08/05/2018

Les HUG nouveaux sont arrivés ! (IV)

lunettesO2.jpgDès l'instant où les secours du SIS sont parvenus à mon domicile peu après 4 heures du matin, l'administration d'oxygène m'a aussitôt soulagé de ma sensation de suffocation croissante. L'oxygène ? Un véritable médicament qui va m'aider à restaurer ma respiration normale à l'air ambiant. Le moindre effort m'épuise. Aux HUG, on me relie en permanence au réseau d'O2 qui me livre un débit de 1 litre/minute via des lunettes à oxygène... Le flux du gaz vital est imperceptible et pourtant indispensable.


bouteille-oxygene-oxypack-500l-campingaz-ig-390.jpgPour me rendre dans la salle d'eaux voisine de quelques mètres, je dois débrancher la tubulure émanant du réseau d'O2 pour le brancher sur une petite bonbonne installée sur un chariot à roulettes. L'opération est d'une simplicité enfantine pour un ingambe mais, très affaibli, les contorsions nécessaires pour fermer la tubulure du mur et transférer le tuyau sur la bonbonne mobile puis régler le débit d' 1 l./seconde relèvent de l'exploit. Surtout qu'il me faut mes lunettes pour régler le débit avec précision...

A vrai dire, j'ai vu dans tous les films d'urgence médicale, réanimer de faux patients auxquels on donne de l'oxygène... Ils ouvrent aussitôt les yeux et paraissent frais comme des gardons ! Et j'en ai ainsi déduit qu'il suffit donc de compléter le niveau d'oxygène pour que tout rendre dans l'ordre instantanément. Comme on compléterait le remplissage d'un réservoir d'essence ou d'huile.

Erreur ! Un infirmier m'apprend que certains patients mettent des MOIS à récupérer leur souffle après une détresse respiratoire. J'apprendrai aussi plus tard que mon propre état n'est pas imputable à mes poumons mais bien à une insuffisance cardiaque...

Après quelques jours dans la dépendance de l'oxygène, le personnel soignant m'incite à m'en passer ...Vous comprenez : si votre cerveau s'habitue à recevoir sa dose supplémentaire d'O2, il devient paresseux...et vous dépendant...

Je comprends enfin pourquoi l'Europe a interdit les bars à oxygène où chacun pouvait aller inhaler quelques bouffées d'O2 contre une poignée de piécettes.

De retour à domicile, j'ai du VENTOLIN à disposition si une nouvelle détresse respiratoire me frappait. J'ai lu le mode d'emploi en espérant ne jamais en avoir besoin.

Certains vous diront que je ne manque pas de souffle pour vous livrer mon récit de rescapé ...des HUG:-) ! Vous n'avez encore rien vu... mais sachez que je ne mords jamais la main qui panse.

23:21 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | Whimsical

Commentaires

Tous mes veux pour un prompt rétablissement! Tiens bon, tu y arriveras.

Amicalement.

Écrit par : Bernd Palmer | 09/05/2018

Les commentaires sont fermés.