18/11/2017

EXIT ou pourrir aux « soins palliatifs » ?

soins-palliatifs.jpgL'Académie suisse des sciences médicales (ASSM) se réveille et présente à Berne ses nouvelles directives révisées sur la fin de vie et la mort. « Depuis 2004, beaucoup de choses ont changé aussi bien en médecine que dans la société", a expliqué Christian Kind qui a dirigé les travaux d'actualisation. La concurrence d'EXIT et de DIGNITAS en Suisse qui autorisent l'enthanasie active sous l'appellation plus convenable d'assistance au suicide sans motifs egoïstes, est telle que l'ASSM se devait, sous peine de se faire irrémédiablement distancier, de ne plus laisser la bride sur le cou à cette seule couple d' associations privées concurrentes.


A l'aide d'un graphique, M. Kind a montré la nette augmentation des suicides assistés. "Nous ne comprenons pas ce qui s'est passé", avoue-t-il.

Il en est allé de même, jadis, de l'avortement : il a fallu attendre des décennies pour que la « solution des délais » (2002) mette un terme en Suisse à lère des « faiseuses d'anges » et du monopole de la médecine qui imposait à toutes les femmes désireuses de se libérer de leur blastocyste ou de leur fœtus en devenir à une consultation ...PSYCHIATRIQUE,  c'est à dire à cette spécialité médicale qui avait mutilé des millers de patients par lobotomies sans jamais s'excuser de leur chirurgie insensée !

Pour ce qui est des "soins prémortels", il est vrai qu'une timide percée – sinon un faux progrès - était apparue en 1979 avec l'innovation des « soins palliatifs » aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG).

soins-palliatifs.jpg

De quoi s'agissait-il ? « De promouvoir la meilleure qualité de vie possible pour ces patients et leurs proches" selon la définition de l'OMS des soins palliatifs.

On ne pourrait qu'applaudir des deux mains au fait que, grâce à la pharmacopée moderne, on parvienne à diminuer voire à supprimer complètement les douleurs chez les patients en fin de vie. La douleur avait enfin cessé d'être rédemptrice...

Néanmoins, il n'est nullement question en soins palliatifs de forcer la dose des médicaments antalgiques pour aider les patients agonisants à quitter ce monde sans douleur ni angoisse.

Une autre singulière méthode oblique est en effet appliquée : aux soins palliatifs des HUG, on affame délibérément les patients en fin de vie en escomptant que leurs organes internes se déliteront rapidement jusqu'à l'issue létale.

Toute nourriture « per os » ou par perfusion leur est refusée alors que la soif des agonisants, elle,  est tout de même étanchée par une perfusion permanente de liquide physiologique.

Le succès de la méthode est assez rapide mais elle provoque des hallucinations pendant que le patient pourrit littéralement sur place. De l'authentique et garanti 100 % faisandage humain.

Honneur et fierté louable des HUG en 1979, ce système particulier de « soins palliatifs » qui refuse à ce jour de pratiquer la « sédation profonde » (et irréversible), mentionnée pourtant dans les « directives anticipées » de la FMH, est dépassé et ne mérite plus d'exister sous cette forme d'une hypocrisie éhontée. Auf Hochdeutsch : « eine unverschämte Heuchelei!)

Le coût de la santé ...Médecine en sera ainsi allégé de même que vos primes aux caisses-maladie.

Comprenez-vous maintenant, Monsieur Kind de l'ASSM, ce qui s'est passé depuis 1979 ? EXIT et DIGNITAS vous ont fait des enfants dans le dos.

Qui ne préférerait aujourd'hui leur méthodes soft au pénible faisandage humain à vif, générateur d'une auto-intoxication létale, de pratique courante et éprouvé ? (jaw)

