 émetteurs et réémetteurs en FM de toute la chaine, en recommandant aux auditeurs d'aller écouter la Radio romande sur l'antenne de Sottens, en ondes moyennes et en modulation d'amplitude (médiocre). Une liberté totale...pour cette carte blanche remise à la nomenklatura du studio, y compris pour La Journée à Valdo. Chacun de ces programmateurs uniques d'un jour pouvait s'adjoindre le concours de collaborateurs subalternes recrutés dans la Maison. C'est ainsi que j'avais été choisi, malgré mon appartenance principale à la télé « genevoise », pour prêter main-forte au Vaudois Valdo Sartori pour sa Journée Simenon.J'avais eu l'imprudence d'accepter...

minuitmoinscinq.jpg

 

-Il faudra qu'on mette les bouchées doubles car j'ai prévu deux émissions d'une heure et demie chacune sur Georges Simenon ! me confie Valdo, dès son arrivée en trombe à la Gare CFF de Lausanne, à 8 heures du matin où il vient me cueillir comme main d'oeuvre auxiliaire. Je n'apprendrai qu'au dernier moment, alors que notre émission de 17 heures a déjà commencé en direct, quel est mon rôle exact dans sa sartoriade !

Il m'emmène à tombeau ouvert à travers les rues de Lausanne pour gagner les studios de la Sallaz, à Chailly s/Lausanne.

- J'ai déjà fait sortir les archives et tu auras une stagiaire-journaliste pour te prêter main-forte pendant que je concevrai les émissions.

J'ignore encore ce qui m'attend. Ce qu'il attend de moi. Son idée de ses deux émissions m'échappe encore. Et pour cause : il n'a aucun plan, aucun projet logique, aucun document qu'il puisse partager avec autrui car il invente au fur et à mesure des besoins ! Il serait capable de se lancer dans la construction d'une cathédrale sans le moindre plan. Et des idées, il vous en pond une myriade par minute !

- La première sera diffusée à 17 heures ! Tiens voilà les archives. Débrouille-toi avec la stagiaire.Tu peux dégrouper les « bobinos » par thème pour commencer pendant que je m'occupe des sons d'ambiance.

tete_cassette.jpgLa stagiaire est une jeune femme exquise mais je crois lire dans ses yeux une once d'effroi car c'est son premier jour de travail dans un studio de « radiophonie ». Pas le temps d'aller faire connaissance avec la donzelle ni de faire le joli cœur avec elle devant un café. Chez Valdo, on bosse au rendement  et à la vitesse de l'éclair.  Je vais découvrir pire : nous allons travailler à flux tendu ! Et même "contre la montre" !

Je charge donc la stagiaire d'écouter les archives sur bandes magnétiques 6 mm., l'une après l'autre, pour en tirer des éléments que nous allons dégrouper et réunir par thème : « Simenon et la nourriture », « Simenon et les femmes », « Simenon et les chalands sur les canaux », « Simenon et la Suisse », etc. Et j'écoute, pendant ce temps, une autre pile de poussiéreux « bobinos » d'archives pour y pêcher des séquences à exploiter.

 

yeuxetonnes.jpg

« Ma » stagiaire a compris et déjà elle s'apprête à attaquer son travail de Sisyphe car « les archives » représentent des piles de rouleaux de 35 cm de diamètre. Pour tout écouter, il faudrait des semaines, à condition de s'y mettre à plusieurs. Il s'agit, une fois les « bons » passages repérés, de les copier sur une autre bande magnétique en couplant un enregistreur-diffuseur Studer sur un autre Studer récepteur. Ainsi, les originaux demeurent intacts. La maîtrise de potentiomètres et d'une table de mixage est nécessaire à cette opération. Chaque portion ainsi copiée doit être précédée et suivie de 30 centimètres, de bande plastique non enregistrable : les « amorces ». Je m'occuperai donc de ces opérations et du montage de chaque élément tout en écoutant une autre archive sonore au casque pendant que Valdo, lui, s'occupe des sons d'ambiance dont il va concocter de ses dix doigts un savant cocktail pour illustrer les éléments « parlés » ou s'en servir comme autant de « ponctuations sonores » chargées de « créer une ambiance », comme il dit. Un travail de bénédictin !

