10/10/2015

Franc-maçonnerie: le vu, le lu, le tu...et le su ( V)

800px-Square_compasses.svg.pngLa franc-maçonnerie n'a rien inventé en matière de « secrets ». Ses pratiques occultes qu'elle dit remonter au XVIIIe siècle seulement sont bien plus anciennes : elles ont été empruntées aux Rose-Croix, aux Templiers, aux mystères d'Eleusis et même au bas bouddhisme tantrique d'il y a 25 siècles ! Le « Royal secret » - celui de la dissociation réversible du corps physique (soma) et de l'esprit (pneuma) - est pratiqué depuis la nuit des temps par tous les courants paganiste. Plusieurs instruments conduisent à ce truc dissociatif contre nature : les psychotropes réputés « enthéogènes » du chamanisme ou de la pharmacopée moderne (e.g la ketamine®), les ascèses méditatives du style « méditation en pleine conscience » (Vipassana hindouiste), les mises en transe par les danses et la musique, l'hypnose, la sophrologie, les thérapies à base de magies (y compris l'acupuncure et l'homéopathie) et l'invocation dans un « cercle magique » d'entités métapsychiques (egrégores).

Pourquoi diable couver ces « secrets » puisqu'ils sont éventés depuis belle lurette ?

C'est tout simplement que leur nature et surtout leur origine est inavouable !


800px-Square_compasses.svg.pngLa plupart des impétrants au grade supérieur du maçonnisme sont pourtant de bonne foi et ignorent tout de la découverte des secrets qui va leur être imposée au fil de leur régression initiatique par la pratique régulière du cercle magique et de l'invocation de « dominations » dans le monde invisible (égrégores). Liés par leur serment sur leur vie, convaincus d'appartenir à une élite privilégiée, la plupart des adeptes de la religion maçonnique, de sa liturgie, de ses vêtements sacerdotaux et de ses rites, de la vénération de ses symboles, ne découvrent jamais les « secrets » d'origine inavouable qui sont pourtant à portée de main ou ...de livres.

courteechelle.jpgCeux-là se contentent de tirer parti, parfois de manière abusive, de la fraternité humaine dont l'exercice ne saurait pourtant a priori, oui, n'être qu'encouragée. Bon pour les affaires, bon pour acquérir les biens de ce monde, bon pour profiter de ses relations avec une élite intellectuelle, et surtout bon... pour favoriser son élection en politique dans le « monde profane » !

Persécutés qu'ils ont été effectivement au fil de l'Histoire, notamment par la culture du fallacieux complot judéo-maçonnique dans les années 1930, au même titre qu'on s'est livré une chasse aux sorcières haïssable au fil de l'Histoire, les francs-maçons ne sauraient pourtant exciper de leur persécution pour échapper à toute critique de leurs pratiques et agissements. Ils sont très présents dans la vie économique, sociale et politique dans tous les pays. Ils comptent souvent dans leurs rangs des scientifiques, des artistes, des hommes d'État de haut rang, voire des êtres d'exception.

J'en ai connu d'innombrables, parfaitement fréquentables, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en France et en Suisse.

Dans notre Helvétie libérale, point n'est encore besoin pourtant de se cacher, pour pratiquer sa religion ou professer sa philosophie ou son idéal politique, dès lors que ces activités ne menacent ni les bonnes mœurs ni l'existence de la Confédération. 

Pour se libérer une fois pour toutes du masque de Janus et mettre un terme aux théories du complot qui entourent les pratiques du maçonnisme, mieux vaudrait que les Loges sortent de l'ombre et proclament leurs vérités - aussi singulières soit-elles - au grand jour.

L'l'Union Démocratique du Centre (UDC) du Valais s'y est donc mal pris en entrant en matière sur un projet de loi (refusé par le Parlement cantonal a deux voix près) obligeant les francs-maçons - et eux seuls ! - à déclarer leur appartenance dès l'instant où ils brigueraient une charge publique élective dans ce canton catholique.

On peut appeler de ses vœux le moment où les francs-maçons eux-mêmes déclareraient chez nous leur appartenance spontanément, comme ils le pratiquent de manière ostentatoire aux États-Unis en arborant fièrement l'équerre et le compas au revers de leur veston.

Cela faciliterait grandement le choix du corps électoral au moment des élections. Le tsunami de trombinoscopes qui déferlent actuellement dans nos foyers pour les élections fédérales plonge plus d'un citoyen dans une profonde perplexité.

À propos d'élections, rien n'empêche les électeurs de fréquenter en ce moment les assemblées publiques et d'interroger directement les candidat(e)s sur leur profil, leurs opinions politiques, leur orientation philosophique et religieuse.

 

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Enfin, nous vous proposons la lecture du livre de Jean Robin, bien qu'il soit ouvertement à charge contre les pratiques politiques et financières de la maçonnerie en France. A vrai dire, bien malin sera celui qui parviendraità prouver que les rangs des maçons comptent davantage d'escrocs et d'aigrefins que ceux débusqués dans l'ensemble de la population.

 

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Pour acheter l'ouvrage chez amazon.fr (août 2015) (Tatamis)

 

Pourtant, à l'abri des Loges on ne parle ni de politique ni de religion. En revanche, dans les « fraternelles » (hors Loges) cet interdit n'a pas cours. Et la religion, si l'on n'en parle pas non plus en Loge, on peut la pratiquer librement au temple sous le regard du Grand Architecte de l'Univers (G :.A :.D :.L :.U :.)

(A suivre...)

Chapitre I

Chapitre II

Chapitre III

Chapitre IV

On trouve la description de bien d'autres secrets des occultistes, notamment ceux de la WICCA, dans mon ouvrage en deux volumes On m'a volé mon ego – témoignage d'une abomination vécue et vaincue paru en 2014 chez PUBLIBOOK (Paris)

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PS : Pour éviter un échauffement des esprits et des claviers et prévenir l'intrusion de trolls et autres fâcheux qu'un tel thème risque d'allumer, je livre ici délibérément un discours ex cathedra et ferme, à titre exceptionnel, et par gain de paix, l'accès aux commentaires.

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