26/12/2014

Le "paywall" de TAMEDIA , fossoyeur de la presse résiduelle ? (I/II)

berlinwall.jpgTamedia vient donc d'annoncer qu'elle va ériger dès janvier 2015 un Mur, le paywall, pour se prémunir contre l'action de voyeurs qui s'imaginaient profiter encore longtemps d'une presse gratuite.

Plus de perles aux pourceaux ! Beau paradoxe à une époque où les têtes de linottes préconisent à tue-tête la suppression des frontières entre Etats-nations en Europe et dans le monde entier comme gage de lendemains qui chantent et de paix perpétuelle... Un mur, tel est le cadeau de Noël de l'Ogre de papier ! Et s'il s'agissait d'une automutilation qui s'ignore ?


bourse.pngEnfin, à vrai dire, la presse online n'a jamais été intégralement gratuite sur le Net. Comme les strip-teaseuses, elle exerçait ses séductions, à doses homéopathiques,  en dévoilant les parties les plus affriolantes de son anatomie: crimes, catastrophes naturelles, guerres, conflits, amours malheureuses de divas, heurs et malheurs de tennismen, naissances d'oursons dans nos zoos ou de veaux à deux têtes dans nos étables... Comme un porte-jaretelle noir sur chair blanche, il s'agissait d'attirer le client et de faire monter en lui le Serpent de la Convoitise...

Ces préliminaires affriolants visaient à faire de nous tous des addicts de presse.

Tout va changer ! Les strip-teaseuses sont en grève:-) !

 

porte-jaretelle.jpg

Tamedia entend désormais arracher sa livre de chair aux lecteurs sur écrans. Le tarif de cette prédation légitime n'est pas encore fixé. Prédation légitime, oui, car l'information a un coût. Surtout livrée sur papier. Les éditeurs de journaux ont déjà été frappés de plein fouet par le transfert massif de leur ressource principale – les annonces publicitaires – au profit du Net. Cette manne qui a fourni une rente de situation à la presse durant des siècles, migre inexorablemen vers les écrans.

L'antidote a-t-il été vraiment bien choisi ? Nous nous permettons d'en douter.

Pour redresser la barre du navire en péril, voici que le surfeur, va donc devoir cracher au bassinnet.

Que signifie cette expression ?

Dans l’armée protestante se trouvait bon nombre d’individus réunis en compagnies franches, sorte de bandes irrégulières et indisciplinées qui, n’étant pas soldées, se payaient de leurs mains en pillant et ravageant les campagnes, tantôt implorant des secours à la manière des mendiants de Gil Blas, l’escopette au poing, et tendant leur casque appelé bassinet, pour faire, comme ils disaient, « cracher au bassinet » et, le plus souvent, arrêtant les passants qu’ils détroussaient sans merci et allant même parfois jusqu’à s’emparer de villages entiers, qu’ils saccageaient, incendiaient et dont ils massacraient les habitants sans pitié (Wikipedia)

Consolons nous: des antidotes et une martingale pointent déjà l'horizon...

 

rotatives.jpg


Prochain épisode: La riposte du lecteur averti

 

00:16 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.