studer.png- Ne vous amusez pas à tout écouter, ça prendrait trop de temps, Mademoiselle. Allez-y à l'instinct et à l'intuition, un peu au hasard, procédez par pointage quand vous constatez que les interviews portent et durent sur un sujet « porteur » particulier comme « Simenon et la mort », "Simenon et la psychanalyse" etc. Et tâchez d'apprendre à comprendre ce qui se dit sur une bande magnétique se déroulant à vitesse double. Ainsi, on gagne du temps !   Une fois repérés par vos soins, je copierai les éléments choisis, y ajouterai une amorce de début et de fin et je collerai l'étiquette sur laquelle j'inscrirai le thème du contenu avec sa durée en minutes et secondes. Compris ? Si on se met à écouter au préalable tout ce qu'on va diffuser, on ne s'en sortira pas ! Quelques sondage sur la bande suffisent à nous prémunir contre toute surprise fâcheuse...(jurons, nec sequitur etc.)

Voilà mes seules instructions dispensées à ma stagiaire qui ouvre des yeux en boule de loto. J'espère qu'elle ne va pas en conclure que toutes les émissions se préparent à la manière de Valdo Sartori. Car il faut des nerfs solides pour suivre le « Mastro » !

Le ton fébrile et précipité de Valdo et le mien n'est pas pour rassurer notre « bleue ». Le travail qui nous attend, pratiqué selon les normes professionnelles de la Maison, prendrait plusieurs jours, avec un producteur, un illustrateur sonore et un réalisateur et - pourquoi pas - deux secrétaires et assistantes. Et quelques séances de discussion pour rédiger un script des deux émissions, en bonne et due forme. Valdo, au contraire, comme les grands chefs des restaurants 3 étoiles, opère à flux tendu, vit' fait sur l'gaz. Avec du personnel auxiliaire recruté à la télé genevoise et flanqué d'une stagiaire débutante !

simenon.jpgL'angoisse monte. La course contre la montre a commencé. Il est 16 h. 30 et le studio de continuité exige que nous apportions l'émission pour sa diffusion à 17 heures. Simenon va parler... Il sera à l'heure, lui.  Que ce retard est inadmissible, etc. Or d'émission, nous n'avons même pas l'ombre disponible ! Depuis 8 heures et demie du matin, nous n'avons pourtant cessé de nous affairer aux préparatifs de notre opus.

 La porte du studio s'ouvre et je suis à cran. Une intruse vient encore à son tour demander « à quoi on en est ». J'éconduis l'importune en termes vifs :

doorslamming.jpg- Madame, c'est pas l' moment de venir baguenauder ici en touriste ! Chaque seconde compte !

Et je lui montre la porte. Penaude, l'intruse s'en va comme une mouche égarée aux confins d'un nuage d'insecticide.

- Tu sais que c'est la productrice responsable de l'émission ?, me fait remarquer Valdo

- Non, je ne savais pas !

Peu m'en chaut, dussé-je y perdre mon cachet pour "insolence" ou "harcèlement". L'essentiel est que l'émission passe et nous sommes loin du compte. A mon insu, je viens de congédier sans ménagement la responsable financière et administrative de nos émissions !

- Je vais composer l'intro sonore maintenant ! nous explique Valdo, le visage extatique, comme s'il était sur le point de parachever une Symphonie inachevée.

- T'as vu l'heure qu'il est ? 16 h. 45 ! fais-je remarquer au Maestro...qui hausse les épaules.

 Et là, je contemple les dizaines de bobinos épars, en vrac, sur la vaste table en bois brut qui nous sert de champ de bataille...Une émission virtuelle en devenir potentiel...

rossignol.jpgL'adrénaline – et un peu de moutarde – me monte au nez car je vois alors que Valdo s'ingénie encore, en opiniâtre de la onzième heure, à produire un introït aussi artistique que complexe où doivent se superposer et se chevaucher par instant, successivement : le tintement d'un réveille-matin, le son du glas, des pas dans le gravier, des voix basses de personnes rendant les honneurs dans un cimetière, des chants d'oiseaux au lointain et le sifflement et le halètement d'une locomotive à vapeur. « Pour créer une ambiance » insiste-t-il, pénétré de son sujet. Chaque son provient d'un reveilllematin.jpgappareil--source différent, des magnétophones, deux platines pick-up, une cassette et même de son micro par lequel il peut ajouter des bruits de bouche si une telle fantaisie l'inspire soudain.  Les longs doigts fins de Valdo pianotent avec virtuosité sur une table de mixage, le creuset où se marient ses sons. Comme celles d'un pianiste ou d'un apothicaire concoctant de la thériaque ou une autre panacée. Perfectionniste, il s'y reprend à plusieurs reprises, jamais satisfait de son opus qu'il veut parfait. Le temps presse. Il est 16 h. 55 ! La régie de continuité rappelle et hurle en exigeant l'émission de 17 h.

