08/07/2015

Picorer et ...exploiter la prose d'un vagabond sublime... (II)

 drjeanmartin.JPGTrop chaud pour poser son regard sur un texte ? En plan, votre dernier polar et votre BD vite enfournés dans le dernier coin disponible de votre valise à roulettes avant de vous fondre dans le flux des chenilles processionnaires ? Pour vous extraire de votre torpeur morbide rien de tel qu'une potion magique proposée par un vrai médecin : Dr Jean Martin.

 


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Pas envie de lire ? Alors... écoutez-nous ici..(flèche ci-dessous).podcast

 

 À la lecture du texte tout en nuances du médecin-éthicien qui s'exprime sur ces sujets délicats dans le Bulletin des médecins suisses, je n'ai certes pas de doutes ni de « repentir » sur mes mes propres D.A. signées, datées, complétées et amendées une seule et ultime fois. Pour exprimer mes dernières volontés thérapeutiques, je m'étais servi de la « formule longue » telle qu'elle est publiée ici sur le site de la FMH (Foederatio medicorum helvetorum )

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Il est aussi possible de commander gratuitement un ou deux jeux de directives anticipées imprimées en envoyant une enveloppe-réponse pré-affranchie C5 (85 cts) à l’adresse ci-dessous.

 

N’oubliez pas de préciser si vous souhaitez recevoir les documents en français ou en allemand.  
Fédération des médecins suisses (FMH)
«Directives anticipées»
Case postale 300
3000 Berne 15

Dr Jean Martin rappelle que «les DA n'ont aucune importance, si on peut dire, tant que le patient a son discernement, situation dans laquelle c'est ce qu'il dit sur le moment qui compte, mais qu'elles sont de force impérative quand le discernement n'est plus présent et doivent être suivies. »

En 2011, la commission nationale d'éthique s'est penchée sur ce sujet et a émis un rapport tenant compte particulièrement de la démence. Elle y dit : « La continuité de la personne est une condition normative fondamentale pour la validité des directives anticipées. La commission estime qu'une telle continuité est toujours présente, même dans les cas de démence. »

D'autres experts cités par l'auteur, telle que l'anthropologue Yvonne Preiswerk, sont d'un autre avis : « Quoi que les morts aient dit de leur vivant, c'est en définitive aux vivants de choisir .»

ecrivain.jpgEn moins de deux pages, Dr Jean Martin parvient à analyser de manière pédagogique magistrale toutes les facettes d'une problématique complexe en agitant son kaléidoscope révélateur de zones d'ombre et d'incertitudes.

En l'occurrence, voici sa conclusion : « J'ai l'impression qu'il y a là parfois des indécidables, où pourtant il faut décider. L'expérience clinique et humaine, le respect du malade, la sagesse pratique (phronesis/prudentia), le bon sens permettront d'agir – ou de ne pas agir – au mieux »

Et comme tous les bien portants sont des malades qui s'ignorent, il est fort possible que la rédaction de " directives anticipées" en chatouille ou grattouille plus d'un:-) !

Il se peut que la calligraphie des médecins nécessite souvent un laborieux décryptage...

Chez notre soignant-vagabond-sublime, le texte est si transparent qu'il peut même être compris par les malades !

C'est peut-être là que réside le suprême progrès de la médecine:-) (jaw)

  

» Picorer et savourer la prose d'un vagabond sublime... (I)

 

(A suivre...)

» 24 Heures: L’ex-médecin cantonal au chevet de l’Eglise réformée (13 juillet 2015)

 

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Commentaires

Bon, d'accord, je vais insister un peu...

Écrit par : Pierre JENNI | 09/07/2015

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