18/01/2017

Merci aux frontaliers soignants !

flagchfr.jpgN'en déplaise à ceux des politiciens genevois adeptes d'une main-d'œuvre genevoise à 100 %, le concours de travailleurs français importés chaque matin pour être exportés chaque soir, est indispensable à la prospérité et au bon fonctionnement de notre canton. Oui, Genève peut se féliciter, de la présence des frontaliers, sans lesquels notre ville internationale ne pourrait plus fonctionner.


flagchfr.jpgPrivés de leurs médecins étrangers et de personnel soignant frontalier, nos HUG et nos cliniques privées n'auraient plus qu'à fermer leurs portes ! C'est du moins ce qui apparaît dans l'étude publiée ce jour dans la Tribune de Genève.

A moins que ne soit prouvée la pratique d'une sous-enchère salariale au détriment de notre main-d'œuvre indigène, Genève ne peut que se féliciter de l'apport de frontaliers vaudois et français à son économie puisqu'ils contribuent pour une grande part à notre prospérité.

On ne saurait pour autant cracher sur le projet de loi du MCG qui vise à « garantir l'emploi des Suisses », tel que publié ce jour en page 7 dans Genève Home Information.

Ledit projet de loi, empreint de bons sentiments "patriotiques",  s'il est adopté sans amendement majeur par le Grand Conseil, ne manquera pas de prouver que la main d'oeuvre importée, notamment et surtout dans le secteur hospitalier, est une nécessité pour Geneve.

L'employeur potentiel  devra démontrer qu'il n'y a « pas de Suisse disponible et disposant des compétences requises, avant d'être autorisé à délivrer un nouveau un nouveau permis de travail en faveur d'une personne de nationalité étrangère domiciliée à l'étranger. »

Voilà qui va plaire, sans aucun doute, à tous les laissés-pour-compte et chômeurs réputés inemployables et non recasables ! Eux aussi votent et élisent nos autorités ...

Néanmoins, ce projet de loi prête franchement à sourire dès lors qu'il veut obliger l'employeur potentiel à déclarer à l'Office Régional de Placements (ORP) «  si une personne à l'interne de l'entreprise est pressentie pour occuper le poste.  »

Une législation fondée sur un « pressentiment » est-elle vraiment raisonnable:-) ?  (jaw)

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Commentaires

Très bon article ! les soignants frontaliers viennent travailler chez nous depuis très longtemps ,la première vague arriva dans les années 60
Sur une volées de 10 élèves seuls trois Suissesses figuraient sur la lite des engagements
Ils nous font marrer ces politiciens .comment peut on juger d'un domaine dans lesquel on a jamais travaillé ,faudra nous expliquer
Le canton de Genève n'est pas le seul a devoir apprécier le contact des soignants étrangers pour soulager les patients du manque de personnel Suisse qui lui est de plus en plus attiré par les Masters alors qu'auparavant il incombait à une seule élève de prendre des décisions qui ferait froid encore aujourd'hui dans le dos de nombreux politiciens
Mais pourquoi s'en faire sous peu il n'y aura plus que les nouvelles technologies sensées remplacer tous les soignants ce qui déjà fait fuir de nombreux humains n'accordant plus qu'une confiance toute relative à la Médecine ,les Médecins en premier il va de soi
Pauvre profession alors qu'avant une simple élève était considérée comme tout personnel diplômé et ce aussi da la part de Médecins souvent d'origine Etrangère qui étaient déjà présents dans les années 50!
Mais c'est sûr qu'il ne faut pas avoir peur de prendre des responsabilités et les jeunes Suisses d'aujourd'hui couvés par des parents protecteurs et n'ayant jamais manqué d'argent préférent sans doute les études offrant des masters aussi faciles à obtenir qu'un bon à la Migros afin de gagner un salaire équivalent à celui d'un jeune Interne mais sans expérience aucune auprès du patient ils devront tout apprendre alors qu'à l'époque on étudiait tout en travaillant et l'Etat était gagnant
Bonne journée Monsieur Widmer

Écrit par : lovejoie | 19/01/2017

"A moins que ne soit prouvée la pratique d'une sous-enchère salariale au détriment de notre main-d'œuvre indigène"
Voilà une preuve qu'il me semble très difficile d'apporter et cela même si toutes les parties intéressées étaient de bonne foi.
Il est certaine, cependant, que le soupçon de sous-enchère (parfois de favoritisme) existe largement dans la population. Il est donc essentiel d'informer plutôt que de simplement affirmer.
On pourrait commencer, par exemple, en comparant les parcours de formation nécessaire aux diplômes respectifs dans un pays comme dans l'autre. Les futures infirmiers ou infirmières avaient souvent, autrefois du moins, déjà obtenu un certificat de maturité chez nous avec, qui comprend dans la plupart des cas l'obligation de l'allemand, discipline souvent éliminatoire chez nous, comme comme les ont aussi les mathématiques.
Même sii les parcours sont équivalents en difficulté dans les deux pays, il reste d'autres critères qui peuvent expliquer le déficit suisse. La "sous-enchère" peut, par exemple, être dû au simple fait que les salaires offerts ne sont pas compétitifs chez nous par rapport à d'autres activités du même niveau de formation, alors qu'ils sont très intéressants pour ceux qui habitent en France.
D'autre part, un taux de chômage de 5 % dans chaque pays (le choix de ce taux n'a pas d'incidence sur l'argument qui suit) aboutit à une énorme différence dans le nombre de postulant(es) lorsque les populations sont aussi inégales en nombre que ceux de la France et de la Suisse.
Même si les qualités intrinsèques de chaque postulant(es) sont égales, on trouvera toujours plus de gens supérieurement qualifiés dans un réservoir près de dix fois supérieur.
Or de tout cela il n'est jamais question dans ce qui tient lieu d'information sur le sujet et qui se résume en général à répéter ce que dit déjà le titre se l'article proposé par nos journalistes.

Écrit par : Mère-Grand | 19/01/2017

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