- Ça vient , ça vient ! Du calme svp ! Et je raccroche, furieux de ce nouveau contretemps. La stagiaire demeure pétrifiée et sans voix au cœur de l'agitation.

- La voici l'intro sonore  ! Je t'ai bien dit qu'on y arriverait ! triomphe enfin Valdo, "aux anges",  en brandissant son opus ...

Je garde mes jurons pour moi et m'exclame :

- T'as prévu une intro parlée pour présenter l'émission ? fais-je remarquer.

  - Tu montes, toi, avec mon intro sonore dans une main et un ou deux bobinos dans l'autre et t'improvises une intro en direct à l'antenne. Vas-y ! Le temps presse !

tablemixage.jpgPuis Valdo me tourne le dos et se penche à nouveau sur un nouveau mixage savant de sons, puisés dans sa sonothèque personnelle, inépuisable. Il est accro aux sons de la vie ...et de la musique classique ou populaire... au Kiosque à musique.  Un être adaptatif, très cultivé et ultra-rapide du neurone. Surtout dans l'humour qu'il manie avec finesse, à la vitesse de l'éclair...

Je gravis quatre à quatre les rampes d'escaliers qui me mènent, deux étages plus haut, au studio de continuité. Il est cinq heures moins une minute ! J'ai le cœur qui bat et suis essoufflé.

Je prie le régisseur de diffuser 30 secondes de harpe (c'est neutre et reposant) pour que je puisse reprendre mon souffle après le flash-horaire des infos. « N'arrivez jamais essoufflé au micro car on ne se rattrape jamais », nous enseignait un très ancien ponte de la Radio : Georges Hardy. J'applique son conseil puis improvise une intro en direct pendant que le technicien charge deux magnétophones Studer de mes deux bobinos... Je viens de "vendre" au public avec enthousiasme et conviction une émission alors qu'elle n'est pas terminée et que je n'en connais pas vraiment le contenu puisque j'ai fait confiance à ma stagiaire et que j'ai écouté les extraits d'archives grosso modo au double de la vitesse du défilement normal de la bande magnétique pour gagner du temps !

mon-nagra-et-moi-souvenirs-mus-d-une-reporter-radio,M103189.jpgEt je redescends l'escalier quatre à quatre alors que le technicien me fait remarquer que de l'émission d'une heure et demie, il ne dispose que de 3'45'' secondes ! A ce moment, la stagiaire, hors d'haleine, elle aussi, survient, chargée de trois autres bobinos providentiels représentant, à vue d’œil, cinq bonnes minutes d'émission supplémentaire ! Nous allons ainsi bâtir, durant une heure et demie, une émission qui se diffuse tout en se créant. Comme une baignoire qui se viderait et se remplirait en même temps. La régie de diffusion nous appelle au téléphone interne quand il ne reste plus que deux minutes de bande et qu'il s'agit d'approvisionner la singulière mangeoire.

- Ah, encore un détail, me corrige Valdo, le mot "mentor" se prononce comme dans "maintenant" et non comme dans "menteur", tu le savais pas ?

Le maestro, que je croyais absorbé à 100 % dans ses mixages élaborés, a eu le temps de m'écouter, en plus, en train de vanter notre émission non existante, en direct sur le retour d'antenne !

A l'étrange enseigne du  "Studio Sartori", le Maestro est à nouveau occupé par un nouveau mixage savant, cramponné à sa table de mixage, puis sautant d'un appareil à l'autre pour l'enclencher ou le déclencher au bon moment, abaissant et relevant quatre potentiomètres en même temps. Ses mains courent sur ses appareils comme une araignée en mal de rut. J'entends des bruits d'eau, des cris d'enfants qui jouent au ballon, encore des oiseaux aquatiques pour créer « la prochaine ambiance sonore » lorsqu'il s'exclame:

- C'est pour le chapitre « Simenon et les canaux ». T'as quelque chose sur ce thème dans les bobinos « pbarge.jpgarlés » ?

Sans un mot, (car je n'en peux plus de ce stress) je lui apporte quatre bobinos de « parlé » sur les canaux et les chalands. Il s'empresse d'en faire un bout-à-bout avec une agilité impressionnante.

