10/01/2016

Nicotine pure injectée à son insu dans les veines de Me Warluzel aux HUG ?

CIGARETTES ARE ADDICTIVE.pngL'arrêt brusque du tabac que l'on imposerait à un fumeur souffrant d'une assuétude à ce produit, peut se révéler très dangereux. La modification brutale de sa physiologie peut entraîner des ruptures d'anévrismes mortelles, outre les symptômes de sevrage classiques bien connus : irritabilité, insomnie et dépression .

En milieu hospitalier , pour atténuer les souffrances liées aux symptômes de sevrage insupportables, la solution rapide (irréfléchie) consiste à injecter de la nicotine pure dans les veines des patients victimes d'une addiction au tabac. Ce faisant, les soignants sont convaincus de faire le bien du patient.

Or il appert que la privation brusque de tabac (« cold turkey »), surtout si elle est imposée à un patient non consentant, est très dangereuse pour sa santé et sa vie. Elle est encore plus périlleuse si elle est accompagnée d'injections ou de perfusions de nicotine pure de substitution !


hopisansfumee.jpgC'est du moins ce qu'explique Roxane Khamsi dans le NewScientist.com news service ici.

La nicotine administrée aux patients d'un service de soins intensifs pour faciliter leur privation de cigarettes peut les exposer à un risque de mort plus aigu que la méthode d'un arrêt brutal (cold turkey). C'est la conclusion d'experts du New Scientist qui a porté sur 224 sujets fumeurs privés d'accès à des espaces fumeurs.

Bekele Afessa de la Mayo Clinic Clinic College of Medicine in Rochester, Minnesota, US, et ses collègues s'attendaient à constater un réconfort bien meilleur chez ceux des patients qui avaient reçu de la nicotine de substitution que ceux qui en étaient privés.

A leur grand étonnement, 18 des patients qui avaient reçu un traitement de substitution sont morts alors que ceux, au nombre de trois, qui n'avaient pas reçu de nicotine ont survécu.

Bekele Afessaa déclaré : « nous devons prendre conscience que nous pouvons faire du mal » en donnant aux patients de la nicotine de substitution.

Nombre des 224 patients fumeurs admis aux soins intensifs pris en compte dans cette étude, l'avaient été pour des diagnostics de septicémie. Ladite septicémie peut inciter le corps à produire une molécule qui provoque une dépression du myocarde qui réduit la capacité de pompage du coeur.

En outre, la nicotine peut affaiblir le cœur de ces patients en provoquant un rétrécissement de l'artère coronaire (qui alimente le cœur). Cela aurait pour effet de réduire la quantité d'oxygène alimentant les autres organes. Nombre des patients admis aux soins intensifs dans cette étude, sont morts des suites de la défaillance multiple d'autres organes.

Qu'en est-il aux hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ?

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En attendant le déroulement judiciaire de l'affaire, quels que soient les mérites de la cause, il est donc urgent de permettre au patient incarcéré au quartier cellulaire des HUG, de pouvoir fumer le tabac dont il est dépendant puisque il est considéré à ce titre comme « malade du tabac ».

Secret médical oblige, on ignore si le médecin traitant habituel de l'illustre patient, peut avoir accès ou non, audit quartier cellulaire ou s'il dépend uniquement des blouses blanches des HUG.

La pratique aux HUG autorise et recourt précisément à l'injection et à la perfusion de nicotine pure de substitution à ceux des patients chez lesquels un tel traitement paraît  indiqué et "sans danger".

Les HUG responsables des soins à ce patient d'exception, lui ont-ils proposé de telles injections ou perfusions de nicotine pure pour alléger ses souffrances découlant de ses symptômes de sevrage ?

Lui a-t-on injecté d'office, à son insu ou avec son accord exprès, des doses de nicotine de substitution  ?

Dans le premier cas, les HUG prendraient le risque d'exposer leur patient, à une violation du principe de l'intégrité corporelle, doublé d'un risque mortel, tel que décrit plus haut par le spécialiste cité par le New Scientist.

Comme ledit quartier cellulaire des HUG n'est pas encore doté d'un espace d'évolution libre suffisant exigé par la Cour constitutionnelle des droits de l'homme (CEDH), la seule solution pour cet hôpital qui se targue d'être « Sans fumée », c'est de permettre à Me Dominique Warluzel, même placé sous étroite surveillance, de fumer au seul périmètre où le tabac soit toléré :en plein air à la Rotonde de l'entrée de cet établissement ! 

Tout autre interprétation équivaudrait à infliger une véritable torture au patient « fumeur récalcitrant ».

Depuis 2006, le Conseil d'éthique clinique (CEC) des HUG préconise l'instauration d'espaces fumeurs dans cet établissement sans que ses avis consultatifs n'aient été pris en compte.

La direction des HUG avait d'autres priorités, il est vrai : la création d'un carnotzet (fumeur ?) pour le sieur Gruson, son ex-directeur plus prompt à se soucier de son propre bien-être et de la prospérité de ses amis avocats que de celui des milliers de patients, dont 25 % de fumeurs au moins. (jaw)

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Commentaires

Je pense que cela ne va pas être facile à lire pour vous, mais il n'y a guère d'hôpitaux dans le monde qui se proclament "avec fumée".

En revanche il y a aussi la zone ouest, joli jardin fleuri sur les bas toits, où les patients et employés peuvent fumer.

Écrit par : JDJ | 11/01/2016

Me Warluzel, captif aux HUG, subit un traitement dangereux

http://tinyurl.com/zupot34

Écrit par : Jacques-André Widmer | 14/01/2016

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