19:39 | Lien permanent | Commentaires (26) | |  Facebook

Commentaires

Bonjour JAW heureuse de vous lire à nouveau et je ne vais pas rentrer dans le débat car mes forces vont en diminuant taper sur un outil débile me fatigue d'autant plus
Je tiens juste à souligner qu'à partir des années 60 la lobotomie en psychiatrie ne se pratiquait plus sauf si une demande avait été faite auprès des parents qui eux mêmes avaient donné leur accord afin de calmer l'enfant né d'une mére ayant contracté la variole
Les séquelles sur le fœtus avaient été trop importantes elles en avaient fait un animal humain qui tapait mordait tous ceux passant auprès de lui et recrachant tous ces aliments au dur et é mesure qu'on le nourrissait
Je sais pourquoi je déteste tout ce qui est informatisé ,j'ai vu trop d'humains transformés en robots humains n'ayant plus que des fils reliés à des ordis et bonbonnes d'oxygène pour les maintenir à la porte de la mort et ceci pendant plusieurs années
J'ai l'impression en écrivant à l'écran de parler à celui qui m'était le plus proche c'est à dire mon défunt mari qui hélas comme beaucoup est pari en laissant des tonnes de question en suspens
Toute belle journée et courage ,le plus important après un décès étant d'exprimer ouvertement tous ses ressentis
EP Vous auriez été flatté hier soir face aux nombreux compliments de la part de Thierry Ardisson s'adressant à Duhamel journaliste politologue
Enfin un présentateur TV qui n'a pas eut peur de dire hait et clair que le journalisme actuel n'a plus rien mais alors plus rien à voir avec le journalisme d'antan celui ou le journaliste avait son dossier en mains ne sortant jamais du cadre de sa profession et surtout savait se montrer impartial
quel bonheur que d'en avoir connu!

Écrit par : lovejoie | 19/11/2017

erreur de ma part en réalité il s'agissait de la rubéole maladie redoutable pour les femmes enceintes

Écrit par : lovejoie | 19/11/2017

Avons-nous le droit de décider et d'imposer à notre prochain ce que nous estimons, à sa place, devoir ou ne pas devoir faire concernant sa fin de vie que la personne soit malade ou non?

Combien de personnes ne souhaitent-elles pas laisser à leurs proches le souvenir d'un parent, ou d'un ami, en bonne forme mais décidant de ne pas attendre le début des gros dégâts pour s'en aller doucement... sur la pointe des pieds en pleine sérénité, en paix avec amour et confiance?

Si l'on peut se permettre une parole évangélique: "On ne prend pas ma vie, je la donne."

Écrit par : Myriam Belakovsky | 20/11/2017

@ Myriam Belakovsky
Très bien écrit et très belle conclusion.

Écrit par : Mère-Grand | 27/11/2017

Ah, mourir sans s’en rendre compte, partir comme pour un rêve d’éternité, éviter ainsi la légumineuse dégradation en Ems, le monitoring de l’hosto, la lente agonie entre deux-eaux, ensuqués d’opiacés, voilà bien le souhait de chacun d’entre nous, si possible pendant notre sommeil.

Ou comme mon Papy, autre exemple, qui, à passé 90 ans, s’est affaissé au volant de sa voiture, tout tranquillement, sans rien dire… Pas en hurlant et gesticulant comme les passagers du véhicule fou qu’il conduisait en collision frontale avec un 40 tonnes…

Écrit par : Gislebert | 27/11/2017

Je ne crois pas à l'Enfer ailleurs que sur Terre, mais je crois que les derniers jours d'une personne qui souffre et qui sait qu'elle va prochainement mourir sont certainement ce qui se fait de mieux dans le genre, pour l'avoir observé de près par deux fois. Les soins palliatifs ? Sur Vaud, on est dans le gavage de benzodiazépine et de morphine. Sauf qu'à la fin, cela ne fait plus d'effets autres que désagréables. L'angoisse devient toujours plus forte et je ne pense pas qu'il s'agisse de métaphysique. Cela doit vraisemblablement être la conséquence d'afflux de telle ou telle hormone. Nous savons bien, hommes ou femmes, l'effet que cela produit sur nos humeurs en pleine santé. Alors quand cela se dérègle...
Ce qui m'a vraiment plu, c'est l'anesthésie générale que j'ai du subir pour une opération. C'est d'une efficacité et d'une facilité incroyable. Quand je pense à un coup de revolver sur ma tempe, je n'arrive pas à ne pas penser à la personne qui va devoir nettoyer ces bouts de cervelle un peu partout...Je sais, je l'ai fait avec celle d'une jeune Angolais de 9 ans qui voulait vérifier si la Kalach de son papa était chargée. On m'a demandé de l'emmener à l'hôpital alors que sa cervelle s'écoulait du trou dans son crâne...
Le pento-barbital de sodium a l'air très bien, mais ce sont les dernières secondes qui comptent. Elles doivent durer des heures. Je vais faire un deal avec un bon anesthésiste, pour mes vieux jours...