La stagiaire apportera ainsi l'un après l'autre les éléments au studio de diffusion.Je fais un bout-à-bout de plusieurs bobinos sur « Simenon et la sexualité » ce qui nous vaut – ouf !- 8 minutes d'avance sur...notre retard. Et je précise à la stagiaire qui emporte ma tranche d'émission : «  Simenon prétend s'être tiré dix mille femmes . Tâchez d'écouter la séquence !». Elle rougit un peu et se précipite au studio de diffusion avec les 8 minutes.

Après tout, les cathédrales se construisent aussi pierre par pierre. Il est vrai que leur érection peut durer des siècles...C'est plus rapide chez Valdo. Alors une émission de radio qui se diffuse au fur et à mesure qu'elle se fabrique, n'a rien de singulier dans sa logique d'hyper-actif créatif.

Finalement, la juxtaposition dans le temps et le collage de tous nos éléments « parlés » et « sonores », au prix de mille va-et-vient, a débouché sur une émission parfaite, sans la moindre anicroche. Je l'ai réécoutée dans sa version telle que l'auditeur a pu l'entendre et j'ai félicité le « maestro » de sa « maestria » pour l'harmonie et l'unité de « son » opus :-) L'auditeur n'a jamais eu à connaître les affres de nos coulisses...

La seconde émission d'une heure et demie ? Nous avons quelques heures de battement avant de l'attaquer, sur un mode plus moderato ma non troppo: elle est prévue à 21 heures. Le temps de croquer un sandwich ? Et là, j'entends Valdo proposer une incursion dans un restaurant du voisinage ! J'émets une molle objection...

Deux autres expériences similaires m'ont familiarisé avec la « méthode Sartori » : du savoir, du savoir-faire, de la culture, du talent, un sens de l'improvisation de de l'humour toujours pratiqués comme un des Beaux-Arts et une voix douce, claire et bienveillante. Donc : un communicateur-né. Une institution au cœur d'une institution proche du peuple des auditeurs de la Suisse romande ...et de bien plus loin.

Valdo, tu nous manques !

Et tu demeures sans successeur connu. (jaw)

 

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Et m....!  Maintenant que tu nous as lâchés, je ne pourrai pas m'exprimer sur ta Vox Nox, ta Radio des jeunes Seniors comme nous en étions convenus ! Là, je dois reconnaître que je n'ai pas été assez rapide pour te suivre...

 

 

 

 

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» Hommage à Valdo Sartori : Le Kiosque à musiques, édition spéciale !

 

 Hommage à Son Altesse (suisse) ...le NAGRA !

 

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» Hommage de Christian Kursner

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24 Heures: Autres hommages à la mémoire de Valdo Sartori ici

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Commentaires

Magnifique hommage, comme seul Jacques-André Widmer sait les faire. Sur le tas, aussi. Merci: j'ai un peu connu Valdo et je le voyais gesticuler en lisant ce "papier".
Merci.

Écrit par : Roger | 30/12/2013

Bel hommage en effet.

C'est curieux, quelqu'un m'a parlé de lui il y a à peine quelques jours par mail.

Mes condoléances à tous ceux qui l'aimaient.

Écrit par : Jmemêledetout | 31/12/2013

Puissent les émules et/ou élèves de ce fabuleux bonhomme ne pas laisser partir dans la nature de telles capacités qui montrent bien que l'homme peut toujours domestiquer la machine !!!

Et ne pas se laisser "embobiner" par des contraintes uniquement matérielles !!!

Et n'oublions pas: le kiosque à musique (un gigantesque outil de promotion de notre culture) fait partie de notre cohésion nationale, tant il est vrai qu'il (Valdo) s'était identifié à la chose sans avoir besoin de prosélytisme outrancier !!!

La musique adoucit les moeurs !!!

Écrit par : Sir de St-Cyr | 31/12/2013

Magnifique, texte, vraiment et expérience inoubliable sans doute...
Vous avez de la chance d'avoir pu travailler avec un tel "monument" de radio.
Merci de m'avoir fait connaître une facette supplémentaire de ce personnage dont j'aimais la voix, la gentillesse, l'esprit et l'enthousiasme à chaque fois qu'il prenait la parole.
Paix à son âme et pensées amicales à tous ses proches.

Écrit par : A. Piller | 01/01/2014

Hééé mais ça m’intéresse moi ça !!! Je peux avoir d’autres infos s’il-vous-plait ? Merci beaucoup

Écrit par : afps et asaf | 07/01/2014

@afps et asaf: Qu'aimeriez-vous savoir de plus ? Des infos sur quoi ?

Écrit par : jaw | 07/01/2014

Les commentaires sont fermés.