19/03/2015

L'inadmissible torpillage (avorté) du Café de l'Hôtel-de-Ville

glozubookcover.jpgUn acte iconoclaste vient d'être évité de justesse. Le café de l''Hôtel-de-Ville vient d'échapper en même temps que son sympathique aubergiste, à un acte iconoclaste irréparable. Au prétexte névrotique obsessionnel de" mises aux normes" et d'une alléguée nécessité de se conformer aux exigences d'un hygiénisme tatillon, le Conseil administratif « exigeait » l'ouverture d'un crédit de plusieurs millions de francs pour de telles opérations somptuaires qui eussent, de surcroît, provoqué la fermeture de l'établissement durant deux ans et la mise au chômage de tout le personnel. On a donc frisé la catastrophe !


cafhoteldeville.jpgTels des vandales dans un magasin de porcelaine, les membres du Conseil administratif invoquaient l'urgence impérieuse d'une rénovation lourde. Le Conseil municipal, a la faveur d'un débat fort animé, n'a pas été dupe de tels arguments, lui préférant une formule douce, graduelle et plus légère, prenant en compte les désirs de la clientèle, du personnel, et de M. Glauser - dit Glozu - prêt à participer de sa poche à une telle rénovation.

Cet établissement historique illustre est exploité depuis 30 ans par le même patron, avec succès, à la satisfaction de tous.

A les écouter, nos iconoclastes de pacotille, ont tenté de faire croire que l'établissement était sur le point de s'effondrer et qu'on risquait l'intoxication alimentaire à vouloir savourer les mets délicats figurant à la carte depuis des décennies. Ledit établissement accueille pourtant depuis des années des députés, des personnages illustres, des Conseillers d'État, des diplomates mais aussi un nombre important de touristes. Sans que nul ne se soit jamais plaint de quoique ce soit !

Nul n'a en effet reçu de pierre en folie sur la tête ni n'a dû être transporté aux urgences après avoir goûté à de la soupe parfumée à la mort-aux-rats chez Glôzu. Il était bon que cela fût rappelé.

Quelle audace d'avoir osé porter à l'ordre du jour un objet aussi controversé en période préélectorale !

Le Conseil administratif (Executif) à majorité rose-verte a franchi un pas de clerc. Il n'a pas été suivi par le Conseil municipal (Délibératif). Ouf ! Les millions de francs exigés pour une réflexion lourde, ont été refusés en pleine campagne électorale.

Ce désaveu massif et cinglant démontre qu'une majorité refuse désormais un tel gaspillage, au prétexte qu'il faudrait sur l'heure se conformer aux normes sans prendre en compte le moins du monde les intérêts de la clientèle, du personnel, du patron et de la qualité du bâtiment historique.

L'établissement emblématique devient ainsi ipso facto l'un des enjeux symboliques majeurs de la campagne électorale actuelle!

On ne touche pas impunément aux lieux emblématiques de notre ville.

Le Café de l'Hôtel-de-Ville, au même titre que nos parcs, nos monuments et nos lieux de culture, touchent au sacré.  Les maisons, en effet, appartiennent aussi à ceux qui les regardent.

Une rénovation graduelle en douceur : oui.

Des actes de vandalisme: NON!

Les précédents sont nombreux à Genève où les démolitions de bâtiments publics ont été appelées de leurs vœux en invoquant des défauts d'hygiène ou de sécurité. Le truc est éculé. Il ne marche pas toujours comme l'espèrent les iconoclastes. Exemples:L''Hôtel Métropole dont la molasse était prétendument rongée par les intempéries. Il fallait, là aussi intervenir en urgence voire le démolir. Ce joyau du domaine bâti genevois a été sauvé par un référendum.

Il en va de même des Halles-de-l'Ile: leur long séjour les pieds dans l'eau aurait miné les pilotis de l'édifice qui menaçait de s'effondrer. La situation était, paraît-il, critique et irrémédiable, selon le Département cantonal des travaux publics. Un crédit était sur le point d'être voté pour démolir cet autre joyau historique de l'architecture genevoise. Des esprits plus avisés que ceux des promoteurs ont mis un terme à ce projet de démolition.

 

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Rien de nouveau sous le soleil ...

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Commentaires

N'oublions pas l'ancienne buvette du Jardin botanique, remplacée par un bunker de luxe.

Écrit par : Mère-Grand | 19/03/2015

et quid du Musée d'art et d'histoire ?

Écrit par : cecilia maurice | 21/03/2015

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