Écrit par : Géo | 27/11/2017

Non, Géo, ces dernières secondes ne durent pas des heures, l'effet sédatif est assez rapide, le "patient" s'endort tout tranquillement et la mort survient après quelques minutes par dépression des centres respiratoires et de l'activité cardiaque. Pour y avoir quelques fois assisté, je puis vous dire que les plus émus sont la famille et les proches, l'accompagnant d'Exit aussi. Juste une prémédication antiémétique, pas même de préparation potentiellement anxiogène du type pose d'un cathéter intraveineux, comme on le fait aux Pays-Bas. Pour autant qu'elle puisse l'être, c'est une mort douce.

Écrit par : Gislebert | 27/11/2017

Je n'avais jamais eu peur de la mort jusqu'au jour oû un interne des Hug m'a fait prendre conscience, qu'on s'imagine une fin de vie rapide à la maison dans son lit pendant le sommeil, mais qu'en réalité le processus pour la plupart est plus long.
La longue agonie et l'enfer, que Gislebert et Géo évoque.
Je n'ai pas encore eu le temps ou le courage d'étudier le chapitre des "directives anticipées" pour laisser par écrit des dispositions précises, il faudrait décidément qu'un jour j'affronte ce dossier.

Écrit par : mortel | 27/11/2017

Gislebert@ Je pense que vous ne m'avez pas compris. L'anesthésie pratiquée par des pros a un effet quasi-immédiat. L'effet du pento-barbital doit certainement être moins immédiat et peut-être, (mais personne n'est revenu se plaindre, c'est l'avantage que vous avez, vous les médecins : la terre recouvre vos erreurs...), que le "patient" vit quelques secondes de descente...en enfer...
Qui donc durent plus longtemps que les secondes habituelles. Celles entre le moment où votre aile delta a percuté un arbre et que vous touchiez le sol...

Écrit par : Géo | 27/11/2017

mortel@ Attention aux directives anticipées. Soyez précis. En visite à ma mère à l'hôpital, un interne me tombe dessus en me demandant de les autoriser à l'opérer d'urgence pour la délivrer d'un "caillou" dans le canal de la bile (désolé pour le langage d'ignare...), chose extrêmement douloureuse. J'espère qu'ils l'auraient de toute façon opérée malgré ces fameuses directives, mais je n'en suis pas sûr... En tout cas, ils m'ont demandé de signer une décharge...
En d'autres termes, à rédiger avec l'aide d'un médecin expérimenté...

Écrit par : Géo | 27/11/2017

Ben... pas très joyeux de vous lire là!

Dormez bien quand même!

Écrit par : Patoucha | 27/11/2017

Merci Géo pour ce conseil.

Écrit par : mortel | 28/11/2017

@mortel
(programmé dès le jour de sa conception !)

Encore quelques précisions, car il semble que l’on « confusionne » un peu :

Ce que l’on vous fait signer à l’hosto ou dans une clinique avant toute intervention chirurgicale, c’est un formulaire pour être sûr que vous avez été bien informé, qui va rejoindre votre dossier avec l’anamnèse et autres rapports, ce n’est pas une décharge qui exempterait l’établissement de poursuites en cas de fautes graves avérées.

Par contre, si vous vous tirez desdits établissements contre l’avis des médecins, pour regagner votre domicile et votre lit douillet, à ce moment-là on vous fera vous signer une décharge qui dégage leur responsabilité. Normal.

Quant aux directives anticipées, comme leur nom l’indique, elles expriment par écrit vos volontés s’il vous arrive un accident de santé qui vous laisse inconscient ou sans discernement (AVC, infarctus, accident, etc.). En résumé lapidaire : soit acharnement et réanimation avec risques de séquelles graves, soit laisser faire Dame Nature en soulageant la douleur. Elles sont à rédiger lorsque vous êtes encore en possession de vos intellectuelles facultés, à la manière d’un codicille en quelque sorte de vos dispositions testamentaires. A déposer chez un proche (enfant, conjoint,) ou mieux encore votre médecin de famille. La FMH, entre autres, édite un formulaire très bien fait sur le sujet, avec toutes les explications idoines, sur le Web (en format détaillé ou abrégé). Vous trouverez aussi toutes ces données dans les brochures d’accueil des HUG et CHUV. Un médecin hospitalier n’ira jamais contre ces volontés, du moins pas dans notre pays.

