24/05/2015

La sangsue BILLAG doit cesser sa prédation !

billagno.jpgTrop de pouvoir en trop peu de mains, cela porte un nom : une oligarchie. A la faveur de l'examen de cette nouvelle taxe qui «  pourra aussi être abaissée si cela est souhaité» (sic!), selon la stupéfiante déclaration du président de la SSR, Raymond Lorétan à la Schweiz am Sonntag, l'occasion de redistribuer les cartes est trop belle pour que le peuple la laisse passer. Et qu'il vote NON à cette loi attrape-nigaud. Nos entreprises, déjà frappées par le franc fort, ne méritent pas une telle punition. Votons tous NON!


billagno.jpg«Le service public pourra tout autant être redimensionné avec le nouveau système » assure le diplomate valaisan, dans la meilleure tradition de la casuistique PDC : demain, on rasera gratuit !

 

Certes, la Suisse quadrilingue et montagneuse exige des infrastructures techniques plus coûteuses qu'ailleurs pour alimenter nos populations en sons et en images mais cette exception ne saurait légitimer ni la pérennité d'un monopole de fait dans notre pays ni la juteuse rente de situation dont se repaissent depuis trop longtemps des nuées de parasites mafieux.

D'un demi milliard de francs en 1984, la redevance a produit des recettes qui ont triplé en 2014 en fonction de l'augmentation de la population.

Où s'arrêtera le Minotaure si on laisse la bride sur le cou du Conseil fédéral pour augmenter (ou diminuer ... Hi Hi!) par simple décret annuel des augmentations de la taxe BILLAG au gré de ses caprices ou des nouvelles exigences de la SSR ?

Et cela sans que les Chambres fédérales n'aient leur mot à dire !

Le Palais impérial du futur siège de la RTS projeté à l'ombre du campus de l'EPFL est-il vraiment nécessaire ?

 

campus-maquette-cp.jpg

 

(document RTS)

Mais ce n'est pas tout.

D'autres prédateurs que BILLAG plombent éhontément le budget de la SSR à leur profit : les mafias du sport-spectacle !

Cette prédation chronique massive, sans la moindre prestation ou créativité de la SSR, fait les beaux jours des  mafias du tennis, du foot et de la F1. Elles imposent à prix d'or à la SSR l'achat de spectacles accessibles sur toutes la chaines internationales sans bourse délier ! Cessons de gaver ces mafias et favorisons la production de nos émissions originales.

Un autre Valaisan, le « Parrain » Sepp Blatter, dont les bienfaits ont été chantés dans deux livres mémorables, participe joyeusement à la prédation épidémique de la SSR en vendant à prix imposés ses tranches de foot-spectacle. Boycottons sans regrets ces ventes forcées alors que leurs produits sont accessibles partout ailleurs sur les autres chaînes sans bourse délier !

La SSR - et l'on comprend pourquoi - refuse d'avouer le montant des "droits de transmission" payés pour les "JO de Poutine" en justifiant sa discrétion par un accord secret passé avec le vendeur :-)  Une telle opacité est scandaleuse en démocratie.

 

blattermafia.jpg

 

 

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 Le gavage d'une telle industrie aussi ludique que parasitaire  fait-elle vraiment partie de la mission de service public dont la SSR est chargée ?

Le moment n'est-il pas venu de séparer le bon grain de l'ivraie , d'isoler l'utile du futile et de trier le souhaitable du détestable ?

 

MA FIFA Logo for a better fraud let the money flow qpress.png

Le président de l'UEFA, Michel Platini, accuse Blatter de mensonge. 

Il est donc grand temps de nettoyer ces écuries d'Augias.

Qui paye commande ! (au moins un peu...)

Nul besoin d'implanter des nuées de nouvelles chaînes de télévision en Suisse pour dégraisser le mammouth et lui rendre sa dignité  : la privatisation des ruineux achats de sports-spectacles et autres divertissements, suffira largement.

Amputons sans délai le budget de la SSR de toutes ses dépenses somptuaires en «  droits de transmission ». Et confions ces tâches ludiques et futiles au secteur privé sur les mêmes antennes que la SSR.   Pour ne garder et ne plus  protéger dans son cœur de métier que l'information au sens large du terme ainsi que les productions-maison.

Enfin, exigeons de la SSR qu'elle soit organisée enfin de manière démocratique et ne se contente plus de son parlement-croupion pour avaliser la nomination des membres de sa direction, le plus souvent cooptés en petit comité entre « frères du même bord ».

Le poisson, c'est bien connu, pourrit par la tête.

La taxe BILLAG et la mission de service public sont deux éléments indissociables du statut de la SSR, n'en déplaise au président de l'institution.

Face à la menace du vote populaire, on comprend que Raymond Lorétan, ménage ses arrières en envisageant de poser sa candidature de militant PDC au Conseil des Etats.

 Comme un rat quittant le navire avant le naufrage:-) ? (jaw)     

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Commentaires

Bonsoir Monsieur

Il est clair que notre tsr ne vaut plus grand chose, américanisée qu'elle est...

De plus, s'installer au bord du lac, à Lausanne...alors qu'elle vient de se faire la terrasse à Genève...pour frayer avec qui ? Les asservisseurs ?

Personnellement, je la coulerais par le fond, tout comme la majorité des médias européens...après, chacun fait ce qu'il veut bien sûr :-)

Écrit par : absolom | 24/05/2015

" D'autres prédateurs que BILLAG plombent éhontément le budget de la SSR à leur profit : les mafias du sport-spectacle ! "

On ne saurait mieux dire !

Que l'on cesse donc de gaver ces mafias, ces dealers "d'opium du peuple" !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 25/05/2015

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