En attendant cet heureux jour où vous vous sentirez délivré de toutes les contraintes et malheurs de cette Vallée de Larmes, rien ne sert de vous plonger la rate dans le court-bouillon de la morosité, soyez carpe diem et profitez chaque jour de la lumière et des bonheurs que la vie nous dispense, bien inégalement faut le reconnaître.

Écrit par : Gislebert | 28/11/2017

"Je vais faire un deal avec un bon anesthésiste, pour mes vieux jours..."

Pour être sûr de ne pas vous rater le moment venu, ne serait-il pas prudent de tester plusieurs méthodes de suicide longtemps à l'avance ? Comme ça, vous saurez quelle est la bonne dans votre cas.

Écrit par : Suggestion | 28/11/2017

Pour les obsédés de leur petite personne qui ont la pétoche devant la grande faucheuse, pas la peine de vous compliquer l`existence ni de payer un carabin foireux pour qu`il vous prépare sa petite tisane, il vous suffit de vous saouler une derniere fois et de vous endormir sur un banc public par une froide nuit d`hiver. Vous vous transformerez en viande froide sans meme vous en apercevoir et sans autre frais que le prix d`un litron de supermarché, ce dont vos héritiers vous seront reconnaissants. Amen.

Écrit par : JJ | 28/11/2017

Gislebert@ Il n'empêche que mon histoire est authentique. La confusion existait certes, mais elle était chez les médecins, prêts à laisser agoniser dans des souffrances épouvantables une personne qui avait eu l'impudence de signer des directives anticipées...
Suggestion@ Votre gag est un peu simpliste. A force de prendre les autres pour des cons, vous vous mettez vous-même dans cette situation.

Écrit par : Géo | 28/11/2017

Merci Gislebert pour vos précisions, carpe diem & noctem.

Écrit par : mortel | 28/11/2017

Suggestion, Passez votre chemin irrespectueux manant.

Écrit par : mortel | 28/11/2017

Parce que le commentaire de JJ est mieux? Il éructe sur les blogueurs dès son réveil sous le ciel de la Hongrie!

Écrit par : Patoucha | 28/11/2017

A propos d'EXIT que penser du mot "suicide" parce que malade ou pensant avoir fait son temps il semble que le mot délivrance conviendrait mieux...?
Pas mentionné chagrin ou peine d'amour car tout passe... à condition, en cas de désespoir, de ne pas en rajouter et la visite d'un grand malade, par exemple, ou le souvenir d'un être cher ont de quoi dédramatiser ou relativiser la peine d'autant plus que n'étant jamais seul à souffrir de mal d'amour ou d'abandon ou de trahison on peut toujours s'entendre tout au fond de soi accueillir par un "Bienvenue au club"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 28/11/2017

JJ@ Eh bien, on se réjouit que vous adoptiez votre méthode. Bon courage, et on espère que vous n'allez pas vous faire torturer par une bande de racailles avant de claquer...

Écrit par : Géo | 28/11/2017

Ce n`est pas ma méthode Géo, c`est celle des sans-abri et autres éclopés de la vie qui, volontairement ou non, l`appliquent chaque hiver pendant que nous dormons bien au chaud dans nos petits lits ou que nous nous creusons les méninges sur la maniere la plus douillette de mettre la clé sous le paillasson. Pour ma part, je prends la vie comme elle vient et je compte bien faire pareil avec la mort.

Écrit par : JJ | 28/11/2017

"Pour ma part, je prends la vie comme elle vient et je compte bien faire pareil avec la mort." Alors pourquoi se mêler de la discussion ? Vous croyez que votre pseudo-commisération envers les "pauvres" intéresse quelqu'un ?

Écrit par : Géo | 28/11/2017

Vous avez encore faux, Géo. Si je devais avoir de la commisération, ce ne serait pas envers les pauvres. Rassurez-vous, la commisération, ce n`est pas mon truc.

Écrit par : JJ | 29/11/2017

Vous devriez vous relire, JJ. Et je n'ai pas parlé de commisération pour votre cas, j'ai bien dit : pseudo-commisération.

Écrit par : Géo | 30/11/2017

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.